Les aliments à éviter pour la santé des rats domestiques

découvrez les aliments à éviter pour garantir la santé optimale de vos rats domestiques. apprenez quels choix alimentaires peuvent nuire à leur bien-être et comment offrir une alimentation équilibrée pour une vie saine et heureuse.
Sommaire7 sections
  1. 01Les toxiques qui ne souffrent aucune exception
  2. 02Ce qui n'est dangereux que cru
  3. 03Les agrumes, une affaire de sexe
  4. 04Sel, sucre et gras : le vrai tueur lent
  5. 05Le lait, un malentendu
  6. 06Surveiller la maison autant que la gamelle
  7. 07Si le rat a avalé quelque chose : ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas

Un rat ne peut pas vomir : le sphincter qui ferme son estomac est trop puissant et le réflexe de régurgitation lui manque. Tout ce qu'il avale reste, jusqu'au bout. Ce détail d'anatomie rend la liste des aliments interdits plus sérieuse chez lui que chez un chien, et il interdit de tenter quoi que ce soit à la maison quand l'accident est arrivé.

Deux rats domestiques bruns et blancs près d'une coupelle de nourriture

Le rat n'éructe pas davantage. Une gorgée de soda laissée au fond d'un verre sur la table basse n'a donc aucune voie de sortie, ce qui vaut aux boissons gazeuses de figurer sur toutes les listes d'interdits sérieuses.

Les toxiques qui ne souffrent aucune exception

Une poignée d'aliments sont dangereux par nature, pas par excès. Le chocolat arrive en tête : la théobromine qu'il contient s'élimine très lentement chez les rongeurs, et le chocolat noir en concentre plusieurs fois plus que le chocolat au lait. Un carré tombé de la table et récupéré par un rat de 400 grammes n'est pas un incident anodin.

La caféine appartient à la même famille de molécules et provoque les mêmes effets sur le cœur et le système nerveux : café, thé, sodas au cola, boissons énergisantes, restes de marc. L'alcool, sous toutes ses formes, y compris la pâte à gâteau parfumée au rhum, est à ranger au même endroit.

Le xylitol mérite une mention à part parce qu'il se cache : chewing-gums sans sucre, pastilles à la menthe, certains beurres de cacahuète allégés, quelques dentifrices. C'est un édulcorant dont la dangerosité chez les mammifères de compagnie est documentée, et un rat n'a aucune marge de sécurité au vu de son poids.

Viennent ensuite l'oignon et l'ail, crus ou cuits, qui abîment les globules rouges et peuvent provoquer une anémie, l'avocat, dont la persine est toxique pour les rongeurs et les oiseaux, et le raisin, frais ou sec. Sur ce dernier point, le conseil qu'on lit un peu partout de donner quelques grains en récompense ne tient pas : le raisin est documenté comme toxique chez les animaux de compagnie, et rien ne justifie d'en offrir à un animal qui pèse moins d'un demi-kilo.

Ce qui n'est dangereux que cru

Plusieurs végétaux courants deviennent inoffensifs à la cuisson et posent problème crus. Les haricots secs crus contiennent une lectine qui détruit les globules rouges et bloque l'absorption de certains nutriments : un haricot blanc sec ramassé au sol suffit à faire une mauvaise soirée. La pomme de terre crue, surtout si elle verdit ou germe, apporte de la solanine. La patate douce crue figure sur les listes d'éviction des associations de propriétaires de rats pour des raisons voisines.

Ajoutez les feuilles de rhubarbe, très chargées en oxalates, et les noyaux de pêche, d'abricot, de cerise ou de prune, ainsi que les pépins de pomme, qui libèrent des composés cyanogènes quand ils sont broyés. La chair du fruit ne pose pas de problème, c'est le noyau qu'on retire avant de servir.

La viande et l'œuf suivent la même règle : crus, ils apportent un risque bactérien et une protéine du blanc qui capte la biotine ; cuits, ce sont d'excellents apports ponctuels.

Les agrumes, une affaire de sexe

Le conseil « pas d'agrumes » circule partout sans son mode d'emploi. Ce qui est en cause n'est pas la vitamine C ni l'acidité, mais le d-limonène concentré dans l'écorce et l'essence d'orange. Chez le rat mâle, cette molécule se lie à une protéine urinaire spécifique de l'espèce et a été associée à des lésions puis à des tumeurs rénales. Les femelles ne produisent pas cette protéine et ne sont pas concernées de la même façon.

Conséquence pratique : quelques quartiers d'orange ou de mandarine bien pelés ne mettent pas une femelle en danger, tandis que l'écorce, le zeste et tout ce qui sent l'essence d'agrume n'ont rien à faire dans la cage d'un mâle. Le jus d'orange industriel, sucré et acide, ne présente de toute façon aucun intérêt.

Sel, sucre et gras : le vrai tueur lent

Les intoxications font peur, mais ce qui raccourcit réellement la vie d'un rat de compagnie tient en trois mots : trop salé, trop sucré, trop gras. Chips, biscuits apéritifs, charcuterie, fromage industriel et plats préparés cumulent souvent les trois. Un rat est petit : quelques grammes de chips représentent pour lui ce qu'un paquet entier représente pour nous, et ses reins encaissent mal.

Le sucre fait le même travail par un autre chemin. Les rats grossissent vite, et les lignées de compagnie sont déjà prédisposées aux tumeurs mammaires. Les friandises du commerce à base de miel et de graines collées valent rarement mieux qu'un morceau de pâtes complètes cuites.

Le lait, un malentendu

Le lait de vache n'empoisonne pas un rat, il le fait mal digérer. Passé le sevrage, la lactase diminue et le lactose fermente : selles molles, ballonnements, inconfort. Un rat qui a bu du lait ne relève pas de l'urgence, il relève d'une nuit désagréable. Un peu de yaourt nature ou de fromage à pâte dure, dont le lactose a été largement transformé, passe chez la plupart des animaux : une demi-cuillère à café, pas tous les jours, et on regarde les crottes le lendemain.

Surveiller la maison autant que la gamelle

La plupart des accidents ne viennent pas de ce qu'on donne, mais de ce qu'on laisse traîner pendant la sortie quotidienne. Un rat en liberté dans le salon inspecte les poubelles, les sacs de courses posés au sol, les cendriers, les plantes vertes et les tables basses. Les plantes d'intérieur les plus courantes (dieffenbachia, philodendron, ficus, lys) n'ont rien à faire à portée d'un rongeur en vadrouille.

Les rats stockent aussi : une noisette cachée sous la litière trois semaines durant développe des moisissures dont certaines produisent des toxines. Videz les caches une fois par semaine.

Si le rat a avalé quelque chose : ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas

On ne fait pas vomir un rat. Ni au sel, ni à l'eau oxygénée, ni par aucun des procédés qu'on lit pour le chien : c'est anatomiquement impossible et toute tentative aggrave la situation. On ne donne pas non plus de médicament humain, y compris ceux qui paraissent inoffensifs.

La bonne réaction tient en trois gestes. Retirer ce qui reste et le garder, emballage compris, parce que la composition exacte oriente le vétérinaire. Noter l'heure et la quantité estimée, même approximative. Appeler dans la foulée un vétérinaire habitué aux nouveaux animaux de compagnie ou un centre antipoison vétérinaire, sans attendre l'apparition de symptômes : chez un animal de cette taille, le délai utile se compte en heures, pas en jours.

Les signes qui imposent une consultation immédiate : respiration bruyante ou accélérée, abattement, animal replié en boule, tremblements, salivation inhabituelle, ventre tendu, absence de crottes pendant plusieurs heures. Un rat cache la douleur jusqu'au dernier moment, si bien que le jour où l'on voit quelque chose il est déjà tard.

Voir la vidéo sur YouTube

Résumer cet article avec :

Partager :