Comprendre et gérer les aboiements de votre chien

Comment empêcher un chien d'aboyer ?

Un chien qui aboie ne fait pas un seul bruit mais cinq ou six, selon qu'il a peur, qu'il s'ennuie, qu'il garde ou qu'il réclame. Tant qu'on ne sait pas lequel on entend, aucune méthode ne tient dans la durée.

La plupart des maîtres attaquent par la sortie : faire taire. On gronde, parfois on achète un collier. Le chien se tait dix secondes, puis reprend, souvent plus fort. On a traité le son, pas sa raison. La première semaine ne sert donc pas à dresser, elle sert à observer.

Quatre aboiements, quatre réponses différentes

L'aboiement de territoire est court, répété, tourné vers la fenêtre. Celui de l'ennui est monotone, produit par un chien seul depuis des heures. Celui de demande arrive pile quand vous mangez ou décrochez le téléphone. Celui de peur va avec un corps ramassé et des oreilles en arrière. À part, la détresse de séparation : elle démarre dans les minutes qui suivent votre départ, dure parfois des heures, et s'accompagne de destructions. Ce chien-là panique, il ne se venge pas, et ça se travaille avec un éducateur ou un vétérinaire comportementaliste.

Ce qui marche vraiment, dans l'ordre

  • Couper le déclencheur avant de dresser : un film occultant sur la vitre du bas, le panier déplacé côté cour, et la moitié des aboiements de territoire tombe en deux jours.
  • Fatiguer la tête autant que les pattes. Deux sorties de trente minutes avec du reniflage libre calment mieux qu'une heure de balle lancée.
  • Apprendre le « stop » à froid, quand le chien est détendu, avec la friandise donnée à la seconde du silence, pas trois secondes après.
  • Ignorer l'aboiement de demande, même du regard. Un chien qui obtient une réaction une fois sur dix insistera dix fois.
  • Donner à mâcher pour les périodes de solitude, et des jouets à occuper un chien qui s'ennuie quand la journée est longue.
  • Si rien ne bouge en trois à quatre semaines, passer la main à un éducateur qui travaille en renforcement positif.

Chien qui aboie museau levé, vu de profil dans un jardin

Quand l'aboiement est un symptôme

Un chien de huit ans qui se met soudain à aboyer la nuit, après des années de sommeil tranquille, ne fait pas un caprice. Baisse d'audition, douleur articulaire, trouble cognitif du chien âgé : tous se manifestent par des vocalises nocturnes. Un changement brutal de rythme chez un animal âgé justifie une visite chez le vétérinaire avant toute séance d'éducation.

Reste un point rarement dit : certaines races parlent, point. Beagles, spitz, bergers des Shetland ont été sélectionnés pour donner de la voix. On réduit la fréquence, on apprend un signal d'arrêt, on n'obtient pas le silence d'un lévrier.

Résumer cet article avec :

Partager :