Tonkinois : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation

découvrez tout sur le tonkinois : son apparence, son caractère, son histoire, sa santé et son alimentation. tout ce que vous devez savoir sur cette fascinante race de chat.
Sommaire5 sections
  1. 01Un chat de taille moyenne, lourd pour sa silhouette
  2. 02Le caractère : sociable, bavard, et très demandeur
  3. 03Une histoire plus récente que ce qu'on lit souvent
  4. 04Santé : une race solide, mais pas sans surveillance
  5. 05Alimentation : carnivore strict, et curieux de tout

Le Tonkinois a une qualité qui est aussi sa contrainte principale : il ne supporte pas la solitude. Avant de regarder sa robe mink ou son prix en élevage, la vraie question à se poser est celle des heures que le chat passera seul chaque jour, parce que c'est ce paramètre, et non l'espace disponible, qui détermine si l'adoption se passera bien.

Un chat de taille moyenne, lourd pour sa silhouette

Chat tonkinois au pelage clair et aux yeux bleus, assis de trois quarts

Le Tonkinois est un chat de format moyen, entre 3 et 5 kilos, avec une musculature dense qui surprend à la première prise en main : il pèse plus lourd que ne le laisse deviner sa ligne. Les pattes sont fines, celles de l'arrière légèrement plus longues, ce qui lui donne une démarche haute et un appui puissant au saut. La tête forme un triangle adouci, les oreilles sont grandes, et les yeux en amande restent son trait le plus reconnaissable.

Le poil est court, couché, sans sous couche épaisse. La palette va du chocolate au lilac, du blue au champagne, avec des déclinaisons red, cream, tabby et tortie selon les standards. Trois types de robes coexistent dans la race.

  • Mink : la robe intermédiaire, la plus recherchée, avec un contraste doux entre le corps et les extrémités et des yeux bleu turquoise.
  • Sépia : une couleur plus uniforme, extrémités peu marquées, yeux allant du vert au doré.
  • Point : contraste marqué à la siamoise, corps clair et extrémités franchement colorées, yeux bleus.

Le caractère : sociable, bavard, et très demandeur

On compare souvent le Tonkinois à un chien, et la comparaison n'est pas usurpée. Il suit son humain de pièce en pièce, s'invite sur les genoux dès qu'on s'assoit, apprend le rapport d'objet et accepte souvent le harnais. Il parle, aussi : moins fort que le siamois, mais avec un répertoire fourni et un usage assumé.

Ce tempérament convient aux familles avec enfants, à condition que les enfants aient appris à laisser un chat tranquille quand il se retire. Il s'entend en général avec les autres chats et avec les chiens calmes, ce qui est une bonne nouvelle, car un Tonkinois seul dans un logement vide toute la journée s'ennuie sérieusement. L'ennui chez cette race ne reste pas silencieux : miaulements insistants, griffades, sollicitation constante le soir, parfois un léchage excessif.

Une histoire plus récente que ce qu'on lit souvent

Les ancêtres du Tonkinois viennent d'Asie du Sud Est, entre l'actuelle Birmanie et la Thaïlande, où des chats à robe intermédiaire existaient bien avant toute sélection occidentale. La race telle qu'on la connaît est en revanche moderne, et il faut corriger une confusion très répandue.

Wong Mau, la chatte importée aux États-Unis en 1930 par le docteur Joseph Thompson, est la fondatrice du burmese, pas du Tonkinois. Elle présentait justement cette robe intermédiaire que les éleveurs de l'époque cherchaient à éliminer. Il a fallu attendre les années 1960 pour que des éleveurs nord américains, dont Margaret Conroy au Canada, croisent volontairement le burmese et le siamois pour fixer ce type intermédiaire et en faire une race à part entière.

La Canadian Cat Association l'a reconnue au début des années 1970, la CFA et la TICA ont suivi aux États-Unis, et le LOOF l'enregistre en France. La race est donc bien reconnue, contrairement à ce qu'on lit parfois ; elle reste simplement peu diffusée, avec un nombre de naissances annuelles modeste en France et des délais d'attente en élevage qui se comptent souvent en mois.

Santé : une race solide, mais pas sans surveillance

Le Tonkinois passe pour solide, et les statistiques d'élevage vont dans ce sens. Écrire qu'aucune affection héréditaire ne le concerne est toutefois excessif : issu du croisement de deux races orientales, il peut hériter de prédispositions décrites chez ses ascendants, notamment des anomalies oculaires comme le strabisme ou le nystagmus venues du siamois, et des sensibilités gingivales. Un dépistage sérieux chez l'éleveur et un examen vétérinaire à l'arrivée valent mieux qu'une réputation de bonne santé.

Au quotidien, la surveillance est simple : oreilles, dents, poids et appétit. Un brossage hebdomadaire suffit pour le poil court, deux fois par semaine en période de mue, avec un gant en caoutchouc. Une visite vétérinaire annuelle jusqu'à 8 ans, puis deux par an ensuite, reste le rythme recommandé pour attraper tôt les pathologies du chat âgé.

Alimentation : carnivore strict, et curieux de tout

Le chat tire ses acides aminés essentiels, la taurine en tête, des protéines animales. Une alimentation pour Tonkinois se juge donc d'abord sur sa part de protéines d'origine animale et sur la qualité des sources citées en tête de liste d'ingrédients, viande ou poisson nommés plutôt que sous produits non identifiés. Le reste se module selon l'âge, l'activité, la stérilisation et l'état de santé. Un chat stérilisé d'intérieur dépense moins et prend du poids vite : la ration se réduit, elle ne se maintient pas.

Les régimes sans céréales n'ont d'intérêt réel que pour un chat qui présente une intolérance avérée, et une alimentation thérapeutique relève toujours d'une prescription vétérinaire. Pesez votre chat tous les deux mois sur la même balance : chez un animal de 4 kilos, 400 grammes de plus représentent déjà 10 % du poids de forme.

Résumer cet article avec :

Partager :