Top 10 friandises de viande séchée appréciées par les chiens
Sommaire6 sections
Une oreille de porc séchée apporte autour de 250 kcal, soit la moitié de la ration quotidienne d'un chien de 8 kg. C'est le chiffre qui devrait décider de la friandise qu'on achète, bien avant le goût : toutes ces viandes séchées sont appétentes, aucune n'est neutre pour le poids, et elles ne se valent pas du tout une fois ramenées à la calorie.
La règle des 10 %, et ce qu'elle change au rayon
Les friandises ne devraient pas dépasser 10 % de l'apport énergétique quotidien, le reste venant d'une ration complète et équilibrée. Au-delà, deux choses arrivent : le chien grossit, et il se déséquilibre, parce que la viande séchée est de la protéine presque pure, sans le calcium, le phosphore ni les vitamines calibrés dans ses croquettes.
Concrètement, un chien de 10 kg moyennement actif consomme environ 600 kcal par jour. Son budget friandise tourne donc autour de 60 kcal, soit deux ou trois lanières de bœuf de la taille d'un doigt. Pas une oreille de porc. Et si vous distribuez une grosse pièce à mâcher, la logique veut que vous retiriez l'équivalent de la gamelle du soir, pas que vous l'ajoutiez par-dessus.
Les valeurs sûres pour le dressage
Pour une séance de rappel ou de marche en laisse, on cherche l'inverse d'une pièce à mâcher : un morceau minuscule, avalé en une seconde, très appétent, qu'on peut répéter cinquante fois. Trois viandes remplissent ce cahier des charges.
Le foie séché, de bœuf ou de volaille, reste l'aimant le plus puissant du rayon. Un chien distrait qui ignore les croquettes revient pour du foie. Un point de vigilance cependant : le foie concentre la vitamine A, et une distribution massive au quotidien pendant des mois n'est pas une bonne idée. Quelques grammes par séance, oui ; un paquet entier dans la semaine, non.
Le bœuf séché en lanières est la base la plus polyvalente. Il se coupe aux ciseaux en morceaux de la taille d'un ongle, il ne s'émiette pas dans la poche et il tient plusieurs semaines une fois le sachet ouvert. La dinde séchée joue le même rôle avec encore moins de gras, ce qui la rend utile pour un chien en régime ou convalescent d'une pancréatite, sur avis du vétérinaire.
Les pièces à mâcher, à compter comme un repas
L'oreille de porc reste la préférée de beaucoup de chiens, et c'est la plus problématique du lot. Très grasse, elle déclenche facilement des diarrhées chez les estomacs sensibles et elle a fait l'objet de rappels sanitaires pour salmonelle, aux États-Unis en 2019 notamment, avec des cas humains associés à la manipulation des produits. Se laver les mains après en avoir donné une n'a rien d'excessif.
La queue de bœuf et les pattes de canard occupent longtemps et apportent du cartilage et du collagène. Les pattes contiennent de petits os fins ; séchées à basse température ils restent souples, mais elles se donnent sous surveillance et jamais à un chien qui avale sans mâcher. La peau de saumon roulée est riche en oméga 3 et fait visiblement du bien au poil, à condition de la compter pour ce qu'elle est : de la graisse de poisson concentrée, un ou deux bâtonnets par semaine plutôt qu'un par jour.
Le poisson séché entier, éperlan, sprat ou petit maquereau, a l'avantage d'être portionnable et bon marché au gramme. L'odeur, en revanche, ne pardonne pas dans un appartement.
Les protéines rares, pour qui elles sont faites
Le kangourou tient sa réputation non pas d'une vertu particulière, mais de sa rareté dans les gamelles européennes. C'est ce qui en fait une protéine nouvelle utilisable pendant un régime d'éviction quand un vétérinaire suspecte une allergie alimentaire. Même logique pour le cheval, le renne ou l'autruche. Ces friandises coûtent deux à trois fois le prix du bœuf, et les acheter « au cas où » n'a pas de sens : leur intérêt disparaît dès que le chien y a été exposé.
Un mot enfin sur les tendons et les nerfs de bœuf, qu'on classe souvent avec les viandes séchées. Ils durent, ils sont maigres, et ils se ramollissent en mâchant au lieu de se casser en éclats. Pour un chien qui a déjà eu une dent fêlée sur un os ou un bois de cervidé, c'est le compromis le plus raisonnable du rayon.
Les faire soi-même, et les conserver
Un four à 70 ou 80 °C, porte entrouverte sur une cuillère en bois, transforme 500 g de filet de bœuf ou de blanc de dinde en friandises en cinq à sept heures. On coupe dans le sens des fibres, en lamelles de 3 à 4 mm, sans sel, sans huile, sans épice, et on laisse refroidir à l'air avant d'emballer. Le revient au kilo est trois à quatre fois inférieur au produit du commerce, et la composition ne pose aucune question.
La contrepartie est la conservation. Une viande séchée maison ne contient aucun conservateur et garde un peu d'humidité résiduelle : elle tient une semaine au réfrigérateur dans un bocal, plusieurs mois au congélateur en petites portions. Les produits industriels, eux, se conservent mieux fermés qu'ouverts ; un sachet entamé laissé sur le plan de travail prend l'humidité et moisit, surtout les pièces grasses comme la peau de saumon. Un bocal en verre et un coup d'œil à l'odeur avant chaque distribution suffisent.
Ce qui doit faire arrêter
Selles molles pendant plus de deux jours après l'introduction d'une nouvelle friandise, vomissements répétés, grattage et léchage des pattes qui s'installent, prise de poids de quelques centaines de grammes en un mois chez un petit chien : dans tous ces cas, la friandise est le premier élément à retirer, parce que c'est le plus facile à supprimer. Si les signes persistent au-delà de quelques jours, c'est une consultation, pas un changement de marque.
Résumer cet article avec :
Partager :
