Découvrez les croquettes idéales pour nourrir votre Labrador et garantir sa santé et son bien-être
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Chez le Labrador, la quantité servie compte davantage que la marque inscrite sur le sac. Une étude de l'université de Cambridge publiée en 2016 a montré qu'une part importante des labradors porte une mutation du gène POMC qui brouille leur sensation de satiété : ces chiens ont faim en permanence, et cette particularité génétique explique pourquoi la race caracole en tête des statistiques de surpoids.
Autrement dit, vous pouvez acheter la meilleure croquette du marché et rendre votre chien obèse en six mois si la gamelle se remplit à vue de nez. L'inverse est vrai aussi : un aliment correct, pesé et ajusté tous les mois, donne un labrador en bon état. Ce qui suit part donc de la balance, avant de parler composition.
Évaluer l'état corporel sans balance
Les vétérinaires utilisent un score d'état corporel coté de 1 à 9, où 4 et 5 correspondent au poids idéal. Vous pouvez le faire vous-même en trente secondes, et c'est plus parlant qu'un chiffre sur un pèse-personne.
Posez les deux mains à plat sur la cage thoracique et appuyez légèrement. Vous devez sentir les côtes sous une fine couche de tissu, comme on sent les os du dos de sa main. Si vous devez appuyer pour les trouver, le chien est trop gros. Regardez ensuite le chien de dessus : une taille doit se dessiner en arrière des côtes. De profil, le ventre remonte vers l'aine au lieu de suivre une ligne horizontale.
Refaites ce test une fois par mois, toujours au même moment. C'est ce contrôle, et non le tableau imprimé sur le sac, qui décide de la ration du mois suivant.
Ce que la ration indiquée sur le paquet ne dit pas
Les tableaux de rationnement sont calculés pour un chien moyen d'activité moyenne, et ils surestiment souvent les besoins d'un labrador stérilisé ou d'un chien de famille qui marche une heure par jour. La stérilisation abaisse la dépense énergétique d'environ 20 à 30 % : un chien opéré à qui l'on continue de servir la même quantité prend du poids en quelques semaines, sans que rien d'autre n'ait changé.
Commencez donc plutôt en bas de la fourchette indiquée, puis ajustez par paliers de 10 % en fonction du score corporel mesuré chaque mois. Et pesez la ration à la balance de cuisine plutôt qu'au verre doseur : la densité des croquettes varie d'une recette à l'autre, un même gobelet peut contenir 30 grammes d'écart, soit une différence qui se voit au bout d'un trimestre.
Lire l'étiquette : trois lignes qui comptent
La réglementation européenne impose la liste des ingrédients et la composition analytique. Le reste, sur le devant du paquet, relève du marketing.
Les premiers ingrédients. Ils sont classés par ordre de poids décroissant. Une source animale nommée en tête, du type « poulet déshydraté 28 % », vaut mieux qu'une mention floue comme « viandes et sous-produits animaux », qui ne dit ni l'espèce ni la part. Attention au découpage des céréales : « maïs, gluten de maïs, farine de maïs » éclate un même ingrédient en trois lignes pour le faire descendre dans le classement.
Le taux de protéines. Entre 24 et 28 % de protéines pour un labrador adulte d'activité normale couvre correctement les besoins. Le chiffre brut compte moins que l'origine : une protéine animale digestible fait mieux qu'un taux élevé obtenu avec des pois et du gluten.
Les matières grasses. C'est le levier calorique principal. Autour de 12 à 14 % pour un chien de famille, jusqu'à 18 % pour un labrador de travail ou de chasse qui court plusieurs heures. Une croquette à 20 % de graisses servie à un chien de canapé, c'est le scénario du surpoids garanti.
Le chiot labrador, la phase où l'on se trompe le plus
Un chiot de race moyenne à grande grandit jusqu'à 12 à 15 mois, et sa croissance doit rester régulière plutôt que rapide. Un chiot poussé aux rations généreuses prend du poids plus vite que son squelette ne se consolide, ce qui augmente le risque de troubles ostéo-articulaires.
Deux points techniques méritent l'attention, et ils figurent sur l'étiquette. Le calcium doit se situer autour de 1 à 1,5 % de la matière sèche, avec un rapport calcium/phosphore proche de 1,2 pour 1. Surtout, on ne complémente jamais un chiot en calcium par-dessus un aliment complet : l'excès est aussi nocif que le manque, et c'est une erreur fréquente chez les propriétaires bien intentionnés.
Côté rythme, trois repas par jour jusqu'à quatre mois, puis deux repas jusqu'à l'âge adulte. Deux repas restent la règle chez l'adulte : un labrador qui reçoit toute sa ration en une fois l'engloutit en quarante secondes et reste sur sa faim le reste de la journée.
Ralentir un chien qui avale tout rond
La rapidité d'ingestion n'est pas qu'un détail de confort. Chez les races à poitrine profonde, elle compte parmi les facteurs de risque de dilatation torsion de l'estomac, une urgence vitale où l'estomac se remplit de gaz et pivote sur lui-même. Un abdomen qui gonfle, des tentatives de vomissement improductives, une agitation soudaine après un repas : c'est un appel immédiat à la clinique, pas une attente jusqu'au lendemain.
Les gamelles anti-glouton, à relief en labyrinthe, multiplient par deux ou trois la durée du repas pour une dizaine d'euros. Les distributeurs à faire rouler ou les tapis de fouille marchent aussi et occupent le chien mentalement, ce qui règle en partie le problème du labrador qui réclame en permanence. Évitez en revanche les gamelles surélevées, qui ont été associées dans certaines études à un risque accru de torsion chez les grandes races.
Quand l'alimentation seule ne suffit plus
Un labrador qui grossit malgré une ration pesée et une activité régulière mérite un bilan. L'hypothyroïdie, fréquente dans la race, ralentit le métabolisme et s'accompagne souvent d'un pelage terne, d'une peau épaissie et d'une frilosité inhabituelle. Elle se diagnostique par une prise de sang, et seul le vétérinaire peut la traiter.
Même chose pour les démangeaisons chroniques, les otites à répétition ou les troubles digestifs persistants que l'on attribue un peu vite à une allergie alimentaire. Les vraies allergies aux protéines alimentaires existent chez le chien, mais elles se confirment par un régime d'éviction mené avec un vétérinaire pendant six à huit semaines, pas en changeant de sac tous les mois au supermarché.
Enfin, méfiez-vous de ce qui tombe de la table. Le chocolat, le raisin et le raisin sec, l'oignon, l'ail et le xylitol présent dans les chewing-gums et certaines pâtisseries allégées sont toxiques pour le chien, parfois à petite dose. Un labrador ne fait pas le tri : il mange ce qui traîne, et c'est précisément pour cette raison qu'on ne laisse rien traîner.
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