Comment soigner une patte de chien blessée : astuces et conseils pour assurer sa guérison

découvrez des astuces et conseils pour soigner une patte de chien blessée et assurer sa guérison avec succès.
Sommaire5 sections
  1. 01Lire la boiterie avant de regarder la plaie
  2. 02Examiner sans se faire mordre
  3. 03Nettoyer, et surtout ne pas aggraver
  4. 04Protéger la plaie pendant que ça cicatrise
  5. 05Éviter la fois suivante

Devant un chien qui boite, la première décision n'est pas de soigner, c'est de trier : une coupure nette sous le coussinet se nettoie à la maison, une griffe arrachée ou une patte qui ne supporte plus le poids du corps part chez le vétérinaire le jour même. Voici où passe la ligne, et ce qu'il ne faut surtout pas mettre sur une plaie de chien.

Mains nettoyant le coussinet d'un chien à l'aide d'une compresse stérile

Lire la boiterie avant de regarder la plaie

Un chien qui se blesse à la patte le montre de plusieurs façons, et toutes ne se valent pas. Une boiterie qui apparaît d'un coup au retour d'une balade évoque une coupure, une épine ou une entorse. Une boiterie qui s'installe sur plusieurs semaines chez un chien de 8 ans évoque plutôt de l'arthrose ou, plus rarement, une atteinte osseuse, et aucune pommade ne la réglera.

Le léchage insistant d'un seul endroit est un signal fiable : le chien vous indique le point douloureux mieux que n'importe quel examen. Regardez aussi l'espace entre les doigts, c'est là que se logent les épillets en juin et juillet, ces épis secs qui traversent la peau et migrent sous le tissu. Un petit trou rond avec une boule chaude autour, entre deux doigts, en été, c'est presque toujours cela.

Examiner sans se faire mordre

Un chien qui a mal mord, y compris le sien. Installez-le au calme, sur un sol non glissant, de préférence avec une deuxième personne qui lui tient la tête et lui parle. Si le chien grogne ou se raidit, arrêtez-vous : c'est un avertissement, pas un caprice. Une muselière posée calmement, pour deux minutes, vaut mieux qu'une morsure au visage.

  • Éclairez avec une lampe, les éclats de verre se voient mal sur un coussinet noir.
  • Écartez les doigts un par un et inspectez les plis interdigités, ainsi que la base des griffes.
  • Coupez les poils autour de la plaie avec des ciseaux à bouts ronds, en les enduisant de gel lubrifiant pour que les poils coupés y restent collés au lieu de tomber dans la plaie.
  • Comparez avec la patte opposée : un gonflement se repère par contraste.

Nettoyer, et surtout ne pas aggraver

Rincez d'abord abondamment au sérum physiologique ou à l'eau claire tiède, pour chasser la terre et les débris. Un antiseptique appliqué sur une plaie sale ne désinfecte rien. Ensuite seulement, on passe une solution antiseptique adaptée à l'animal, chlorhexidine aqueuse ou povidone iodée diluée jusqu'à la couleur d'un thé léger, avec une compresse stérile, du centre vers l'extérieur.

Protéger la plaie pendant que ça cicatrise

Le coussinet est une zone difficile : elle porte le poids du chien, elle frotte au sol, elle se salit dès la première sortie. Un pansement y sert autant à tenir propre qu'à amortir. Posez une compresse stérile, une couche de coton ou de ouate, puis une bande cohésive posée sans serrer. Un pansement trop serré coupe la circulation en quelques heures : si les doigts gonflent, deviennent froids ou si le chien mordille frénétiquement le bandage, retirez-le tout de suite.

Changez-le chaque jour, et systématiquement s'il est mouillé. Pour les sorties, un sac plastique ou une chaussette étanche par-dessus, retirés au retour : garder un pansement humide sur une patte, c'est fabriquer une macération en 24 heures.

La collerette n'est pas une punition. Un chien qui lèche rouvre la plaie et y dépose sa flore buccale ; les modèles souples ou gonflables passent mieux que le cône rigide, à condition qu'ils l'empêchent réellement d'atteindre la patte.

Éviter la fois suivante

La plupart des blessures de patte se ramassent sur trois terrains : le bitume brûlant de l'été, le sel de déneigement de l'hiver, et les champs moissonnés de la fin du printemps. Posez le dos de la main cinq secondes sur le goudron avant de partir : si vous ne tenez pas, votre chien non plus, et les balades se décalent tôt le matin ou après 20 heures.

  • Inspecter les pattes au retour de chaque sortie en zone d'épillets, de mai à août, doigts écartés.
  • Rincer les coussinets à l'eau tiède après une marche sur route salée, puis sécher entre les doigts.
  • Couper les poils qui dépassent sous la patte, ils retiennent les graviers et forment des boules de neige dures.
  • Tailler les griffes avant qu'elles ne touchent le sol debout : une griffe trop longue s'accroche et s'arrache.
  • Des bottines de protection ont un sens sur terrain coupant ou en montagne, à condition de les faire accepter progressivement à la maison, quelques minutes par jour, avant de les sortir.

Résumer cet article avec :

Partager :