Découvrez quels aliments sont bénéfiques pour la santé de votre compagnon canin

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Sommaire5 sections
  1. 01Trois chiffres avant de choisir une gamelle
  2. 02Croquettes : lire l’étiquette, pas l’emballage
  3. 03La ration ménagère demande un calcul, pas de la bonne volonté
  4. 04Les extras qui passent, et dans quelles proportions
  5. 05L’alimentation mixte, à condition de compter

Aucun aliment ne rend un chien en bonne santé à lui seul. Ce qui compte, c’est l’équilibre de la ration complète sur la semaine, et le fait qu’elle ne contienne rien de toxique. Un chien nourri correctement, c’est d’abord un chien à qui on n’a pas donné de chocolat, d’oignon, de raisin ni de chewing-gum au xylitol, et ensuite un chien dont la gamelle couvre ses besoins en protéines, en calcium et en acides gras.

Trois chiffres avant de choisir une gamelle

Chien assis devant une gamelle de croquettes, viande fraîche et légumes coupés

L’âge, le poids et le niveau d’activité déterminent presque tout. Un chiot de grande race en croissance a des besoins en calcium et en phosphore très encadrés, et un excès nuit autant qu’un manque : c’est le seul cas où improviser une ration maison sans calcul se paie en problèmes articulaires à l’âge adulte. Un chien adulte stérilisé et peu actif brûle en revanche nettement moins qu’on ne le croit, souvent 20 à 30 pour cent de moins qu’avant l’opération, et la quantité doit baisser en conséquence.

Le meilleur indicateur reste le corps du chien, pas la balance. On doit sentir les côtes sous les doigts sans appuyer, voir une taille marquée vue de dessus, et une ligne du ventre qui remonte de profil. Si les côtes ne se sentent plus, la ration est trop importante, quelle que soit la marque.

Croquettes : lire l’étiquette, pas l’emballage

Les croquettes restent l’option la plus simple à équilibrer, parce que le fabricant a fait le calcul à votre place. Encore faut-il regarder la composition. Les ingrédients sont listés par ordre de poids décroissant : une première ligne qui annonce une source animale identifiée, et une teneur en protéines cohérente avec l’âge du chien, valent mieux qu’un sac couvert de photos de légumes.

Deux idées reçues méritent d’être corrigées. La croquette ne nettoie pas les dents : seules certaines formules dentaires, plus grosses et à texture spécifique, ont un effet mesuré sur le tartre, et elles ne remplacent pas le brossage. Quant aux formules sans céréales bourrées de pois, lentilles et pois chiches, elles ont fait l’objet d’une enquête de la FDA américaine à partir de 2018 sur un lien possible avec des cardiomyopathies dilatées chez le chien. Le dossier n’est pas clos, mais le « sans céréales » n’est pas en soi un gage de qualité et n’a d’intérêt que chez un chien intolérant, diagnostiqué comme tel.

La ration ménagère demande un calcul, pas de la bonne volonté

Cuisiner pour son chien fonctionne très bien, à une condition : que la recette soit établie par un vétérinaire nutritionniste. Les rations maison composées au feeling sont presque toujours déséquilibrées, le plus souvent en calcium, en vitamine D et en iode. Le chien tient six mois sans rien montrer, puis les carences apparaissent, et elles sont longues à rattraper.

Une ration classique combine une source de protéines animales, une source d’amidon cuit, des légumes cuits, une huile végétale pour les acides gras, et un complément minéral et vitaminé. La viande se donne cuite : le cru expose l’animal et le foyer à la salmonelle et à la campylobactériose, un risque réel dans une maison avec de jeunes enfants ou une personne immunodéprimée.

  • Viandes et poissons cuits : poulet, dinde, bœuf maigre, sardine ou maquereau une à deux fois par semaine pour les oméga 3.
  • Légumes cuits : carotte, courgette, haricot vert, potiron. Jamais d’oignon, de poireau, d’échalote ni d’ail, y compris dans un reste de plat mijoté.
  • Amidon bien cuit : riz, pâtes, pomme de terre cuite. La pomme de terre crue et sa peau verte ne se donnent pas.
  • Complément minéral et vitaminé : la seule partie qu’on n’improvise pas.

Les extras qui passent, et dans quelles proportions

Les friandises et les restes de table ne devraient pas dépasser 10 pour cent de l’apport quotidien. Au-delà, ils déséquilibrent la ration principale, même quand chaque morceau pris isolément est inoffensif. Une pomme sans pépins, un morceau de carotte crue, un peu de courgette cuite, quelques haricots verts : ce sont des récompenses à faible densité calorique, pratiques pour un chien au régime.

Deux précisions utiles. Le lait de vache passe mal chez beaucoup de chiens adultes, qui digèrent mal le lactose et le paient en diarrhée. Et les os cuits sont dangereux : ils éclatent en esquilles capables de perforer le tube digestif. Un os cru charnu, sous surveillance et adapté à la taille du chien, ne pose pas le même problème, mais il n’a rien à voir avec la carcasse de poulet du dimanche.

L’alimentation mixte, à condition de compter

Alterner maison et industriel se pratique, mais l’erreur la plus courante consiste à servir une ration ménagère complète le soir en plus d’une dose normale de croquettes le matin. Le chien reçoit alors une fois et demie ses besoins. Si vous mélangez, chaque portion doit être réduite à due proportion, et le complément minéral de la partie maison recalculé.

Un dernier repère qui vaut mieux que n’importe quelle marque : un chien correctement nourri a des selles moulées et régulières, un pelage dense, un poids stable d’un mois sur l’autre et de l’énergie en fin de journée. Quand l’un de ces quatre points bouge sans raison, c’est le moment d’en parler au vétérinaire plutôt que de changer de sac au hasard.

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