Les incontournables bars à chats à découvrir à Paris
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Dans un bar à chats parisien, vous êtes l'invité et les chats sont chez eux. C'est la seule règle qui compte, et c'est aussi celle qui déçoit les visiteurs venus chercher une séance de câlins garantie. Avant de réserver, voici comment fonctionnent réellement ces lieux, ce qu'on y paie et à quelle heure y aller pour croiser des félins éveillés.
Un salon félin avec une licence de restauration
Le concept vient du Japon, où les premiers cafés à chats ont ouvert dans les années 2000 pour une raison très concrète : beaucoup de locations urbaines interdisent les animaux. Paris a vu son premier établissement du genre, Le Café des Chats, ouvrir en 2013 dans le Marais. D'autres adresses ont suivi, dont le Chat Mallows Café, et le format s'est stabilisé.
Sur le plan sanitaire, ces lieux relèvent d'une réglementation stricte. Les chats n'ont pas accès aux zones de préparation des aliments, la cuisine est cloisonnée, et l'établissement doit tenir un suivi vétérinaire de ses animaux. Ce qui explique une partie des règles affichées à l'entrée, souvent prises pour de la coquetterie.
À quelle heure les chats sont-ils réveillés
Un chat dort douze à seize heures par jour, et le creux se situe en plein milieu de l'après-midi. Si vous arrivez à 15 h un dimanche, vous trouverez cinq boules de poils immobiles sur des coussins en hauteur, et vous repartirez frustré. Les fins de matinée et le début de soirée, à l'approche des repas, sont bien plus animés.
Le jour compte aussi. En semaine, la salle est calme et les chats descendent plus volontiers vers les clients. Le samedi après-midi, entre le bruit et les allées et venues, ils prennent de la hauteur et n'en bougent plus. Un habitué des lieux vous dira la même chose : venez un mardi.
Ce qu'on y mange, ce qu'on n'y donne jamais
Les cartes restent simples : boissons chaudes et froides, pâtisseries maison, formules brunch ou salades le midi selon les adresses. Rien d'extraordinaire, et ce n'est pas le sujet. Vous payez surtout du temps passé dans une pièce avec des chats.
En revanche, faire glisser un bout de gâteau vers un chat n'est jamais un service à lui rendre. Le chocolat est toxique pour le chat comme pour le chien, l'oignon et l'ail détruisent ses globules rouges, le raisin est dangereux, et le xylitol des pâtisseries sans sucre n'a rien à faire près d'un animal. Les personnels le répètent toute la journée pour cette raison.
Des chats à adopter, parfois
La question revient à chaque visite. Selon les établissements, les chats sont des résidents permanents, choisis pour leur tolérance au bruit et aux inconnus, ou des pensionnaires confiés par une association en attente de famille. Les deux modèles existent à Paris. Renseignez-vous avant d'y aller si l'adoption fait partie de vos projets, et ne comptez pas repartir avec un chat le jour même : les associations imposent un entretien et un suivi.
Y aller avec des enfants
La plupart des adresses acceptent les enfants, souvent à partir d'un âge minimum, et certaines demandent qu'ils restent assis. C'est une contrainte utile : un chat qu'on poursuit se réfugie en hauteur et ne redescend plus de la séance. Expliquez avant d'entrer que le chat décide, qu'on ne le soulève pas et qu'on ne le suit pas sous les meubles. Le visiteur qui obtient un chat sur les genoux est presque toujours celui qui n'a rien demandé.
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