Tout ce que vous devez savoir sur le poids du Berger de Shetland

découvrez tout ce que vous devez savoir sur le poids du berger de shetland, les conseils pour le maintenir en forme et les particularités de cette race.
Sommaire5 sections
  1. 01Un chien de 8 kg sous 4 kg de poils
  2. 02Le test des côtes, à faire ce soir
  3. 03La courbe de croissance, mois par mois
  4. 04Surpoids et maigreur, deux problèmes différents
  5. 05Nourrir un petit chien qui aboie beaucoup

Chez le Berger de Shetland, la balance ment moins que le miroir : sous une crinière de poils qui double le volume apparent, un Sheltie peut cacher deux kilos de trop sans que personne ne le remarque. Le contrôle du poids se fait donc avec les mains, côtes et flanc, avant de se faire avec des chiffres.

Un chien de 8 kg sous 4 kg de poils

Tout ce que vous devez savoir sur le poids du Berger de Shetland

Le Sheltie a un poil de couverture long et dur, et un sous poil laineux et serré qui gonfle l'ensemble, surtout à la collerette et à la culotte. Résultat : la silhouette vue de dessus ne dit rien de l'état corporel réel. C'est le piège numéro un de la race, et il vaut aussi pour le Colley à poil long, avec lequel on le confond régulièrement. Les deux races sont distinctes depuis la reconnaissance du Sheltie en 1909 au Royaume Uni. Le Sheltie descend d'une population insulaire des Shetland, façonnée par un climat rude et des ressources maigres, avec des apports de Colley venus plus tard.

En France, la race reste confidentielle, avec une quarantaine d'élevages déclarés et quelques centaines d'inscriptions annuelles au LOF. Cela veut aussi dire qu'on trouve peu de vétérinaires habitués au gabarit exact de la race, et que le repère « il a l'air bien » vaut ce qu'il vaut.

Le test des côtes, à faire ce soir

Posez les deux mains à plat sur la cage thoracique, derrière les épaules, et appuyez sans enfoncer. Vous devez sentir chaque côte distinctement, comme on sent les os du dos de sa propre main. Si vous devez appuyer pour les trouver, le chien a du gras en trop. Si elles saillent et se voient à travers le poil, il en manque.

Regardez ensuite le chien de profil, à hauteur de genou : la ligne du ventre doit remonter nettement entre la cage thoracique et l'arrière main. Enfin, de dessus, une taille doit se dessiner derrière les dernières côtes. Chez un Sheltie en poil d'hiver, écartez le poil avec les doigts pour voir la peau, sinon l'observation ne vaut rien.

Ce test porte un nom, le score d'état corporel, et il se cote de 1 à 9. Un chien bien est à 4 ou 5. Les vétérinaires l'utilisent en consultation parce qu'il est plus fiable que la balance seule : deux Shelties de 9 kg peuvent avoir des états corporels très différents selon leur ossature.

La courbe de croissance, mois par mois

Un chiot Sheltie mâle pèse autour de 3 à 5 kg à 3 mois, de 5 à 9 kg à 6 mois, et atteint 6,5 à 12 kg à un an selon sa lignée. Les femelles suivent la même pente, décalée vers le bas d'environ un kilo. Ces fourchettes sont larges parce que la race l'est aussi : un mâle de 36 cm et un de 40 cm n'ont rien à voir.

Ce qui compte davantage que la valeur absolue, c'est la régularité de la courbe. Une cassure, un plateau de trois semaines chez un chiot de 5 mois, ou au contraire une accélération brutale, méritent un appel au vétérinaire. Un chiot qui grossit trop vite sollicite des articulations encore en formation, et cela se paie à l'âge adulte.

Surpoids et maigreur, deux problèmes différents

Le surpoids vient presque toujours du même trio : rations mesurées à l'oeil, friandises non comptées dans la journée, et sorties réduites à l'hygiénique. Le Sheltie est un chien de berger, il a un vrai besoin de dépense, une heure par jour au minimum en marche active ou en jeu. Un chien qui s'ennuie mendie, et un maître qui culpabilise donne.

Pesez la ration à la balance de cuisine plutôt qu'au verre doseur, l'écart entre les deux dépasse souvent 20 %. Et comptez les friandises dans le total : chez un chien de 8 kg, quelques biscuits d'éducation représentent vite un dixième de l'apport quotidien. Tout changement de régime se discute avec le vétérinaire, qui vérifiera d'abord qu'une cause médicale n'est pas en jeu, l'hypothyroïdie par exemple.

La maigreur inquiète moins de monde, à tort. Un Sheltie qui laisse sa gamelle, qui perd du poids sans qu'on ait changé sa ration, ou dont le poil devient sec et cassant, doit être examiné. On ne compense pas en augmentant simplement les quantités : chez cette race, un amaigrissement sans raison est un signe clinique, pas un caprice d'appétit.

Nourrir un petit chien qui aboie beaucoup

Jusqu'à six mois, trois à quatre repas par jour, puis deux repas fixes à l'âge adulte. Le fractionnement en deux services limite la dilatation d'estomac et cale mieux un chien qui réclame. Une croquette de petite taille adaptée à son gabarit et à son âge fait le travail, à condition de suivre la quantité indiquée pour le poids cible, pas pour le poids actuel s'il est déjà trop élevé.

Le Sheltie a un appétit souvent modéré, ce qui aide. En revanche il est vif, sensible et bavard : c'est un excellent chien d'alerte, beaucoup moins un chien de garde, et il compense volontiers l'ennui par des aboiements plutôt que par la gamelle. L'activité physique et le travail mental, un jouet distributeur, cinq minutes d'obéissance par jour, agissent autant sur son poids que sur le bruit dans le salon.

Un dernier point sur la mue. Deux fois par an, le sous poil part par plaques et le chien semble fondre. Il ne maigrit pas, il se déleste de sa laine. C'est la seule période où l'oeil trompe dans l'autre sens, et c'est aussi le meilleur moment pour refaire le test des côtes, puisqu'il reste peu de poil pour cacher quoi que ce soit.

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