Découvrez comment préparer de délicieuses sauces maison pour le repas de votre chien
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Une sauce versée sur les croquettes règle trois problèmes courants chez le chien : un appétit en berne, une ration trop sèche chez un animal qui boit peu, et un traitement à faire avaler. Elle en crée un quatrième si vous ouvrez un bouillon cube du placard, parce que la plupart contiennent de l'oignon, de l'ail et une dose de sel qui n'a rien à faire dans une gamelle.
Le bouillon du commerce, le piège numéro un
Regardez la liste d'ingrédients d'un cube de bouillon de volaille classique : extrait de levure, sel, arôme, puis presque toujours oignon et ail, sous forme de poudre ou d'extrait. Ces deux plantes de la famille des alliacées détruisent les globules rouges du chien. L'intoxication ne se voit pas le soir même, elle apparaît deux à quatre jours plus tard sous forme d'abattement, de muqueuses pâles et d'urines foncées. Un petit chien nourri régulièrement à la sauce au bouillon cube accumule les doses sans que personne ne fasse le lien.
La parade est simple : faites votre bouillon maison. De l'eau, une carcasse de poulet ou des os charnus, deux heures à frémir, on filtre, on laisse refroidir au frigo et on retire la couche de gras figée en surface. Rien d'autre. Pas de sel, pas d'aromates, pas de laurier. Ce bouillon se congèle très bien en bacs à glaçons, ce qui donne des portions d'une trentaine de millilitres prêtes à l'emploi.
Combien en mettre, et sur quoi
Une sauce reste un ajout. La règle utilisée en nutrition canine veut que tout ce qui sort de l'aliment complet, friandises comprises, pèse moins de 10 % de l'apport calorique quotidien. Au-delà, vous déséquilibrez le rapport calcium-phosphore et les vitamines de la ration, surtout chez un chiot en croissance. Concrètement, pour un chien de 15 kilos, cela laisse la place à une à deux cuillères à soupe de sauce peu grasse par repas, pas à une louche.
Si votre chien prend du poids depuis que vous nappez ses croquettes, la solution n'est pas de supprimer la sauce mais de retirer l'équivalent en croquettes. Une balance de cuisine pesant la ration à 5 grammes près règle la question en une semaine.
Trois préparations qui tiennent la route
Le bouillon de volaille dégraissé
C'est la base, et celle qui sert le plus souvent. Réchauffé tiède, il relance l'odeur des croquettes, ce qui compte énormément chez un chien âgé dont l'odorat baisse ou chez un animal en convalescence. Deux cuillères à soupe de bouillon chaud sur la ration, cinq minutes d'attente, et le repas devient nettement plus attirant. Il apporte aussi de l'eau, ce qui rend service aux chiens qui ne vident jamais leur gamelle à boire.
La purée de légumes lisse
Carotte, courgette, potiron ou patate douce cuits à l'eau, sans sel, puis mixés avec un peu de leur eau de cuisson jusqu'à une texture de crème. Le potiron et la patate douce apportent des fibres solubles qui régularisent un transit capricieux. La courgette est la plus légère en calories. Cette préparation se conserve trois jours au réfrigérateur dans un bocal fermé, pas plus.
La sauce protéinée à la viande
Poulet, dinde ou boeuf haché maigre, poêlé sans matière grasse, déglacé au bouillon maison puis mixé. On peut la lier avec une demi-cuillère à café de fécule si la texture coule trop, mais ce n'est pas obligatoire : un mixage fin suffit. Le foie, souvent conseillé, mérite de la retenue. Il est riche en vitamine A, qui s'accumule dans l'organisme, et une portion hebdomadaire de la taille d'une noix reste un maximum raisonnable pour un chien moyen.
Le fromage mérite un mot à part, parce qu'il revient dans toutes les recettes qui circulent. Une pointe de fromage frais fonctionne comme appât, notamment pour cacher un comprimé. Mais beaucoup de chiens adultes digèrent mal le lactose, et un fromage à pâte molle apporte entre 200 et 300 kcal aux 100 grammes. À réserver aux dépannages, pas au quotidien.
Quand la sauce ne suffit plus
Un chien qui refuse sa gamelle pendant plus de 24 heures, ou qui mange moitié moins depuis une semaine, ne manque pas de sauce. La perte d'appétit fait partie des premiers signaux d'un problème dentaire, digestif ou rénal, et masquer le symptôme avec une préparation appétissante retarde le diagnostic. Un chiot ou un petit gabarit qui saute deux repas d'affilée relève même de la consultation rapide, leurs réserves étant très courtes.
Même précaution si votre chien suit un régime vétérinaire pour une insuffisance rénale, une pancréatite, une allergie alimentaire ou des calculs urinaires : ces aliments sont calculés au gramme près, et une sauce maison peut annuler l'intérêt du traitement. Demandez au praticien ce que vous pouvez ajouter. Souvent, il existe une réponse, par exemple de l'eau tiède mélangée à la pâtée de la même gamme.
Reste le plaisir, qui est une raison suffisante. Un chien qui entend le mixeur et vient s'asseoir devant la cuisine, c'est l'intérêt principal de la manoeuvre, et il n'y a pas besoin de lui chercher une justification nutritionnelle.
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