Comment aider son chat à perdre du poids : conseils pour un régime efficace

découvrez comment aider votre chat à perdre du poids avec nos conseils pour un régime efficace.
Sommaire6 sections
  1. 01Savoir si votre chat est vraiment trop gros
  2. 02D'où viennent ces kilos
  3. 03Pourquoi on ne laisse pas courir
  4. 04La méthode qui marche, sur trois à six mois
  5. 05Le jeu, et la question de la courgette
  6. 06Après, le plus dur

Un chat qui doit maigrir ne perd pas plus de 1 % de son poids par semaine, et cette lenteur n'est pas une précaution de confort : un félin privé brutalement de nourriture peut déclencher une lipidose hépatique, une défaillance du foie qui met sa vie en jeu en quelques jours. Le régime du chat se joue donc à la balance de cuisine, pas à l'estime.

Savoir si votre chat est vraiment trop gros

Chat roux et blanc allongé sur le flanc, ventre arrondi, sur un parquet clair

Le chiffre de 4 à 5 kg circule partout comme un poids de référence. Il ne veut pas dire grand-chose. Un Siamois de 3,5 kg peut être à son poids de forme, un Maine Coon de 8 kg aussi. Ce qui compte, c'est la silhouette de votre chat à lui, et elle se lit avec les mains plutôt qu'avec une balance.

Posez les deux paumes à plat sur ses flancs, juste derrière les épaules, et faites glisser vers l'arrière. Vous devez sentir les côtes sous une fine couche de gras, comme on sent les phalanges au dos de sa propre main. Si vous devez appuyer pour les trouver, il y a un excès. Vu de dessus, le chat doit montrer un léger creux au niveau de la taille, en arrière des côtes. Vu de profil, le ventre remonte légèrement vers l'arrière-train au lieu de pendre.

Un mot sur le tablier de peau qui balance sous le ventre : beaucoup de propriétaires s'en inquiètent à tort. Cette poche graisseuse primordiale existe chez des chats parfaitement minces, stérilisés ou non. Elle n'est pas un signe de surpoids à elle seule.

Pesez-le quand même, une fois par mois, toujours le même jour. La méthode la plus simple : montez sur la balance avec lui dans les bras, puis sans lui, et soustrayez. Notez le chiffre. Une prise de 300 g sur un chat de 4,5 kg, c'est déjà 7 % de sa masse, l'équivalent de 5 kg chez un adulte humain.

D'où viennent ces kilos

Dans la grande majorité des cas, la réponse est l'assiette laissée pleine. Un chat d'intérieur stérilisé a des besoins qui chutent d'environ 20 à 30 % après l'opération, alors que son appétit, lui, augmente. Si personne ne change la ration, le surpoids arrive en quelques mois, sans que rien ne semble avoir bougé.

Les friandises sont l'angle mort classique. Cinq petites gâteries par jour, offertes par trois personnes différentes dans la maison, représentent vite 15 à 20 % de la ration quotidienne. Personne ne les compte.

Il existe des causes médicales, plus rares. Certains traitements à base de corticoïdes ouvrent l'appétit. Un chat qui grossit vite sans changement d'alimentation, ou qui grossit alors qu'il mange moins, doit être vu par un vétérinaire : la cause est peut-être ailleurs que dans la gamelle.

Pourquoi on ne laisse pas courir

Le diabète est le risque le mieux documenté. Un chat obèse voit son risque d'en développer un multiplié par trois à quatre environ, avec à la clé des injections d'insuline deux fois par jour pendant des années. L'arthrose suit de près : les articulations d'un félin ne sont pas calibrées pour deux kilos de plus, et un chat qui ne saute plus sur le rebord de la fenêtre n'est pas devenu paresseux, il a mal.

Viennent ensuite les troubles urinaires, plus fréquents chez les mâles castrés sédentaires, et les problèmes de peau : un chat trop rond n'arrive plus à atteindre le bas de son dos ni la base de sa queue pour se toiletter. Des pellicules et des poils collés à cet endroit précis sont souvent le premier signe visible.

La méthode qui marche, sur trois à six mois

Commencez par mesurer ce que votre chat mange réellement pendant une semaine, sans rien changer. Pesez les croquettes, comptez les friandises, notez les restes de table. C'est votre point de départ. Réduire de 10 à 20 % cette quantité de référence donne un rythme de perte tenable.

Divisez ensuite cette ration en quatre ou cinq petits repas. Un chat chasseur mange dix à quinze petites proies par jour ; deux gros repas lui laissent des heures de faim et des miaulements à 5 h du matin. Un distributeur automatique programmable règle le problème mieux que n'importe quel argument.

Côté aliment, la pâtée joue en votre faveur : entre 75 et 80 % d'eau, elle remplit l'estomac pour peu de calories. Une boîte de 100 g apporte souvent 70 à 90 kcal, contre 350 kcal pour 100 g de croquettes. Les gammes vétérinaires dites de gestion du poids misent sur les fibres et sur un taux de protéines élevé, pour que le chat perde du gras et pas du muscle. Le vétérinaire choisit celle qui convient et fixe la quantité.

Le jeu, et la question de la courgette

Quinze minutes de canne à plumes par jour, en deux sessions courtes, valent mieux qu'une heure le dimanche. Terminez toujours la séance par une prise réelle, un jouet que le chat attrape, sinon il reste frustré. Un chat de plus de dix ans ou arthrosique joue moins longtemps : adaptez, ne forcez pas.

Le fameux régime à la courgette revient souvent dans les forums. Ajouter un peu de courgette cuite et mixée à la ration fonctionne sur le principe du volume : beaucoup d'eau et de fibres, presque pas de calories. Mais 100 g par jour, comme on le lit parfois, c'est énorme pour un estomac de chat et cela dilue les apports en protéines, en taurine et en minéraux dont il a besoin. Une à deux cuillères à café, mélangées à la pâtée, suffisent largement pour l'effet de satiété. Et beaucoup de chats refusent purement et simplement.

Après, le plus dur

Le poids repris se reprend vite. Une fois l'objectif atteint, ne revenez pas à la ration d'avant : remontez de 5 à 10 % seulement et surveillez la balance pendant deux mois. Gardez les balles distributrices, gardez les repas fractionnés, gardez la pesée mensuelle notée sur le frigo.

Un point à ne pas négliger : si votre chat cesse de manger pendant plus de 24 heures au cours du régime, ou s'il devient abattu, arrêtez la restriction et appelez le vétérinaire le jour même. Chez le chat, le jeûne n'est jamais anodin.

Résumer cet article avec :

Partager :