Découvrez les croquettes adaptées pour nourrir votre English Bull Terrier
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Un English Bull Terrier adulte pèse entre 20 et 32 kg et dépense rarement plus de 1 100 à 1 300 kcal par jour. Sa gamelle quotidienne tourne donc autour de 250 à 350 g de croquettes, pas 600. Ce chiffre pèse plus lourd sur sa santé à huit ans que le nom imprimé sur le sac.
La balance décide plus que la marque
Le Bull Terrier a une silhouette trompeuse. Il est massif, épais, bâti en tonneau, et un chien qui a pris deux kilos ressemble encore à un chien en forme. On s'en aperçoit au bout d'un an, quand il souffle dans les escaliers et que le vétérinaire annonce 31 kg au lieu de 26. À ce moment-là, les articulations et les reins ont déjà travaillé en surcharge pendant des mois.
Je vois circuler des rations de 400 à 600 g par jour pour un Bull Terrier adulte. Le calcul ne tient pas. Une croquette moyenne apporte entre 3 500 et 4 000 kcal par kilo. À 500 g, on est à 1 800 kcal environ, soit près du double de ce dont un chien de 26 kg a besoin s'il fait deux sorties par jour. Cette ration-là engraisse un chien en quelques mois.
Le repère le plus fiable reste tactile. On passe la main à plat le long du thorax : les côtes doivent se sentir sous une fine couche, comme les phalanges au dos de la main. Si on doit appuyer pour les trouver, le chien est trop gros. Vu de dessus, la taille se creuse derrière les côtes ; vu de profil, le ventre remonte vers l'aine.
Ce qu'on regarde sur le sac avant le prix
L'étiquette d'un aliment pour chien dit peu de choses, mais elle en dit quatre qui servent.
La teneur en protéines d'abord, entre 24 et 30 % pour un adulte actif. Le chiffre compte moins que son origine : « viande de volaille déshydratée » est une information, « sous-produits animaux » n'en est pas une. Les matières grasses ensuite, autour de 12 à 16 % chez l'adulte, davantage chez le chiot en croissance. Le taux de cendres brutes, qui reflète la part minérale : au-delà de 9 %, le produit contient beaucoup de farines osseuses. Et la valeur énergétique en kcal par kilo, celle qui manque le plus souvent et qu'il faut parfois aller chercher sur le site du fabricant.
Le reste tient surtout du marketing. « Sans céréales » n'a aucun bénéfice démontré chez un chien qui digère bien, et les autorités sanitaires américaines ont même ouvert une enquête en 2018 sur un lien possible entre certaines formules sans céréales riches en légumineuses et des cardiomyopathies dilatées. Le dossier n'est pas clos. À l'inverse, un aliment à base de riz ou d'orge convient à l'immense majorité des Bull Terriers.
Combien de grammes, à quel âge
Les chiffres qui suivent sont des points de départ, à corriger tous les quinze jours selon ce que dit la balance et ce que disent les côtes.
- Chiot de 2 à 4 mois : environ 200 à 280 g par jour, répartis en quatre repas.
- Chiot de 4 à 8 mois : 280 à 350 g, en trois repas, avec un aliment junior de grande race.
- Jeune adulte de 8 à 15 mois : on passe progressivement à deux repas et à la formule adulte.
- Adulte actif de 25 à 30 kg : 280 à 350 g par jour, en deux fois.
- Adulte stérilisé ou casanier : 230 à 300 g, souvent moins qu'on ne croit.
- Senior à partir de 8 ans : même quantité, mais on surveille le muscle autant que le gras.
Une précision qui change tout au quotidien : les friandises d'éducation se déduisent de la ration. Dix récompenses dans la journée, c'est facilement 80 kcal, soit 20 g de croquettes. Le plus simple est de prélever une poignée sur le repas du soir et de l'utiliser comme monnaie d'échange pendant les exercices.
Les fragilités de la race qui passent par l'assiette
Le Bull Terrier porte quelques prédispositions documentées. La néphrite héréditaire, transmise sur un mode dominant, touche les reins parfois dès le jeune âge. Les dermatites et otites à répétition, souvent liées à des allergies, font partie des motifs de consultation les plus fréquents dans la race. S'y ajoutent la luxation de la rotule et, chez certaines lignées, une surdité congénitale sans rapport avec l'alimentation.
Aucune de ces affections ne se règle en changeant de sac de croquettes. Un chien qui se gratte les flancs, se lèche les pattes jusqu'à les rougir ou fait trois otites en un hiver a besoin d'un examen, pas d'un aliment « hypoallergénique » acheté en grande surface. Le vétérinaire pose un régime d'éviction sur six à huit semaines, avec une protéine et un glucide que le chien n'a jamais mangés, et c'est le seul moyen sérieux de savoir si l'alimentation est en cause.
La mécanique du repas
Deux repas par jour valent mieux qu'un seul chez un chien large de poitrine. Des heures régulières aussi, parce qu'un chien qui sait quand il mange réclame moins et vole moins. On laisse de l'eau fraîche en permanence, en quantité : un Bull Terrier de 26 kg boit facilement un litre et demi par jour, davantage s'il court en été.
Évitez la promenade intense dans l'heure qui suit le repas. Le retournement d'estomac reste rare chez cette race, moins concernée que les grands chiens à thorax profond, mais la précaution ne coûte rien. Et si vous changez de croquettes, faites-le sur sept à dix jours, en augmentant chaque jour la part du nouvel aliment. Un changement brutal donne une diarrhée dans un cas sur trois, et vous conclurez à tort que le produit ne convient pas.
Quand ça doit vous inquiéter
Un chien qui boit et urine beaucoup plus que d'habitude, qui maigrit sans qu'on ait touché à sa ration, qui vomit plusieurs jours de suite ou qui refuse de manger pendant 24 heures : ce sont des motifs de consultation, pas des choses qu'on observe une semaine de plus. Chez un Bull Terrier, la soif qui augmente mérite une attention particulière à cause du rein.
Pour le reste, l'alimentation d'un Bull Terrier en bonne santé se résume à peu de choses : un aliment complet correct, la bonne quantité, de l'eau, et quelqu'un qui pèse le chien de temps en temps. Le vétérinaire ajustera si le chien a une pathologie, et lui seul peut prescrire un aliment thérapeutique.
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