Découvrez tout sur le chat British Longhair : ses origines, son caractère et ses caractéristiques physiques !
Sommaire8 sections
- 01Une race jeune, née d'un problème de pénurie
- 02Ce que ça change au moment de chercher un chaton
- 03Un caractère qui pardonne les erreurs de débutant
- 04L'entretien, poste de dépense à ne pas sous-estimer
- 05Les couleurs de robe, un critère qui joue sur le prix
- 06Un point de santé propre aux races d'origine British
- 07Vie de tous les jours avec un chat qui n'aime pas la précipitation
- 08Une vie d'appartement qui lui convient
Le British Longhair coûte cher et se trouve difficilement en France : avant de craquer sur ses photos, mieux vaut savoir à quoi s'attendre côté budget et délai.
Une race jeune, née d'un problème de pénurie
Le British Longhair n'existe, sous ce nom, que depuis peu. Après la Première Guerre mondiale, les éleveurs britanniques craignaient de perdre le British Shorthair, décimé par les restrictions alimentaires qui touchaient aussi les animaux. Pour sauver la race, ils ont croisé les derniers sujets avec des chats sans pedigree, dont des Persans, ce qui a introduit le gène du poil long dans la descendance.
Les chatons au pelage trop long ne correspondaient plus au standard du British Shorthair : on les plaçait alors comme simples compagnons, sans les inscrire en tant que race à part. Il a fallu attendre 2009 pour que la TICA (The International Cat Association) reconnaisse officiellement le British Longhair. Cette reconnaissance récente explique en grande partie pourquoi la race reste peu répandue en Europe, y compris en France.
Ce que ça change au moment de chercher un chaton
Cette rareté a un effet direct sur le prix et sur le choix de l'éleveur. Un chaton British Longhair avec pedigree se négocie en général plus cher qu'un British Shorthair classique, et les annonces sans papiers, à bas prix, méritent une vigilance particulière : elles cachent parfois des croisements non déclarés ou des conditions d'élevage douteuses. Demander le certificat de naissance LOOF (ou l'équivalent du pays d'origine) et visiter l'élevage avant de payer reste le réflexe qui évite le plus de mauvaises surprises.
Un caractère qui pardonne les erreurs de débutant
Le tempérament du British Longhair joue en sa faveur pour qui adopte un premier chat. Il n'a pas besoin d'un maître expérimenté pour s'épanouir.
- Affectueux : il s'attache à son foyer et recherche le contact sans devenir collant.
- Calme : son flegme naturel l'aide à s'adapter à un déménagement, un nouvel animal ou des enfants en bas âge.
- Sociable : il ne fuit pas les visiteurs et accepte assez vite les nouvelles têtes.
- Joueur, sans excès : il aime les jeux courts, mais ne réclame pas des heures d'activité par jour.
L'entretien, poste de dépense à ne pas sous-estimer
Le pelage mi-long et le sous-poil dense demandent un brossage hebdomadaire pour éviter les nœuds, davantage en période de mue. C'est un entretien accessible mais régulier : sauter plusieurs semaines de suite se paie en bourres difficiles à démêler, parfois en passage obligé chez un toiletteur.
Côté gabarit, un mâle adulte peut atteindre 8 kg, une femelle se situe plutôt entre 4 et 6 kg, pour une hauteur au garrot de 28 à 30 cm. Sa tête large et arrondie, son nez court et son ossature dense sont les traits qui permettent de le distinguer d'un chat de gouttière à poil mi-long.
Les couleurs de robe, un critère qui joue sur le prix
La robe du British Longhair varie beaucoup, ce qui influence aussi la cote de certains chatons chez les éleveurs :
- Unicolore
- Colorpoint (extrémités plus foncées que le reste du corps)
- Chinchilla (fond argenté, pointes plus sombres)
- Tabby (motifs tigrés)
- Bicolore
Les robes rares, comme certains chinchillas, se paient en général plus cher que les unicolores les plus courantes, sans que cela change quoi que ce soit au tempérament ou à la santé du chat.
Un point de santé propre aux races d'origine British
Le British Longhair partage le fond génétique du British Shorthair, y compris certaines prédispositions déjà documentées chez cette famille de chats, notamment la cardiomyopathie hypertrophique, une maladie du muscle cardiaque qui peut toucher plusieurs races à corpulence dense. Un éleveur sérieux fait dépister ses reproducteurs par échographie cardiaque et peut présenter les résultats sur demande. Ce n'est pas une garantie absolue, mais son absence chez un éleveur qui vend des chatons avec pedigree doit alerter.
Vie de tous les jours avec un chat qui n'aime pas la précipitation
Le rythme du British Longhair colle mal à un foyer où tout va vite. C'est un chat qui prend son temps pour explorer un nouvel objet, pour approcher un visiteur, ou pour se décider à jouer. Cette lenteur assumée en fait souvent un bon compagnon pour cohabiter avec un chien calme ou un autre chat déjà installé, à condition de laisser les présentations se faire sans forcer le contact les premiers jours.
Une vie d'appartement qui lui convient
Le British Longhair s'adapte bien à la vie en intérieur, à condition de disposer d'arbres à chat et de quelques temps de jeu quotidiens. Sa sociabilité avec les enfants et les autres animaux en fait un choix qui revient souvent dans les recommandations pour les familles ou les personnes seules cherchant un compagnon peu exigeant en espace.
Résumer cet article avec :
Partager :
