Les bienfaits de la biseptine pour protéger la plaie de votre chien
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Une plaie de chien sur deux se gère très bien à la maison, l'autre moitié se termine en abcès ou en cicatrice qui s'ouvre parce qu'on a cru bien faire. La Biseptine ne trie pas à votre place : c'est vous qui devez savoir, en regardant la blessure, de quel côté vous êtes.
Le flacon contient de la chlorhexidine, du chlorure de benzalkonium et de l'alcool benzylique. La chlorhexidine est l'antiseptique le mieux toléré sur la peau canine, elle reste active une à deux heures après application et elle n'est pas colorée, ce qui laisse voir l'évolution de la plaie. Voilà pour ses qualités réelles. Elle ne désinfecte que la surface, et elle ne remplace ni un rinçage correct ni des points de suture.
Les blessures qui trompent leur monde
Une morsure, c'est le cas type. Le trou fait deux millimètres et ne saigne presque pas, mais sous la peau la dent a décollé les tissus et laissé des bactéries dans une poche fermée. L'abcès apparaît vers le troisième ou le quatrième jour, chaud et douloureux, parfois avec de la fièvre. Toute morsure se montre au vétérinaire dans les heures qui suivent.
Même logique pour une plaie qui bâille, que l'on suture d'autant mieux qu'elle est fraîche : au-delà d'une douzaine d'heures, la recoudre devient risqué. Pour une blessure de l'oeil, de l'oreille interne, du ventre ou du thorax. Pour un saignement qui continue après dix minutes de compression franche. Et pour un corps étranger planté dans la chair, épine, éclat de verre, morceau de bois : on ne le retire pas soi-même, il peut boucher un vaisseau.
Le rinçage passe avant le produit
Coupez au ciseau les poils autour de la plaie, en la protégeant d'une compresse humide pour que rien n'y tombe. Rincez abondamment au sérum physiologique stérile jusqu'à ce que le fond soit propre. Ce rinçage compte davantage que l'antiseptique.
La Biseptine s'applique ensuite sur la zone nettoyée, à l'aide d'une compresse et non du goulot du flacon. Elle pique un peu, l'alcool benzylique y est pour quelque chose. Une ou deux applications par jour suffisent tant que la plaie reste propre, et l'on arrête dès que la croûte est formée : un antiseptique appliqué indéfiniment entretient l'irritation.
Empêcher le léchage, sans se tromper d'outil
La salive du chien ne désinfecte rien. Le léchage macère la plaie, ramène des bactéries buccales et finit par rouvrir les berges. La collerette, ou une combinaison de convalescence, règle la question pour quelques euros.
Pour l'immobilisation pendant le soin, mieux vaut une deuxième personne qui tient le chien contre elle qu'une muselière posée dans l'urgence sur un animal qui a mal. Un chien muselé ne peut plus haleter, donc plus réguler sa température, et un chien qui grogne franchement pendant qu'on touche sa plaie vous dit quelque chose d'utile : celle-ci fait plus mal qu'elle n'en a l'air, et cela vaut une consultation.
Surveillez enfin les quarante-huit heures qui suivent. Rougeur qui s'étend, gonflement, écoulement trouble, odeur, chien abattu ou qui refuse de manger : on arrête les soins maison et on prend rendez-vous.
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