Le développement du poids et de la croissance du Cocker Spaniel Anglais
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Chez le Cocker Spaniel Anglais, le poil ment. Sous les franges et le poil ondulé des flancs, trois kilos de trop passent inaperçus pendant des mois, et cette race figure parmi celles que les vétérinaires voient le plus souvent arriver en surpoids.
Un petit format qui finit de grandir tôt
Le standard de la Fédération cynologique internationale situe le mâle entre 39 et 41 cm au garrot, la femelle entre 38 et 39 cm, pour un poids indicatif de 12,5 à 14,5 kg. Les chiffres de 40 à 43 cm qui circulent sur le web correspondent plutôt au Springer ou à un cocker hors standard. Un adulte de 17 kg est simplement en surpoids.
Comme la plupart des chiens de ce format, il termine sa croissance en hauteur vers 9 ou 10 mois, puis étoffe encore un peu son thorax jusqu'à 12 mois. Après quoi la balance ne devrait plus bouger de plus d'un kilo dans toute sa vie d'adulte.
Le contrôle qui compte, une fois par semaine
Sur un chien à poil long, le seul examen fiable se fait à la main, jamais à l'œil. Passez les paumes le long de la cage thoracique en appuyant légèrement : les côtes doivent se deviner sous une couche mince. Cherchez ensuite le creux de la taille juste derrière les dernières côtes, et suivez la ligne du ventre qui doit remonter vers l'arrière-train.
Si la taille a disparu et que les côtes ne se sentent plus qu'en enfonçant les doigts, l'excès est déjà installé. Chez un chien de 13 kg, un kilo de trop représente près de 8 % du poids de forme ; l'équivalent chez un adulte humain de 70 kg serait de cinq à six kilos.
Nourrir un chiot qui mendie très bien
Le cocker a un talent particulier pour la mendicité, regard compris. Deux repas par jour après 6 mois, trois ou quatre avant, avec une ration pesée à la balance de cuisine et non estimée au verre doseur : c'est le seul moyen de savoir ce qu'il mange réellement.
Croquettes de bonne facture adaptées à l'âge, ou ration ménagère : les deux fonctionnent, à condition que la ration ménagère soit calculée avec un vétérinaire nutritionniste. Une gamelle maison improvisée finit presque toujours en déséquilibre calcium et phosphore, ce qui se paye sur le squelette d'un chiot. Les friandises, elles, comptent dans le total quotidien et doivent rester sous 10 % des calories.
Ce qui fait dérailler la courbe
Trois causes reviennent en consultation. La stérilisation, qui abaisse les besoins énergétiques d'environ un quart sans que le propriétaire ajuste la gamelle : le réglage se fait dans le mois qui suit l'opération, pas six mois plus tard quand le mal est fait. Le manque d'exercice, alors qu'un cocker est un chien de chasse qui réclame une heure de dépense effective par jour, flair compris. Et l'habitude familiale de partager, chacun un morceau, qui finit par faire une deuxième ration.
La génétique joue aussi. Chez le cocker, les prédispositions connues portent notamment sur les otites chroniques, favorisées par des oreilles longues et lourdes qui ferment le conduit auditif, l'atrophie rétinienne progressive et la néphropathie familiale. Un éleveur qui teste ses reproducteurs vous montrera les résultats sans que vous ayez à les demander.
Un cocker maintenu à son poids de forme vit plus longtemps, garde ses articulations et se déplace comme le chien de terrain qu'il est resté. Le reste tient à une balance de cuisine et à un carnet où l'on note le poids une fois par mois.
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