Comment bien nourrir un Cocker anglais pour sa santé et son bien-être

découvrez les meilleures pratiques pour nourrir votre cocker anglais, afin d'assurer sa santé et son bien-être. apprenez quels aliments privilégier, les quantités adaptées et les conseils essentiels pour un régime équilibré.
Sommaire4 sections
  1. 01Une ration se calcule, elle ne se recopie pas
  2. 02Croquettes, pâtée, ration ménagère : ce qui les sépare
  3. 03Les oreilles, angle mort de la gamelle
  4. 04Friandises : le budget calorique caché

Le Cocker anglais est un chien de chasse rangé dans un appartement, doté d'un appétit de chien de chasse et d'une dépense de chien de canapé. Toute la difficulté de son alimentation tient dans cet écart, et elle se règle avec une balance plutôt qu'avec une nouvelle marque de croquettes.

Un Cocker adulte pèse en général entre 12 et 15 kg pour les mâles, un peu moins pour les femelles, avec une silhouette que le poil long masque efficacement. Un chien peut prendre deux kilos sans que personne ne s'en aperçoive avant la pesée annuelle. Deux kilos sur quatorze, c'est 14 % de poids en plus, l'équivalent de dix kilos chez un humain de soixante-dix. Les enquêtes vétérinaires européennes situent la part de chiens en surpoids autour de 40 à 50 % de la population, et les races gourmandes tirent ce chiffre vers le haut.

Une ration se calcule, elle ne se recopie pas

Cocker anglais au poil roux penché sur sa gamelle dans une cuisine

On lit partout des grammages tout faits pour cette race. Méfiez-vous en : une quantité n'a de sens qu'associée à un aliment précis. Les croquettes du commerce affichent entre 330 et 420 kcal pour 100 g selon la formule. Autrement dit, 200 g d'un produit peuvent apporter un quart de calories de plus que 200 g d'un autre. Un chiffre en grammes sorti d'un article, sans nom d'aliment en face, ne veut rien dire.

La marche à suivre est plus simple qu'elle n'en a l'air. Prenez le tableau imprimé sur le sac, entrez dans la ligne correspondant au poids idéal de votre chien (pas son poids actuel s'il est rond), pesez la ration une fois avec une balance de cuisine et repérez le volume correspondant dans un gobelet. Puis ajustez sur trois à quatre semaines selon l'évolution du tour de côtes. Un chien stérilisé demande en général 20 à 30 % de moins que la valeur du tableau.

Croquettes, pâtée, ration ménagère : ce qui les sépare

La croquette reste l'option la plus simple à doser et la moins chère au kilo de matière sèche. Elle demande que le chien boive normalement, ce qui est en général le cas chez un Cocker. La pâtée apporte de l'eau et beaucoup d'appétence, utile chez un chien difficile ou âgé, mais son volume trompe : 400 g de pâtée n'équivalent pas à 400 g de croquettes, il faut environ trois à quatre fois plus de poids d'humide pour le même apport énergétique.

La ration ménagère est possible et parfois pertinente, à une condition : qu'elle soit calculée. Viande, source de glucides, huile, légumes et complément minéralo-vitaminé, dans des proportions établies pour ce chien-là. Sans le complément, la formule dérive vite, en particulier sur le calcium et le phosphore. Le BARF suit la même logique avec le risque bactériologique en plus, pour l'animal comme pour la personne qui manipule la viande.

Les oreilles, angle mort de la gamelle

Un Cocker a de longues oreilles tombantes, richement vascularisées, qui plongent dans la nourriture à chaque repas. Elles ressortent grasses, elles macèrent, et l'otite externe devient une habitude. Ce n'est pas un détail : l'otite chronique est l'un des premiers motifs de consultation de cette race.

Une gamelle haute et étroite, du type conçu pour les épagneuls, tient les oreilles à l'extérieur. À défaut, un snood en tissu enfilé le temps du repas fait le même travail pour trois euros. Et si vous voyez le chien secouer la tête, se gratter l'oreille ou dégager une odeur forte, la consultation s'impose : on ne verse rien dans une oreille de chien avant de savoir si le tympan est intact.

Friandises : le budget calorique caché

La règle admise en nutrition vétérinaire donne aux friandises un plafond de 10 % de l'apport quotidien. Sur un Cocker de 13 kg, cela représente très peu de chose, souvent l'équivalent de deux ou trois biscuits industriels. Le reste doit sortir de la ration, sinon le compte est faux.

L'astuce la plus efficace consiste à prélever une poignée de croquettes sur la ration du matin et à s'en servir comme récompenses dans la journée. Le chien travaille pour sa propre nourriture, le total ne bouge pas. Pour les extras, un morceau de carotte crue ou de haricot vert cuit fait très bien l'affaire. Restent les interdits fermes : chocolat, oignon, ail, raisin et raisin sec, xylitol des produits sans sucre. Ceux-là ne se négocient pas, même en petite quantité.

Un mot enfin sur l'exercice, parce qu'il fait partie de la ration. Ce chien a été sélectionné pour quêter des heures en sous-bois. Une sortie hygiénique de dix minutes ne l'entame pas. Comptez au minimum une heure d'activité par jour, avec du flair : jeux de recherche dans l'herbe, croquettes dispersées dans le jardin, pistage improvisé. Un Cocker qui a cherché sa nourriture rentre fatigué, et un Cocker fatigué mendie beaucoup moins.

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