Comment choisir les vêtements parfaits pour votre chien
Sommaire5 sections
Trois mesures suffisent pour ne pas se tromper de vêtement pour son chien : le tour de poitrail juste derrière les pattes avant, le tour de cou, et la longueur du dos du garrot à la base de la queue. Le reste, taille S ou M, nom de race, couleur assortie, ne sert à rien si ces trois chiffres sont faux.
La plupart des retours en boutique en ligne viennent de là. On commande la taille indiquée pour un teckel, on reçoit un manteau qui bâille au cou et serre au poitrail, et on conclut que le chien n'aime pas les vêtements. Un teckel et un jack russell pèsent pareil et n'ont ni le même dos ni la même cage thoracique.
Quels chiens ont vraiment besoin d'un vêtement
Un berger allemand ou un husky n'a pas besoin de manteau. Son sous-poil dense emprisonne l'air, et un textile posé par-dessus ne fait que tasser cette isolation naturelle.
La liste de ceux qui en profitent est courte. Les races à poil ras sans sous-poil : lévriers, whippet, boxer, dobermann, chihuahua à poil court. Les petits gabarits, parce que le rapport entre surface de peau et volume corporel joue contre eux, un chien de 4 kg se refroidissant bien plus vite qu'un chien de 30 kg. Les chiots, les chiens âgés, les chiens tondus court, ceux qui sortent de chirurgie et les arthrosiques, chez qui le froid humide raidit les articulations.
Pour les autres, le vêtement est une décoration. Rien ne l'interdit, mais autant le savoir avant d'y mettre soixante euros.
Les matières qui tiennent, celles qui déçoivent
Le polyester enduit et le nylon ripstop restent les meilleurs choix pour la pluie : ils sèchent vite et ne se gorgent pas d'eau. Une doublure polaire suffit pour le froid sec. La laine, souvent citée dans les guides, feutre au lavage et gratte les peaux sensibles. Le coton est confortable mais devient une éponge froide dès qu'il pleut.
Regardez la doublure au niveau des aisselles : c'est là que ça frotte et que se forment les zones dépilées. Une couture plate et une découpe dégagée à cet endroit valent plus que n'importe quel argument sur l'imperméabilité.
Manteau, imperméable, pull : ce qui les sépare
L'imperméable sert par pluie et vent, il doit couvrir la croupe et descendre un peu sur les flancs, mais il n'isole pas. Le manteau matelassé sert par froid sec et perd son efficacité dès qu'il est trempé. Le pull en maille convient aux sorties courtes d'un chien frileux, pas à la pluie. Sur les modèles à harnais intégré, vérifiez que le point d'attache est cousu sur une sangle qui fait le tour du poitrail : rivé sur le tissu extérieur, il s'arrache en quelques semaines.
Chaussures et bottines : une question de sol, pas de style
Les bottines servent quand le sol agresse les coussinets : sel de déneigement l'hiver, bitume brûlant l'été, terrain caillouteux en randonnée, pansement à protéger. Sur sol normal elles gênent, parce que le chien s'informe du terrain par la plante du pied. Une règle simple pour l'été : posez le dos de la main sur le bitume cinq secondes, et si vous ne tenez pas, votre chien non plus.
Le budget, sans illusions
Comptez entre 20 et 40 euros pour un imperméable correct de petit chien, et plutôt 50 à 90 euros pour un manteau de grand gabarit qui passera trois hivers. En dessous de 15 euros, la fermeture éclair lâche et les coutures s'ouvrent aux aisselles, ce qui revient à racheter chaque année. Au-dessus de 120 euros, on paie surtout une marque.
Les places de marché regorgent de vendeurs qui revendent le même modèle sous dix références, sans grille de tailles fiable. Achetez là où la grille donne des centimètres de poitrail et de dos, et où le retour est gratuit.
Résumer cet article avec :
Partager :
