Découvrez 16 races de chiens adaptées à la vie en appartement
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En appartement, ce n'est pas la taille du chien qui pose problème, c'est le bruit et la solitude. Un lévrier de trente kilos dort vingt heures par jour sans déranger personne, quand un petit terrier laissé seul huit heures fait déposer une plainte au syndic en trois semaines.
Cette inversion surprend, elle est pourtant ce que constatent les éducateurs canins et les gestionnaires d'immeubles. Les trois motifs de conflit en copropriété sont toujours les mêmes : les aboiements en journée, les couinements derrière la porte quand le maître part, et les accidents dans le couloir ou l'ascenseur. Aucun des trois n'a de rapport avec le nombre de mètres carrés. Les seize races qui suivent sont classées par ce qu'elles demandent réellement à leur maître citadin, et pas par leur poids sur la balance.
Ce qui rend un chien vivable entre quatre murs
Quatre paramètres comptent, dans cet ordre. Le seuil d'aboiement d'abord : certaines races préviennent à chaque pas dans la cage d'escalier, c'est leur métier d'origine. La tolérance à la solitude ensuite, très variable, et qui se travaille beaucoup mieux chez un chiot que chez un adulte déjà installé dans l'angoisse. La dépense quotidienne enfin, sachant qu'un chien fatigué est un chien silencieux. Le gabarit n'arrive qu'en quatrième position, et il joue surtout sur les détails du quotidien : porter l'animal dans les bras au cabinet vétérinaire, passer un tourniquet de métro, tenir sur un canapé deux places.
Un mot sur les nez écrasés, parce que c'est le point qu'on vous cachera en animalerie. Bouledogue français, carlin, pékinois et épagneul japonais sont brachycéphales. Ils ronflent, supportent mal la chaleur, et au-dessus de 25 degrés une sortie de vingt minutes peut virer au coup de chaleur. En ville, avec les étages qui chauffent et l'asphalte qui garde la température jusque tard le soir, cela impose de décaler les promenades au petit matin dès juin.
Les tranquilles, à faible besoin d'activité
Le bouledogue français
Il tient le haut du classement des chiens urbains depuis dix ans, et il le mérite en partie : affectueux, peu aboyeur, satisfait de deux bonnes balades. Attention aux budgets de santé, la chirurgie des voies respiratoires et les problèmes de dos sont fréquents dans la race.
Le carlin
Il demande encore moins d'exercice et s'adapte à un rythme calme. Il suit son maître de pièce en pièce et supporte mal d'être seul, ce qui en fait un bon compagnon pour quelqu'un en télétravail et un mauvais choix pour un couple absent toute la journée.
Le basset hound
Il surprend dans cette liste par sa taille, vingt-cinq kilos et des poussières, mais c'est un dormeur invétéré qui se contente d'une heure de flânerie quotidienne. Sa voix, en revanche, porte loin : c'est un chien courant, et quand il donne de la voix tout l'étage le sait.
Le shih tzu
Il a été élevé pendant des siècles pour tenir compagnie dans des intérieurs. Peu d'exercice, tempérament stable, bonne entente avec les enfants. Le pelage long demande un brossage tous les deux jours et un toilettage régulier, sinon il feutre.
Les compagnons sociables, faciles à emmener partout
Le cavalier king charles
C'est sans doute le plus sociable de la sélection : bon avec les enfants, bon avec les autres chiens, heureux au café comme au bureau. Sa faiblesse est cardiaque, la maladie valvulaire mitrale touche une large part de la race, et un suivi vétérinaire annuel dès cinq ans s'impose.
Le bichon maltais
Il pèse trois à quatre kilos et perd très peu de poils, ce qui séduit dans un petit logement. Il a besoin de présence et peut se mettre à aboyer par ennui si on le laisse trop longtemps.
Le caniche
En version nain ou toy, il reste l'un des chiens les plus faciles à éduquer qui existent. Il apprend vite, comprend les routines et perd très peu de poils. Son intelligence a un revers : sans occupation, il s'en invente une, et elle est rarement à votre goût.
Le morkie
Croisement de bichon maltais et de yorkshire, il hérite du côté vif et collant des deux. Ce n'est pas une race reconnue, la loterie génétique y est donc large : renseignez-vous sur les deux parents plutôt que sur l'appellation.
Les caractères affirmés, à réserver aux maîtres qui éduquent
Le teckel
Il est propre, affectueux et parfaitement dimensionné pour un studio, mais c'est un chasseur têtu qui garde et alerte. Son dos allongé impose de lui éviter les escaliers et les sauts du canapé, deux choses qu'un appartement lui propose vingt fois par jour.
Le pékinois
Il est indépendant, sûr de lui, peu demandeur d'exercice. Il choisit une personne et la suit, mais ne se laisse pas manipuler par n'importe qui.
Le lhassa apso
Il vient des monastères tibétains où il servait de chien d'alerte. Il en a gardé une vigilance sonore. Excellent dans un logement calme, difficile au-dessus d'un hall passant.
Le petit spitz
Il est vif, attachant et très expressif. C'est le plus aboyeur de la liste, et le travail du silence doit commencer dès les premières semaines à la maison.
Le norwich terrier
Il reste un terrier : dix kilos d'énergie qui demandent une vraie dépense quotidienne. Il vit très bien en appartement à condition que son maître coure, marche ou grimpe.
Le biewer yorkshire
Minuscule et joyeux, il convient aux petits volumes mais réclame de la constance : les tout petits chiens sont ceux qu'on éduque le moins, et ce sont eux qui finissent par mordre la visite.
L'épagneul japonais
Il est discret, un peu réservé, parfois timide avec les inconnus. Un foyer posé lui va bien, une maison pleine d'enfants beaucoup moins.
Le chien nu chinois
Il n'a pas de poils sur la majeure partie du corps. Il ne déclenche pas moins d'allergies pour autant, la protéine en cause se trouve dans la salive et les squames. Sa peau demande une crème solaire l'été et un manteau dès que le thermomètre descend sous 12 degrés.
Et si aucune de ces races ne vous correspond
Regardez du côté des refuges, où les adultes déjà propres et déjà calmes sont légion, et où les bénévoles connaissent le comportement réel de l'animal plutôt que le standard de sa race. Un chien de cinq ans au tempérament posé rend la vie en appartement bien plus simple qu'un chiot d'une race réputée facile. Le lévrier greyhound ou galgo réformé des courses, souvent proposé à l'adoption, en est l'exemple le plus frappant : grand, athlétique, et pourtant l'un des colocataires les plus discrets qui soient.
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