Que faire si votre chat mange de l'herbe : conseils et solutions

découvrez des conseils pratiques et des solutions pour aider votre chat qui mange de l'herbe. apprenez les raisons derrière ce comportement, les risques potentiels et comment garantir la santé de votre compagnon félin tout en satisfaisant ses besoins naturels.
Sommaire4 sections
  1. 01Le danger n'est pas l'herbe, ce sont les autres plantes
  2. 02Faire pousser de l'herbe à chat, pour de bon
  3. 03Pour un chat qui sort, la question devient chimique
  4. 04Quand ça cesse d'être normal

Un chat qui broute quelques brins d'herbe puis les régurgite ne fait rien d'anormal, et surtout rien de médical : l'idée que l'herbe soit un vermifuge naturel ou un remède que le chat s'administrerait tout seul ne tient pas. Le vrai sujet n'est pas l'herbe, c'est ce qu'il mâchonne quand il n'en trouve pas, parce que la moitié des plantes d'un salon lui sont toxiques.

Commençons par la question qui inquiète. Des études d'observation menées sur plusieurs centaines de chats donnent des chiffres convergents : la grande majorité des chats mangent régulièrement des végétaux, et seule une minorité vomit ensuite. Le vomissement n'est donc pas le but de la manoeuvre, il en est un effet secondaire occasionnel. Un chat qui vomit systématiquement après avoir brouté mérite un examen, non parce que l'herbe est dangereuse, mais parce qu'un estomac qui réagit à ce point a souvent autre chose.

Le danger n'est pas l'herbe, ce sont les autres plantes

Chat tigré en train de mâchonner des brins d'herbe verte dans un jardin

Le chat qui n'a pas d'herbe à disposition se rabat sur ce qu'il trouve, et ce qu'il trouve dans un appartement est rarement inoffensif. En tête de liste, le lys. Toutes les parties du lys vrai et de l'hémérocalle sont toxiques pour le chat : la fleur, la feuille, la tige, le pollen, et même l'eau du vase. Quelques grains de pollen léchés sur le pelage suffisent à déclencher une insuffisance rénale aiguë. Il n'existe pas de dose sans risque, et le pronostic dépend directement de la rapidité de la prise en charge.

D'autres plantes courantes posent problème sans être aussi brutales : dieffenbachia, philodendron, monstera et pothos provoquent une irritation violente de la bouche à cause de leurs cristaux d'oxalate. Le poinsettia, souvent cité, reste modéré. L'if et le laurier-rose, eux, sont franchement dangereux. Dans le doute sur une plante, photographiez-la et appelez un centre antipoison vétérinaire plutôt qu'un forum.

Faire pousser de l'herbe à chat, pour de bon

Un bac d'herbe maison coûte moins de trois euros et règle le problème. On sème de l'orge, du blé ou de l'avoine dans une coupelle de terreau, on arrose, et les pousses sont utilisables en une semaine environ. On renouvelle le semis toutes les deux à trois semaines, parce qu'une touffe jaunie que le chat continue de brouter développe des moisissures.

Attention à ne pas confondre deux plantes que les rayons rangent côte à côte. L'herbe à chat au sens strict, celle qu'on fait pousser en bac, ce sont ces jeunes graminées à brouter. La cataire (Nepeta cataria) est tout autre chose : une plante aromatique qui déclenche une euphorie brève chez environ deux tiers des chats, par voie olfactive, et qui ne sert absolument pas au transit.

Pour un chat qui sort, la question devient chimique

Le gazon d'un jardin traité aux herbicides ou aux antilimaces est un vrai risque, d'autant que le chat se lèche les pattes après y avoir marché. Les granulés antilimaces au métaldéhyde tuent aussi les chats. Si vous avez un jardin et un chat, renoncez à ces produits, ou au minimum tenez l'animal à l'écart plusieurs jours après un traitement et rincez la zone.

Sur les pelouses publiques, vous ne saurez jamais ce qui a été pulvérisé. C'est un argument de plus en faveur du bac d'herbe à la maison : un chat qui a de quoi brouter chez lui insiste beaucoup moins dehors.

Quand ça cesse d'être normal

Brouter est banal. Ce qui ne l'est pas, c'est le changement. Un chat qui se met soudain à dévorer de l'herbe en quantité, ou qui mâchonne du carton, du plastique, de la terre ou de la laine, signale autre chose : parasitisme, trouble digestif chronique, hyperthyroïdie chez le chat âgé, parfois simple ennui chez un jeune chat d'intérieur sans occupation.

Les signes qui justifient un rendez-vous sans tarder : vomissements plusieurs fois par semaine, diarrhée qui dure plus de 48 heures, perte de poids visible, appétit qui s'effondre ou qui explose, abattement, chat qui se cache. Un vomissement isolé avec un brin d'herbe dedans, chez un chat qui joue et mange normalement dans la foulée, ne justifie rien d'autre qu'un coup d'éponge.

Reste le cas du chat qui broute puis vomit un long boudin de poils. Là, l'herbe n'est qu'un révélateur : le problème est la quantité de poils avalés. Un brossage quotidien pendant les périodes de mue réduit le volume bien plus efficacement que n'importe quelle pâte anti-boules de poils, et votre vétérinaire vous dira si un complément est utile dans son cas précis.

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