Découvrez les croquettes spécialement conçues pour les chats sujets aux allergies

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Sommaire4 sections
  1. 01Se gratter ne veut pas dire allergie alimentaire
  2. 02Le régime d'éviction, le seul protocole qui tranche
  3. 03Lire une étiquette de croquettes « sensibles »
  4. 04Deux idées reçues à jeter

Acheter des croquettes hypoallergéniques avant d'avoir identifié l'allergène, c'est jouer à pile ou face avec l'argent et avec le confort du chat. L'allergie alimentaire vraie ne concerne qu'une minorité des chats qui se grattent, et le seul moyen reconnu de la confirmer reste un régime d'éviction mené strictement pendant huit semaines, suivi d'un retour à l'ancien aliment. Les croquettes viennent après ce protocole, pas à la place.

Se gratter ne veut pas dire allergie alimentaire

Chat tigré assis devant une gamelle de croquettes, vu de profil

Chez le chat, les démangeaisons chroniques ont trois grandes causes, et l'alimentation arrive loin derrière les deux autres. L'allergie aux piqûres de puces vient en tête, y compris chez des chats d'appartement dont le propriétaire jure n'avoir jamais vu une puce. L'atopie, c'est à dire la réaction aux allergènes de l'environnement, pollens, acariens, moisissures, suit de près. L'allergie alimentaire ferme la marche.

Les signes se ressemblent tous : léchage excessif du ventre ou des cuisses jusqu'à la calvitie, petites croûtes en grains de sable sur le dos, plaques rouges, grattage de la tête et du cou, parfois selles molles chroniques. Un indice tout de même : une démangeaison qui ne connaît pas de saison et qui touche la face et le cou oriente un peu plus vers l'alimentation. Un peu seulement.

Le régime d'éviction, le seul protocole qui tranche

Le principe est simple, son exécution beaucoup moins. Pendant huit semaines, le chat ne mange qu'un seul aliment, choisi parce qu'il ne contient aucune protéine qu'il ait déjà rencontrée. Deux options : une protéine dite nouvelle, canard, lapin, cheval, venaison, selon ce qu'il a mangé avant, ou un aliment à protéines hydrolysées, dont les chaînes sont fractionnées en fragments trop petits pour être reconnus par le système immunitaire.

Strictement veut dire strictement. Pas une friandise, pas un fond de gamelle du chien, pas de pâtée d'appoint, pas de comprimé aromatisé, pas de lait. Un seul écart hebdomadaire suffit à invalider les huit semaines. Pour un chat qui sort, il faut prévenir les voisins qui le nourrissent, et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit.

L'amélioration, quand elle vient, s'installe entre la quatrième et la huitième semaine. Vient ensuite l'étape que presque tout le monde saute : on redonne l'ancien aliment. Si les démangeaisons reviennent en quelques jours, le diagnostic est posé. Si rien ne revient, l'aliment n'était pas en cause et il faut chercher ailleurs.

Lire une étiquette de croquettes « sensibles »

Le mot hypoallergénique n'est pas protégé. Il figure sur des sacs dont la composition n'a rien de particulier. Ce qui compte tient en trois points.

  • Une liste courte et nommée. « Canard 45 % » est une information. « Viandes et sous produits animaux » n'en est pas une, et rend l'aliment inutilisable pour un régime d'éviction.
  • Des protéines hydrolysées pour les gammes vétérinaires : le degré d'hydrolyse détermine leur intérêt, et le vétérinaire sait lesquelles tiennent la route.
  • Pas de contamination croisée. Des analyses ont montré que des aliments du commerce contiennent des protéines non déclarées sur l'étiquette. Pendant la phase de test, une gamme vétérinaire fabriquée sur ligne dédiée reste le choix le plus sûr.

Côté marques grand public, Ultra Premium Direct, Ziggy, Caats ou Pro Nutrition proposent des recettes à liste d'ingrédients courte, parfois mono protéine, y compris à base d'insectes. Ces aliments conviennent très bien à un chat dont l'allergène est déjà identifié. Ils ne remplacent pas un aliment de test tant que le diagnostic n'est pas fait.

Deux idées reçues à jeter

La première : faire tourner les sources de protéines tous les deux ou trois mois pour « éviter » qu'une allergie s'installe. Cela ne prévient rien, et cela grille méthodiquement toutes les protéines nouvelles disponibles. Le jour où un régime d'éviction devient nécessaire, il ne reste plus rien à proposer au chat, et il faut se rabattre sur un hydrolysat. Pour un chat allergique confirmé, on garde au contraire l'aliment qui marche.

La seconde : le sans céréales comme réponse universelle. Un chat réagit à une protéine, et le gluten de blé est un allergène anecdotique dans cette espèce. Beaucoup de recettes sans céréales contiennent d'ailleurs du poulet ou du poisson, c'est à dire les suspects habituels.

Un dernier point qui relève du bon sens plutôt que du produit : un chat qui se lèche jusqu'à s'arracher le poil souffre. Le vétérinaire peut soulager la démangeaison pendant l'enquête, avec des traitements adaptés à l'espèce. On ne lui donne jamais d'antihistaminique humain de sa propre initiative, la marge entre l'inefficace et le toxique est trop mince chez le chat.

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