Découvrez les caractéristiques et le poids idéal du Bouvier Bernois

découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le bouvier bernois : ses caractéristiques uniques, son poids idéal et les conseils pour bien s'en occuper. apprenez à mieux comprendre cette race majestueuse et affectueuse.
Sommaire5 sections
  1. 01Une race massive, mais pas un molosse
  2. 02Ce que la balance ne dit pas
  3. 03Nourrir sans emballer
  4. 04Entretien du poil et des articulations
  5. 05La longévité, le vrai sujet de la race

Chez le Bouvier Bernois, le chiffre affiché sur la balance compte moins que la vitesse à laquelle il y arrive. Un chiot qui passe de 5 kg à 40 kg en dix mois fabrique ses articulations pendant qu'il grossit, et c'est cette courbe, plus que le poids adulte, qui décide de la façon dont il marchera à sept ans.

Le standard, lui, donne des bornes larges. Un mâle adulte tourne entre 38 et 50 kg pour 64 à 70 cm au garrot, une femelle entre 36 et 48 kg pour 58 à 66 cm. On lit parfois des fourchettes de 50 à 60 kg pour les mâles : ce sont des chiens en surpoids, pas des chiens dans le standard. Un boubou de 58 kg n'est pas un beau spécimen, c'est un chien qui use ses hanches.

Une race massive, mais pas un molosse

Bouvier bernois adulte à robe tricolore noir, blanc et feu, assis dans l'herbe

Le Bouvier Bernois vient de la région de Berne, en Suisse, où il tirait des charrettes de lait et gardait les fermes. C'est un chien de trait, ce qui explique son poitrail large, ses membres épais et son allure posée. La robe tricolore ne varie pratiquement pas : fond noir, marques feu au-dessus des yeux, sur les joues et les membres, blanc sur le poitrail, le chanfrein et le bout de la queue. Le poil est mi-long, légèrement ondulé, avec un sous-poil dense qui tombe deux fois par an en paquets impressionnants.

Le caractère est ce qui pousse la plupart des familles à choisir la race. Sociable, patient avec les enfants, il aboie volontiers à l'arrivée d'un inconnu puis se recouche. Il supporte mal la solitude et supporte encore plus mal la chaleur : au-dessus de 25 degrés, un adulte avec ce sous-poil halète pour un rien, et les sorties passent au petit matin.

Ce que la balance ne dit pas

Un chien peut peser 44 kg et être trop gras, ou peser 48 kg et être parfaitement musclé. Le test utile se fait à la main, pas sur la balance. Posez les paumes à plat sur les flancs : vous devez sentir les côtes sous une fine couche, comme le dos de votre main, sans appuyer. Vu de dessus, une taille doit se dessiner en arrière des côtes. De profil, la ligne du ventre remonte vers l'arrière au lieu de rester parallèle au sol.

Chez le Bouvier, le poil trompe énormément. Un chien fraîchement brossé paraît plus large, et beaucoup de propriétaires ne se rendent compte des trois kilos en trop qu'après une tonte de l'arrière-train pour raison médicale. D'où l'intérêt de peser, tout simplement : une fois par mois chez le chiot, tous les trois ou quatre mois chez l'adulte. Beaucoup de cliniques laissent l'accès libre à leur balance de sol.

Nourrir sans emballer

Une croquette de qualité pour grande race, distribuée en deux repas chez l'adulte et trois chez le chiot jusqu'à six mois, couvre le besoin. Le point qui change tout n'est pas la marque, c'est le verre doseur : pesez la ration une fois, à la balance de cuisine, et notez le repère. Les tableaux au dos des sacs supposent un chien d'activité moyenne, ce qui est rarement le cas d'un Bouvier qui vit en appartement et sort trois quarts d'heure par jour.

Les friandises entrent dans le compte. Deux tranches de saucisson et un fond de fromage font vite l'équivalent d'un quart de ration quotidienne. Si vous travaillez le rappel avec des récompenses, prélevez les croquettes sur la gamelle du soir.

Sur le fractionnement, il y a un argument de santé et pas seulement de ligne : chez les chiens à poitrine profonde, dont le Bouvier fait partie, un repas unique et volumineux avalé trop vite fait partie des facteurs associés au syndrome dilatation torsion de l'estomac. Ventre gonflé, tentatives de vomir à vide, agitation, abattement brutal : c'est une urgence, on part à la clinique tout de suite, on n'attend pas le lendemain matin.

Entretien du poil et des articulations

Le brossage fait plus pour ce chien que le bain. Deux passages par semaine au peigne et à la brosse à picots, quotidiens pendant les mues de printemps et d'automne, suffisent à éviter les bourres derrière les oreilles, aux culottes et sous les aisselles. Le bain reste occasionnel, deux ou trois fois par an, plus si le chien s'est roulé dans quelque chose. Laver trop souvent décape le film gras et donne des démangeaisons.

Côté mouvement, un adulte demande une heure à une heure et demie par jour, répartie, en terrain varié plutôt qu'en ligne droite sur du bitume. La randonnée lui va très bien, le vélo beaucoup moins : il ne sait pas dire qu'il a trop chaud avant d'être vraiment en difficulté.

La longévité, le vrai sujet de la race

Autant le dire franchement, c'est une race qui vit peu : sept à neuf ans en moyenne, parfois moins. Les tumeurs, notamment l'histiocytose maligne, sont surreprésentées, et la dysplasie de la hanche et du coude reste fréquente. Un éleveur sérieux dépiste les parents et vous montre les résultats de radiographies officielles, avec la cotation des hanches. S'il élude la question, cherchez ailleurs.

Garder un Bouvier Bernois mince ne le rendra pas immortel, mais c'est le seul levier qui soit entre vos mains tous les jours. Un chien maintenu à son poids de forme boite plus tard, se relève plus facilement à huit ans et supporte mieux une anesthésie si une intervention devient nécessaire. Trois kilos de moins, sur ce chien, valent plus qu'un complément alimentaire.

Résumer cet article avec :

Partager :