L'importance cruciale d'une alimentation de qualité pour le bien-être du Cane Corso

découvrez pourquoi une alimentation de qualité est essentielle pour assurer le bien-être et la santé optimale de votre cane corso. apprenez aux bienfaits nutritionnels adaptés à cette race robuste, afin de favoriser sa croissance, son énergie et sa longévité.
Sommaire7 sections
  1. 01Ce que l'étiquette dit vraiment, et dans quel ordre
  2. 02Viande fraîche ou farine de viande : le faux débat
  3. 03Premium, holistique, naturel : des mots sans définition
  4. 04Sans céréales : une mode qui a mal vieilli
  5. 05Le seul calcul qui compte : le prix par jour
  6. 06Juger un aliment demande six à huit semaines
  7. 07Les restes de table, un poste à traiter à part

Entre une croquette à 2,50 euros le kilo et une à 7 euros, l'écart de composition n'est pas toujours celui que suggère le paquet. Pour un Cane Corso qui vide 12 à 15 kg par mois, apprendre à lire une étiquette représente plusieurs centaines d'euros par an, et une partie de sa santé articulaire et digestive.

Ce que l'étiquette dit vraiment, et dans quel ordre

Cane Corso gris assis dans un salon, regard tourné vers son maître

Deux blocs comptent sur un sac vendu en Europe, encadrés par le règlement 767/2009 : la liste des composants et les constituants analytiques. Les composants sont classés par poids décroissant, ce qui rend le premier de la liste très informatif. Les constituants donnent les pourcentages de protéine brute, matières grasses brutes, cellulose brute, cendres brutes et humidité. Tout le reste, images de poulet fermier comprises, relève du graphisme.

Un fabricant a le droit de déclarer ses ingrédients par catégorie, du type viandes et sous-produits animaux, sans préciser l'espèce. Ce n'est pas illégal, mais cela signifie que la recette peut changer d'un lot à l'autre selon le cours des matières premières. Pour un chien sensible du tube digestif, c'est un défaut réel : la composition déclarée par espèce, poulet, agneau, saumon, vaut mieux, parce qu'elle est stable.

Ces fourchettes ne sont pas des notes. Une croquette à 32 % de protéines n'est pas meilleure qu'une à 26 % : elle est juste plus concentrée, et pour un chien de 50 kg peu actif, cet excédent finit surtout en azote dans le jardin.

Viande fraîche ou farine de viande : le faux débat

La mention viande de poulet fraîche 30 % en tête de liste impressionne, jusqu'au moment où l'on se souvient que la viande fraîche contient environ 70 % d'eau et que l'extrusion la fait s'évaporer. Ces 30 % pèsent donc autour de 9 % dans la croquette finie. La farine de poulet, elle, est déjà déshydratée : 20 % de farine apportent plus de protéines animales que 30 % de viande fraîche. Les bons sacs indiquent la proportion de viande fraîche et le taux de protéines d'origine animale sur le total. C'est ce second chiffre qui compte.

Premium, holistique, naturel : des mots sans définition

Aucun de ces termes n'a de statut réglementaire en alimentation animale. Un fabricant peut écrire premium sur n'importe quel sac. Les seules mentions qui engagent juridiquement sont celles qui portent un chiffre ou une espèce : un pourcentage d'ingrédient, une allégation nutritionnelle, la mention aliment complet. Le reste est de la publicité, et sur ce point le calcul du consommateur ne tient pas : on paie souvent la promesse, pas la recette.

Un dernier réflexe utile : vérifier que le sac porte la mention aliment complet pour chien adulte de grande taille, ou pour chiot de grande taille selon l'âge. Un aliment dit complémentaire, y compris certaines pâtées appétissantes, ne couvre pas les besoins à lui seul et n'a pas vocation à remplir la gamelle.

Sans céréales : une mode qui a mal vieilli

Le sans céréales s'est imposé au milieu des années 2010 sur l'idée que le chien, descendant du loup, digérerait mal l'amidon. L'argument est fragile : le chien domestique possède plusieurs copies du gène de l'amylase pancréatique, ce qui lui permet de digérer l'amidon cuit bien mieux qu'un loup. En juillet 2018, la Food and Drug Administration américaine a publié une alerte après des signalements de cardiomyopathie dilatée chez des chiens nourris avec des rations sans céréales riches en pois, lentilles et légumineuses. L'enquête, poursuivie jusqu'en 2022, n'a pas établi de lien de cause à effet et n'a pas conclu.

La vraie question derrière les allergies est souvent ailleurs. Chez le chien, les réactions alimentaires visent dans la grande majorité des cas une protéine, boeuf, poulet ou produits laitiers en tête, pas l'amidon. Changer de source animale a donc plus de chances de servir que retirer les céréales.

Le seul calcul qui compte : le prix par jour

Une croquette dense se donne en moindre quantité. Un sac à 5 euros le kilo, dosé à 450 g par jour, revient à 2,25 euros quotidiens. Un sac à 2,80 euros le kilo, moins concentré, qui demande 650 g pour couvrir les mêmes besoins, revient à 1,82 euro. L'écart existe, mais il est deux fois plus petit que celui des prix au kilo. Sur un an, on parle d'environ 150 euros de différence, à comparer au prix d'une radiographie de hanches ou d'une consultation de dermatologie.

Juger un aliment demande six à huit semaines

Le sac se juge sur trois signes observables. Les selles d'abord : deux à trois émissions par jour, moulées, ramassables d'un seul geste. Le pelage ensuite, qui met six à huit semaines à traduire un changement alimentaire, le temps que le poil pousse. Le poids enfin, mesuré tous les mois. Une croquette qui laisse un chien avec des selles molles au bout d'un mois plein, après une transition correcte, ne lui convient pas, quel que soit son prix.

L'eau fait partie de l'équation et passe souvent à la trappe. Un chien nourri exclusivement aux croquettes boit environ 60 ml par kilo et par jour, soit près de 3 litres pour un mâle de 50 kg. Une gamelle d'eau propre, renouvelée deux fois par jour et placée à distance de celle des repas, fait autant pour ses reins que le choix de la marque.

Les restes de table, un poste à traiter à part

Compléter une bonne croquette avec la fin des assiettes annule une partie du travail. Le problème n'est pas seulement calorique. Plusieurs aliments courants de nos cuisines sont toxiques pour le chien : le chocolat, l'oignon et l'ail sous toutes leurs formes, y compris cuits ou en poudre, le raisin frais et sec, et le xylitol présent dans les chewing-gums, certaines pâtisseries allégées et certains beurres de cacahuète. Les os cuits, eux, se fendent en esquilles et perforent le tube digestif.

Si le chien avale l'un de ces produits, on appelle son vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire tout de suite, avec le poids du chien et la quantité estimée, sans attendre l'apparition des symptômes et sans tenter de le faire vomir de sa propre initiative. Pour le reste, une carotte crue ou un morceau de pomme sans pépins font des récompenses honnêtes à moins de dix calories.

Résumer cet article avec :

Partager :