Comment choisir le costume idéal pour déguiser votre chien avec style
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La plupart des chiens n'aiment pas être déguisés, et ça se lit sur eux avant même la première photo. Savoir repérer ces signaux vaut mieux que le catalogue de costumes le plus fourni.
Le chien ne comprend pas la notion de déguisement. Il subit un objet qui lui recouvre le dos, limite ses mouvements et modifie son odeur. Certains s'en moquent complètement au bout de trente secondes. D'autres se figent, et ce figement passe pour de la sagesse alors que c'est de l'inhibition.
Les signaux à lire dans les deux premières minutes
À l'inverse, un chien détendu reste mobile, vient vous voir, attrape une friandise sans hésiter, secoue son corps une fois puis reprend ses activités. Ce secouement après l'habillage est plutôt bon signe : il évacue la tension et passe à autre chose.
Il existe une troisième catégorie, celle des chiens qui adorent l'attention qui va avec. Ceux-là reconnaissent vite le costume comme le signal d'une séance de caresses et de friandises, et vous apportent l'objet. Rien à redire, la fête peut commencer.
Ce qui rend un costume dangereux
Trois familles de problèmes, dans l'ordre de fréquence chez les vétérinaires en période de fêtes. Les petits éléments cousus ou collés d'abord : yeux en plastique, pompons, grelots, paillettes, boutons. Un chien qui s'ennuie les arrache et les avale, et une occlusion intestinale se termine au bloc opératoire. Découpez-les avant même le premier essayage si le costume vous plaît par ailleurs.
L'élastique ensuite. Beaucoup de bonnets et de colliers de déguisement tiennent par une bande élastique passée sous la gorge. Elle se déplace, remonte, et peut gêner la respiration ou la circulation si le chien reste seul avec. Même remarque pour les manches et les guêtres qui font garrot sur une patte.
La chaleur enfin. Un chien évacue sa température en haletant et par les coussinets, pas par la peau. Une combinaison intégrale dans un salon chauffé à 22 °C avec dix invités transforme une soirée en risque de coup de chaleur, surtout pour un bouledogue, un carlin ou un boxer, dont les voies respiratoires sont déjà courtes. Quinze à vingt minutes de costume, puis on retire.
Le vrai danger de Halloween n'est pas le costume
Ajoutez le raisin et les raisins secs des décorations de table, toxiques pour le rein du chien à des doses mal connues, et l'oignon des plateaux apéritifs. Un chien déguisé qu'on photographie pendant qu'il fait le tour du buffet est un chien qu'on ne surveille pas.
Choisir selon le gabarit, pas selon la photo du site
Mesurez le tour de poitrine derrière les pattes avant et la longueur du garrot à la base de la queue, puis comparez au tableau du vendeur plutôt qu'aux lettres S, M, L, qui varient du simple au double selon les fabricants. Entre deux tailles, prenez la plus grande.
Les formats à éviter selon le chien : rien de long et flottant pour un teckel ou un basset, qui se prend les pattes dedans ; pas de capuche pour un chien à grandes oreilles dressées, qui perd ses repères sonores ; pas de tissu synthétique épais pour un chien à double pelage. Une bandana imprimée et un nœud papillon règlent la question de la photo de famille pour beaucoup de chiens qui ne supporteront jamais mieux.
Les matières qui tiennent
Le coton et le jersey lavables à 30 °C passent partout et ne grattent pas. La polaire fait l'affaire en extérieur par temps froid. Fuyez le tulle rigide, les paillettes collées qui se détachent, le velours synthétique bon marché qui charge en électricité statique et fait crépiter le poil, et tout ce qui sent fort le plastique neuf à l'ouverture du sachet.
Un dernier conseil qui n'a rien de festif : ne laissez jamais un chien costumé sans surveillance, même cinq minutes dans une autre pièce. La plupart des accidents arrivent pendant que le maître répond à la porte.
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