Comment des milliers d'animaux ont-ils péri dans le terrible incendie du plus grand marché de Bangkok en Thaïlande ? Découvrez la vidéo choquante !
Sommaire6 sections
Le feu qui a détruit une partie du marché de Chatuchak, à Bangkok, le 11 juin 2024, n'avait rien d'une catastrophe naturelle : il est parti d'une installation électrique, dans un bâtiment où des milliers d'animaux vivants étaient enfermés en cage, la nuit, sans personne pour ouvrir les portes.
Ce qui s'est passé le 11 juin 2024 dans la section animalière
Le sinistre s'est déclaré vers quatre heures du matin dans la zone du marché consacrée à la vente d'animaux de compagnie et d'animaux dits exotiques. En quelques heures, plusieurs dizaines d'échoppes ont brûlé. Le bilan animal se compte en milliers de victimes : chiens, chats, rongeurs, oiseaux, serpents, poissons d'ornement, primates. Aucune personne n'a été tuée, le secteur étant fermé au public à cette heure-là.
Chatuchak est un marché de week-end qui s'étend sur une quinzaine d'hectares au nord de Bangkok. Sa section animalière fonctionne comme un entrepôt : allées étroites, cages empilées, animaux laissés seuls la nuit derrière des rideaux métalliques.
Pourquoi personne n'a pu sortir les animaux
Un animal en cage ne fuit pas. Les occupants ne peuvent ni courir, ni se coucher au sol, ni attendre les secours. La fumée, chargée de monoxyde de carbone et de composés issus des plastiques, tue d'ailleurs avant les flammes : les oiseaux et les petits rongeurs, au métabolisme respiratoire très rapide, succombent en quelques minutes.
Le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, s'est rendu sur place dans la matinée. "Je n'ose même pas regarder les chiens qui sont morts après avoir été pris au piège dans leur cage sans pouvoir s'échapper", a-t-il déclaré.
Un marché critiqué bien avant l'incendie
Les conditions de détention à Chatuchak faisaient l'objet de signalements depuis des années. Le média thaïlandais Thai PBS World, qui a couvert le drame, rappelait les cages minuscules, la chaleur et l'hygiène approximative de certains stands. "Imaginez un iguane aimant le soleil, coincé dans une cage minuscule, loin des espaces ouverts et des aires de repos dont il a besoin", écrivait-il.
Le marché est aussi cité de longue date par les organisations de protection de la faune comme un point de passage du commerce d'espèces sauvages en Asie du Sud-Est. Le sujet dépasse donc le bien-être animal au sens strict : il touche au trafic et aux risques sanitaires liés à la promiscuité entre espèces qui ne se croisent jamais dans la nature.
À propos de la vidéo annoncée
Le titre promet une vidéo choquante. Autant le dire franchement : la séquence n'est plus accessible ici. Des images ont circulé le jour même sur les réseaux sociaux thaïlandais et dans les journaux télévisés locaux, montrant les flammes sortant des toitures. Elles n'apprennent rien de plus que le bilan, et regarder des animaux brûler n'a jamais sauvé un animal.
Ce qu'un propriétaire peut en retenir chez lui
Le même risque existe à petite échelle dans beaucoup de foyers : tapis chauffant à reptile, câble chauffant d'aquarium ou lampe céramique laissés branchés en continu.
Une cage ou un vivarium ne se place jamais contre une multiprise surchargée. Et une caisse de transport rangée à proximité immédiate change tout : en évacuation, personne n'a le temps de chercher un panier au fond d'un placard.
Une tragédie évitable
Ce qui s'est produit à Bangkok le 11 juin 2024 tient à un empilement de décisions ordinaires : des ventilateurs laissés en marche pour compenser des cages trop chaudes, des animaux stockés en nombre pour un marché de week-end, un local sans présence humaine la nuit. Aucun de ces éléments n'est exceptionnel, et c'est bien le problème.
Résumer cet article avec :
Partager :
