Races de Chat: Caractéristiques, comportements et soins

Races de Chat: Caractéristiques, comportements et soins
Sommaire6 sections
  1. 01Ce qu'une race est réellement
  2. 02Le caractère: ce que la race explique, et ce qu'elle n'explique pas
  3. 03Les maladies liées au type physique
  4. 04Longévité: le grand format ne vit pas plus longtemps
  5. 05Entretien: le vrai coût caché d'une race
  6. 06Adopter plutôt qu'acheter, quand c'est possible

La race d'un chat prédit assez mal son caractère, et assez bien ses ennuis de santé. C'est l'inverse de ce que raconte la plupart des fiches d'élevage, et c'est pourtant ce que confirment les données vétérinaires: choisir une race, c'est surtout choisir un profil de risques et un budget d'entretien.

Ce qu'une race est réellement

Une race féline est un ensemble d'individus dont le patrimoine génétique produit des caractères stables et reproductibles, décrits dans un document appelé standard. En France, le Livre officiel des origines félines, le LOOF, tient le registre généalogique et reconnaît un peu plus de soixante-dix races. Un chat sans pedigree LOOF n'est pas « de race », quelle que soit son allure: on parle alors de chat de maison, ou d'européen si son type correspond.

Le standard décrit une morphologie: longueur et texture du poil, forme du crâne, ossature, couleur des yeux, position des oreilles. Il ne décrit pas un tempérament, et c'est une distinction que les acheteurs découvrent souvent trop tard.

Le caractère: ce que la race explique, et ce qu'elle n'explique pas

Certaines tendances se retrouvent d'une portée à l'autre. Le Siamois et l'Oriental sont bavards, vraiment bavards, avec une voix qui porte et un besoin d'interaction élevé. Le Persan bouge peu. Le Bengal grimpe partout et supporte mal l'ennui. Le Ragdoll et le Sacré de Birmanie tolèrent bien la manipulation. Ce sont des tendances de population, pas des garanties individuelles.

Trois facteurs pèsent au moins autant que la race sur le comportement adulte. La socialisation entre la deuxième et la neuvième semaine, période où le chaton apprend ce qui est normal dans son environnement: un chaton élevé dans un box sans contact humain restera méfiant, quelle que soit sa lignée. Le tempérament du père, qui se transmet indépendamment de la race. Et la stabilité du foyer: les chats vivent aujourd'hui dans un foyer français sur trois, souvent avec un chien ou un autre chat, et cette cohabitation se prépare bien avant l'arrivée.

Un chat exposé à des changements permanents, déménagements rapprochés, absences longues, arrivées et départs d'animaux, développe des troubles qu'on met à tort sur le compte de sa race: malpropreté, léchage excessif, agression défensive. Sur ce point, l'environnement l'emporte largement.

Les maladies liées au type physique

C'est ici que la race apporte une information utilisable. Certaines sélections morphologiques poussées entraînent des pathologies documentées, et les tests de dépistage existent.

Les races à face plate, Persan et Exotic shorthair, cumulent des problèmes respiratoires, un larmoiement chronique lié à la déformation des canaux lacrymaux, et des difficultés de préhension des croquettes. Le Persan est aussi concerné par la polykystose rénale, dépistable par test génétique. Le Maine Coon et le Ragdoll sont surveillés pour la cardiomyopathie hypertrophique, avec des mutations identifiées et un suivi par échographie cardiaque. Le Scottish Fold porte une mutation du cartilage qui plie ses oreilles mais atteint aussi les articulations: la douleur y est constitutive de la race, ce qui explique que plusieurs pays en aient restreint l'élevage.

Longévité: le grand format ne vit pas plus longtemps

Une idée fausse circule beaucoup: les grandes races vivraient plus vieux que les petites. Les données vétérinaires disent l'inverse. Les études de survie menées sur de larges populations de chats placent les races orientales, Siamois et Birman notamment, parmi les plus longévives, tandis que les formats lourds comme le Maine Coon et les races à morphologie extrême affichent des espérances de vie plus courtes.

Un chat de maison stérilisé, vivant en intérieur et suivi régulièrement, atteint couramment quinze ans, parfois dix-huit ou vingt. Trois leviers pèsent plus lourd que la génétique sur cette durée: la stérilisation, le maintien d'un poids correct, et la vie en intérieur ou en extérieur sécurisé, qui écarte les accidents de la route et les bagarres.

Entretien: le vrai coût caché d'une race

Le poil long se paie en temps. Un Persan demande un brossage quotidien, sans quoi les nœuds se transforment en plaques feutrées qui tirent sur la peau et finissent en tonte sous sédation. Le Maine Coon supporte deux à trois brossages par semaine, avec une attention particulière à la culotte et à la collerette. Les races à poil court s'en sortent avec un passage hebdomadaire en période de mue.

Ajoutez la litière, la nourriture, le vaccin annuel, l'antiparasitaire, l'identification obligatoire, et le budget d'un chat tourne autour de 500 à 700 euros par an hors imprévu. Une hospitalisation pour obstruction urinaire dépasse facilement le millier d'euros. Si l'animal doit voyager, préparer un trajet avec un chat se travaille des semaines à l'avance, caisse laissée ouverte à la maison et documents en règle.

Adopter plutôt qu'acheter, quand c'est possible

Les refuges français accueillent chaque année des dizaines de milliers de chats, avec une saturation nette entre mai et septembre. Adopter un adulte donne une information qu'aucun chaton ne peut fournir: son caractère est déjà formé, et l'association sait s'il supporte les enfants, les chiens, la solitude, les autres chats. Pour un premier chat, c'est souvent le choix le plus sûr.

Résumer cet article avec :

Partager :

chat