Le Bengal un excellent compagnon pour toute la famille

De taille moyenne à grande, il est connu pour être un chat facile à vivre. C'est le parfait compagnon de vie pour toute la famille
Sommaire5 sections
  1. 01Une race née d'un croisement, pas d'un hasard
  2. 02Ce qu'on voit sur la robe
  3. 03Un chat qui ne s'occupe pas tout seul
  4. 04Ce qu'il mange, et ce qu'il ne doit jamais manger
  5. 05Santé et entretien

Un Bengal coûte entre 1 000 et 3 000 euros à l'achat, et la vraie question n'est pas le prix : c'est de savoir si votre logement peut absorber un chat qui a besoin de grimper, de chasser et de mouiller ses pattes tous les jours.

La robe tachetée fait vendre. Elle attire des adoptants qui cherchent un léopard miniature et se retrouvent, trois mois plus tard, avec un animal qui ouvre les placards et hurle à six heures du matin parce que personne ne joue avec lui. Le Bengal est un excellent chat de famille, sociable et sans agressivité malgré son ascendance. C'est aussi l'un des plus exigeants en activité parmi les races courantes en France.

Une race née d'un croisement, pas d'un hasard

Le Bengal descend d'un croisement volontaire entre le chat léopard du Bengale, petit félin sauvage d'Asie, et le chat domestique. Jean Mill, éleveuse américaine formée à la génétique, réalise ses premiers croisements au début des années 1960 en Californie, puis reprend le programme dans les années 1970 avec des femelles hybrides issues des travaux du docteur Willard Centerwall, à l'université de Loma Linda. Les fiches qui situent l'origine de la race en Arizona se trompent d'Etat : le programme est californien.

La TICA enregistre la race en 1983 et lui accorde le statut de championnat en 1991. En France, les premières portées arrivent au début des années 1990. Les sujets encore proches de l'ancêtre sauvage ne sont pas admis en exposition : il faut au minimum quatre générations d'écart avec le chat léopard, ce que l'on note F4 ou G4. Les fiches qui parlent de cinquième génération sont plus strictes que le règlement, mais la précaution reste saine : un chaton de première ou deuxième génération est un hybride, avec le tempérament et le statut juridique qui vont avec.

Ce qu'on voit sur la robe

Le poil est court, dense et étrangement soyeux au toucher, presque glissant. Deux motifs coexistent au standard : le spotted, tacheté, avec ses rosettes à deux tons héritées du félin sauvage, et le marbled, aux dessins en volutes horizontales. Certains sujets présentent un glitter, reflet doré sur la pointe du poil. La tête est petite par rapport au corps, les oreilles courtes et arrondies, les yeux grands et ovales.

Un adulte pèse de 4 à 7 kg, les mâles étant nettement plus lourds. La silhouette est longue, basse à l'avant, haute à l'arrière, d'où cette démarche d'épaule qu'on repère à dix mètres.

Chat Bengal à la robe tachetée de rosettes brunes, en position d'affût

Un chat qui ne s'occupe pas tout seul

Le Bengal transforme sa curiosité en chantier dès qu'il s'ennuie. Il apprend en quelques séances à rapporter une balle, à marcher en harnais, à répondre à son nom. Il grimpe au sommet des bibliothèques, teste les poignées, s'intéresse à l'eau avec une insistance qui surprend : robinet, douche, gamelle renversée méthodiquement.

Cette énergie se canalise. Trente minutes de jeu actif par jour, en deux ou trois séances, suffisent à obtenir un chat calme le reste du temps. Les gamelles ludiques qui obligent à travailler pour manger valent mieux qu'une assiette pleine laissée au sol. Attaché à son groupe social, il vit souvent mieux à deux, y compris avec un chien, sujet sur lequel notre article consacré aux jeux partagés entre chien et chat donne des pistes concrètes.

Ce qu'il mange, et ce qu'il ne doit jamais manger

Un chat actif de cette carrure a besoin d'une alimentation nettement carnée et d'un apport d'eau suffisant. La ration se pèse : le Bengal est vorace et prend du poids sans que sa silhouette le laisse deviner tout de suite.

Son goût pour tout ce qui traîne sur le plan de travail mérite une vigilance particulière. Chocolat, oignon, ail, raisin et xylitol figurent parmi les aliments toxiques pour le chat, et un Bengal qui ouvre les placards y accède plus facilement qu'un autre. En cas d'ingestion suspectée, on appelle le vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire immédiatement, sans attendre les symptômes et sans tenter de faire vomir l'animal soi-même. La liste complète est détaillée dans notre page sur les aliments dangereux pour les chats.

Santé et entretien

La race est solide, avec quelques prédispositions connues sur lesquelles les éleveurs sérieux testent : la cardiomyopathie hypertrophique, suivie par échographie cardiaque des reproducteurs, la neuropathie distale, le syndrome du thorax plat chez le nouveau-né, une forme d'atrophie rétinienne progressive propre à la race et le déficit en pyruvate kinase, ces deux derniers dépistables par test ADN. Demandez les résultats, ils sont écrits.

L'entretien courant ne prend pas de temps : brossage hebdomadaire, contrôle des oreilles, griffes coupées toutes les trois ou quatre semaines. Prévoyez des griffoirs solides et nombreux, sinon c'est le canapé qui fait l'affaire.

Vu de loin, le Bengal ressemble à un objet de décoration. De près, c'est un chat de travail à qui il faut donner du grain à moudre tous les jours, ce qui le distingue nettement des chats domestiques plus casaniers.

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