Comment choisir les meilleures croquettes pour son Bouledogue français
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Chez le Bouledogue français, la marque de croquettes compte beaucoup moins que la quantité servie. Un chien de 12 kg qui en prend deux devient un chien qui ronfle, respire mal et supporte mal la chaleur, quelle que soit la qualité du sac. Le poids de forme passe avant l'étiquette.
Le Bouledogue français est brachycéphale : museau raccourci, voile du palais souvent trop long, narines parfois pincées. Chaque kilo superflu comprime davantage des voies respiratoires déjà étroites. C'est le point de départ de toute réflexion sur son alimentation, avant même de comparer les taux de protéines de trois marques.
Fixer le poids cible, puis la ration
Le standard de la race situe l'adulte entre 8 et 14 kg, les femelles plutôt dans le bas de la fourchette, les mâles dans le haut. Ce chiffre ne suffit pas : deux bouledogues de 11 kg peuvent avoir des silhouettes très différentes. Le repère fiable se prend avec les mains. Posez les paumes à plat sur les flancs du chien : vous devez sentir les côtes sous une fine couche de gras, comme on sent les os du dos de sa propre main. Vu de dessus, la taille se marque en arrière des côtes. Vu de profil, le ventre remonte vers l'aine. Si les côtes se cherchent, le chien a du surpoids.
La ration s'établit ensuite sur le poids idéal, pas sur le poids actuel. Les tableaux imprimés au dos des sacs sont généralement calculés pour un chien entier et actif, et surestiment les besoins d'un bouledogue stérilisé qui dort quinze heures par jour. Après stérilisation, le besoin énergétique chute d'environ 20 à 30 %, immédiatement, alors que l'appétit ne baisse pas. Réduisez la dose dans les jours qui suivent l'opération, sans attendre de voir la balance monter.
Lire l'étiquette sans se faire avoir
Trois lignes méritent votre attention sur un sac. La liste des ingrédients, classée par ordre de poids décroissant avant cuisson : cherchez une source animale nommée en tête, poulet, canard, saumon, et méfiez vous des formulations vagues du type sous produits animaux. La composition analytique : pour un adulte, 25 à 30 % de protéines et 12 à 16 % de matières grasses conviennent à la plupart des bouledogues sédentaires. Enfin la valeur énergétique en kilocalories par 100 grammes, souvent reléguée en petits caractères, qui est le seul chiffre permettant de comparer deux produits.
La taille et la forme des croquettes comptent réellement chez cette race. Une mâchoire courte et prognathe attrape mal une croquette ronde et plate : le chien l'aspire, avale de l'air, régurgite. Les modèles en forme de petit coussin ou de croix, de 10 à 12 mm, se saisissent mieux. C'est un des rares arguments de gamme spécifique race qui tient debout.
Les problèmes fréquents chez cette race, et ce que l'alimentation peut y faire
Les démangeaisons et les plis de face qui rougissent viennent souvent d'une dermatite atopique, c'est à dire d'une allergie environnementale aux acariens ou aux pollens, et non de la nourriture. Changer trois fois de croquettes en deux mois ne règle rien et brouille les pistes. Si une origine alimentaire est suspectée, la seule démarche qui tranche est un régime d'éviction mené sous contrôle vétérinaire, pendant six à huit semaines, avec une protéine que le chien n'a jamais mangée ou des protéines hydrolysées, et rien d'autre dans la gamelle.
Les flatulences et les selles molles sont l'autre plainte classique. Elles tiennent autant à la vitesse d'ingestion qu'à la recette. Une gamelle anti glouton, ou la ration répartie en deux voire trois repas, réduit l'aérophagie de façon visible en une semaine.
Chiot, adulte, senior : trois moments différents
Le chiot bouledogue reçoit une formule croissance jusqu'à 10 à 12 mois environ, répartie en trois repas jusqu'à 6 mois puis deux. Il grandit vite et se remplit facilement : un chiot rond n'est pas un chiot en bonne santé, c'est un chiot dont on prépare les articulations à souffrir.
L'adulte passe à deux repas quotidiens, à heure fixe, et à une formule maintenance ou stérilisé selon son cas. Le senior, à partir de 7 ou 8 ans, garde souvent la même ration mais gagne à une croquette un peu moins grasse et à un suivi de poids mensuel, parce que les variations lentes sont les plus difficiles à voir au quotidien.
Un mot sur les friandises, qui font dérailler plus de régimes que les croquettes elles mêmes. Elles ne devraient pas dépasser 10 % de l'apport calorique de la journée, et ce qu'elles apportent doit être déduit de la ration. Pour un bouledogue de 11 kg, deux ou trois lamelles industrielles suffisent à faire sauter ce plafond. Les alternatives simples existent : morceaux de carotte crue, haricots verts cuits sans sel, et surtout une poignée de ses propres croquettes mise de côté le matin, servie à l'unité au fil de la journée. Le chien ne fait pas la différence, votre balance si.
Enfin, pesez votre chien tous les mois et notez le chiffre. Beaucoup de cabinets laissent leur balance en libre accès dans la salle d'attente. Trois cents grammes de plus d'un mois sur l'autre passent inaperçus à l'œil, mais font 3,6 kg sur l'année, un tiers du poids de l'animal.
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