Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur les adorables Shih Tzus

plongez dans l'univers des shih tzus ! découvrez leurs caractéristiques, conseils d'élevage, astuces de soins et tout ce qu'il faut savoir pour bien accueillir ces adorables compagnons à quatre pattes dans votre foyer.
Sommaire8 sections
  1. 01Du Tibet aux salons européens
  2. 02Gabarit : petit, mais pas fragile
  3. 03Le pelage, la vraie charge de travail
  4. 04Museau court : ce que ça change vraiment
  5. 05Caractère : câlin, têtu, et bavard si on le laisse faire
  6. 06Alimentation : le piège de l'embonpoint
  7. 07Yeux et oreilles, les deux points à surveiller
  8. 08Ce qu'on demande à un éleveur

Un Shih Tzu demande dix à quinze minutes de brossage par jour et un museau court qui supporte mal la chaleur : ce sont les deux vraies contraintes de la race, et il vaut mieux les avoir pesées avant de craquer sur la bouille. Le reste, caractère et gabarit, tient dans un mouchoir de poche.

Du Tibet aux salons européens

Shih Tzu au long pelage clair assis, museau court et yeux ronds foncés

Le nom se traduit par chien-lion, en référence aux gardiens de temple sculptés dans la pierre. La race s'est fixée au Tibet, puis a été offerte à la cour impériale chinoise, où l'impératrice Cixi en tenait un élevage à la fin du XIXe siècle. Les premiers sujets arrivent en Europe dans les années 1930, par la Norvège et le Royaume-Uni, à partir d'une poignée de reproducteurs. La base génétique de départ était étroite, ce qui explique en partie la récurrence de certains problèmes oculaires et rénaux dans la race aujourd'hui.

Gabarit : petit, mais pas fragile

Le standard le plafonne à 27 centimètres au garrot, pour un poids de 4,5 à 8,1 kilos. C'est un petit chien lourd pour sa taille, compact, bien planté sur ses pattes, avec une ossature qui n'a rien à voir avec celle d'un chihuahua. Un Shih Tzu qui pèse 9 kilos n'est pas un grand Shih Tzu, c'est un Shih Tzu en surpoids.

La tête est ronde, les yeux grands, foncés et saillants, le museau très court, les oreilles longues et tombantes noyées dans la frange. Toutes les couleurs sont admises, du blanc au noir en passant par le doré et le gris; la marque blanche en tête et au bout de la queue est recherchée en exposition, sans aucune conséquence sur le chien.

Le pelage, la vraie charge de travail

Le Shih Tzu n'a presque pas de sous-poil et ne mue pas comme un berger allemand : le poil mort ne tombe pas, il reste pris dans la masse. Sans brossage, il feutre. Et un chien feutré ne se démêle pas, il se tond, parfois à ras, parfois sous sédation quand la peau est déjà irritée dessous.

Le geste correct consiste à brosser par couches, en soulevant le poil et en travaillant de la racine vers la pointe, pas en glissant une brosse sur le dessus. Les zones qui feutrent en premier sont toujours les mêmes : derrière les oreilles, sous les aisselles, à l'arrière des cuisses, autour du collier. Si vous n'avez pas envie de ce rendez-vous quotidien, prenez le chien en coupe courte dès le départ et assumez-le. C'est un choix de confort, pas une trahison.

Museau court : ce que ça change vraiment

Le Shih Tzu est un brachycéphale. Ses voies respiratoires supérieures sont comprimées dans une face raccourcie, ce qui réduit sa capacité à se refroidir par halètement. Un chien se rafraîchit en faisant circuler de l'air sur des muqueuses humides; quand le circuit est court et étroit, le système sature vite.

Certains sujets ronflent, régurgitent après le repas ou fatiguent après dix minutes de marche : ce sont des signes de syndrome brachycéphale, qui se corrigent chirurgicalement dans les cas marqués. Le sujet se discute avec un vétérinaire, pas sur un forum. Chez un éleveur, un chiot dont les parents respirent bruyamment au repos est un mauvais signal.

Caractère : câlin, têtu, et bavard si on le laisse faire

Le Shih Tzu est un chien de compagnie au sens strict du terme : il a été sélectionné pendant des siècles pour tenir sur les genoux de quelqu'un. Il cherche le contact, dort contre vous, vous suit aux toilettes. Il s'entend bien avec les enfants à condition que les enfants aient appris qu'un chien qui dort ne se réveille pas.

Il est aussi remarquablement têtu. L'éducation passe par des séances courtes, trois à cinq minutes, avec de la récompense alimentaire, et certainement pas par le rapport de force. Deux écueils reviennent chez cette race : l'aboiement d'appel, qu'on renforce sans le vouloir en cédant, et l'anxiété de séparation, parce qu'un chien jamais laissé seul les trois premiers mois ne saura pas l'être ensuite. Habituez-le tôt à des absences de quelques minutes, puis d'une heure.

Côté dépense, deux sorties de vingt à trente minutes par jour suffisent, plus un peu de jeu à la maison. Ce n'est pas un chien de randonnée par 30 °C, mais ce n'est pas non plus un coussin : il marche volontiers et il aime flairer.

Alimentation : le piège de l'embonpoint

On lit souvent que le Shih Tzu a un métabolisme rapide. C'est faux, et c'est même l'inverse du problème réel : la race figure parmi celles qui prennent du poids le plus facilement, parce qu'elle dépense peu et qu'elle sait très bien réclamer. Un Shih Tzu de 6 kilos mange l'équivalent d'une petite tasse de croquettes par jour, pesée à la balance de cuisine, friandises incluses dans le compte.

Vous devez sentir les côtes sous une fine couche de gras, sans appuyer, et voir une taille marquée vu de dessus. Si ce n'est pas le cas, retirez 10 % de la ration et refaites le point dans un mois. Le surpoids aggrave tout le reste chez un brachycéphale : la respiration, les articulations, la chaleur.

Yeux et oreilles, les deux points à surveiller

Les yeux sont grands, peu protégés par une arcade, et les poils du front viennent frotter la cornée. Une frange relevée en couette ou coupée court évite bien des ulcères. Un œil qui coule, qui se ferme à moitié ou que le chien frotte contre le tapis se montre au vétérinaire dans la journée : un ulcère cornéen non traité peut perforer en quarante-huit heures.

Les oreilles tombantes, elles, ferment le conduit et gardent l'humidité. Un coup d'œil hebdomadaire, un nettoyage avec une solution auriculaire vétérinaire quand c'est sale, et rien d'autre : pas de coton-tige, qui pousse les débris vers le tympan.

Ce qu'on demande à un éleveur

Voir la mère et le lieu de vie des chiots, exiger le pedigree LOF si la race est annoncée comme telle, demander les résultats de dépistage oculaire des parents et savoir si la lignée a connu des cas de calculs rénaux ou de luxation de rotule. Un éleveur qui répond précisément à ces questions, y compris quand la réponse est gênante, vaut mieux qu'un chiot moins cher livré sur un parking.

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