Comment nourrir votre Saint-Bernard pour une santé optimale

découvrez comment nourrir votre saint-bernard pour garantir sa santé optimale. ce guide vous offre des conseils sur les besoins nutritionnels spécifiques de cette race, les meilleures pratiques d'alimentation et les aliments recommandés pour maintenir votre compagnon en pleine forme.
Sommaire4 sections
  1. 01Fractionner les repas n'est pas une précaution de confort
  2. 02Combien lui servir, et comment le vérifier
  3. 03La ration ménagère : faisable, mais pas improvisée
  4. 04Les aliments qui n'entrent pas dans la maison

Chez un Saint-Bernard, ce n'est pas seulement le contenu de la gamelle qui compte, c'est l'heure, le nombre de repas et la vitesse à laquelle il les avale. Un chien de 70 kg au thorax profond peut faire une torsion d'estomac en une demi-heure, et une ration ménagère mal équilibrée abîme un squelette en quelques mois. La routine vaut ici autant que la recette.

Fractionner les repas n'est pas une précaution de confort

Saint-Bernard couché dans un salon à côté de sa gamelle posée au sol

Le syndrome dilatation-torsion de l'estomac touche en priorité les grandes races au thorax profond, et le Saint-Bernard en fait partie. L'estomac se remplit de gaz, pivote sur lui-même et coupe sa propre circulation sanguine. Sans chirurgie rapide, l'issue est fatale. Les facteurs qui reviennent dans les études sont toujours les mêmes : un seul gros repas par jour, une ingestion très rapide, et un effort intense collé au repas.

La parade est simple et gratuite. Deux repas par jour au minimum, trois pour un chiot ou un chien glouton. Pas de course ni de jeu agité dans l'heure qui précède et les deux heures qui suivent. Une gamelle anti-glouton, ou une croquette étalée sur un tapis de léchage, ralentit un chien qui avale sans mâcher.

Combien lui servir, et comment le vérifier

Pour un adulte de 65 à 75 kg moyennement actif, comptez de l'ordre de 600 à 800 grammes de croquettes par jour, à répartir sur les repas. Ce chiffre est un point de départ, pas une règle : un mâle de travail dehors l'hiver et une femelle stérilisée qui dort sur le carrelage n'ont pas les mêmes besoins, l'écart peut atteindre 30 %.

La vérification se fait sur le chien, pas sur le sac. Passez les mains à plat sur ses flancs : les côtes doivent se sentir sous une fine couche, sans qu'il faille enfoncer les doigts. Vue de dessus, la silhouette se resserre derrière les côtes. Sous l'abondante fourrure d'un Saint-Bernard, l'œil se trompe facilement, les mains beaucoup moins.

La ration ménagère : faisable, mais pas improvisée

Cuisiner pour son chien est possible, y compris pour un géant, à condition d'accepter que ce soit un vrai engagement. Les proportions que l'on voit circuler, du type 70 % de viande, 20 % de féculents et 10 % de légumes, donnent un plat appétissant et une ration déséquilibrée. Une viande maigre avec du riz apporte très peu de calcium et affiche un rapport calcium sur phosphore inversé par rapport à ce qu'il faudrait. Chez un chiot de grande race, ce déséquilibre entraîne des troubles osseux en quelques mois.

Une ration ménagère correcte comporte une source de protéines, un féculent bien cuit, des légumes, une huile végétale riche en oméga 3, et surtout un complément minéral et vitaminé calculé pour le poids du chien. Ce dernier point n'est pas facultatif. Les formules se font établir par un vétérinaire nutritionniste, qui adapte les quantités à l'âge et à l'activité. Pour un Saint-Bernard, on parle d'environ 1,5 à 2 kg de préparation par jour, ce qui suppose de la place au congélateur et une vraie organisation.

Les aliments qui n'entrent pas dans la maison

La liste des toxiques ne dépend pas de la race, mais un chien capable d'atteindre le plan de travail sans se lever sur ses pattes arrière trouve plus d'occasions qu'un autre.

  • Chocolat et cacao, riches en théobromine, que le chien élimine très lentement.
  • Raisin frais et raisins secs, y compris dans un cake ou un muesli, sans dose sûre connue.
  • Oignon, ail, échalote, poireau, crus ou cuits, qui détruisent les globules rouges à retardement.
  • Xylitol, l'édulcorant des chewing-gums et bonbons sans sucre, redoutable même en petite quantité.
  • Alcool, café, pâte à pain crue, qui fermente dans l'estomac et produit de l'alcool.
  • Os cuits, qui se fendent en esquilles, et pommes de terre crues ou germées.

Un dernier réflexe, facile à tenir : pesez votre chien deux fois par an, sur la balance de la clinique, et notez le chiffre. Une variation de plus de 5 % sans changement d'alimentation mérite un examen. Chez un géant, une perte de poids discrète passe inaperçue sous le poil pendant des semaines, et c'est souvent le premier signe qu'on aurait pu attraper tôt.

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