Comment nettoyer efficacement un chien : les meilleures méthodes
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Un chien propre n'est pas un chien qu'on lave souvent. C'est un chien qu'on brosse, et dont on surveille les oreilles, les coussinets et les plis de peau. Le bain, lui, arrive beaucoup moins fréquemment qu'on ne le croit : pour la plupart des chiens, une fois toutes les six à huit semaines suffit largement, et certains poils durs tiennent trois mois sans problème.
C'est le contresens le plus répandu chez les maîtres consciencieux. On sort le shampoing dès que le chien sent le chien, on le savonne toutes les deux semaines, et au bout de quelques mois la peau gratte, le poil devient terne et l'odeur revient plus vite qu'avant. Le film lipidique qui protège la peau met plusieurs jours à se reconstituer. Le décaper trop souvent, c'est lancer un cercle dont on ne sort plus.
Le brossage fait le gros du travail, pas le bain
Cinq minutes de brosse par jour retirent la poussière, les poils morts, les graines de graminées coincées dans le sous-poil et une bonne partie des odeurs. C'est aussi le seul moment où vos mains passent partout sur le corps de l'animal, ce qui vous fait repérer une tique, une croûte ou une boule bien avant qu'elle ne devienne visible.
L'outil compte. Une carde (brosse à picots fins et recourbés) démêle le sous-poil des races à double fourrure. Un peigne métallique à dents larges finit le travail derrière les oreilles et aux aisselles, les deux endroits où les nœuds se forment en premier. Sur un poil ras, une brosse en caoutchouc ou un gant de toilettage suffit et masse la peau au passage. Les râteaux à sous-poil type lame, très populaires, coupent le poil de couverture si on force : on les utilise en surface, jamais en raclant.
Un nœud déjà formé ne se lave pas. L'eau le resserre et le transforme en plaque de feutre collée à la peau, qui macère et finit en dermatite. On le démêle à sec, mèche par mèche, en tenant la base du poil pour ne pas tirer sur la peau. S'il est trop serré, on le coupe aux ciseaux à bouts ronds, en glissant un peigne entre la peau et la lame.
Ce qu'on met dans l'eau, et ce qu'on n'y met pas
La peau du chien a un pH proche de 7, quand celle de l'humain tourne autour de 5,5. Un shampoing pour humains, même doux, même pour bébé, agresse durablement cette barrière. Prenez un produit vétérinaire ou animalier. Si votre chien a des démangeaisons chroniques ou des plaques, c'est au vétérinaire de dire quel shampoing, et pas au rayon animalerie : certaines dermatites se traitent avec des produits antiseptiques précis, d'autres empirent avec le même flacon.
Le déroulé d'un bain qui se passe bien
Brossez d'abord, entièrement, chien sec. Posez un tapis antidérapant au fond du bac : la peur de glisser est la première cause de panique au bain, avant l'eau elle-même. Réglez la température autour de 37 degrés, la main doit y rester sans sensation de chaud.
Mouillez en commençant par l'arrière-train et en remontant, jamais par la tête. Savonnez le corps, les pattes, le ventre, puis la tête en dernier avec très peu de produit, en protégeant les yeux d'une main. On ne dirige jamais le jet dans les oreilles : l'eau qui stagne dans un conduit auditif coudé comme celui du chien, c'est une otite quasi assurée. Un morceau de coton sec posé à l'entrée de chaque oreille pendant le bain règle la question.
Le rinçage prend deux fois plus de temps que le savonnage. Un résidu de shampoing dans le sous-poil démange pendant des jours et le chien se gratte jusqu'au sang. Passez la main à rebrousse-poil : tant que ça glisse, il reste du produit.
Oreilles, dents, griffes : le vrai calendrier d'entretien
Les oreilles se contrôlent une fois par semaine, et se nettoient seulement quand elles sont sales, avec un produit auriculaire animalier versé dans le conduit puis massé à la base. Jamais de coton-tige, qui tasse le cérumen au fond. Une oreille rouge, chaude, qui sent aigre, ou un chien qui penche la tête d'un côté : c'est une consultation, pas un nettoyage de plus.
Les dents sont le poste le plus négligé du toilettage, et de loin le plus coûteux à réparer. Le tartre s'installe dès trois ans chez beaucoup de petits chiens et finit en extractions sous anesthésie. Un brossage trois fois par semaine avec un dentifrice pour chien (jamais un dentifrice humain, qui peut contenir du xylitol, toxique pour le chien) change vraiment la donne.
Les griffes se coupent quand on les entend cliqueter sur le carrelage. On coupe petit bout par petit bout pour rester loin de la partie vivante, rosée sur une griffe claire, invisible sur une griffe noire. Les ergots, qui ne touchent jamais le sol, s'incarnent dans le coussinet si personne ne les surveille.
Entre deux bains
Pour un chien qui rentre boueux d'une balade, l'eau claire suffit dans 90 % des cas : on rince les pattes et le ventre, on sèche, et on ne sort pas le shampoing. Les lingettes pour chiens dépannent sur un poil localisé, mais elles laissent un film si on les utilise tous les jours. Les shampoings secs en mousse font le même office et se brossent ensuite.
Les coussinets méritent un coup d'œil systématique l'hiver, quand le sel de déneigement fissure la corne, et l'été, quand les épillets de graminées se glissent entre les doigts. Un épillet qui perce la peau migre et finit en abcès : s'il est déjà enfoncé, il faut une pince et souvent un vétérinaire, pas un bain.
Dernier point, sur lequel les avis se divisent moins qu'on ne le dit : une odeur forte et persistante qui revient trois jours après un bain n'est pas un problème d'hygiène. C'est presque toujours une piste médicale, peau, oreilles, dents ou glandes anales. Laver plus ne réglera rien, et masquera le signal.
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