Comment habituer un chat et un chien à bien vivre ensemble ?

Durant les premiers jours, les animaux ne doivent avoir aucun contact. En échangeant leurs couvertures, jouets et coussins, vous donnez la possibilité à votre chien et à votre chat de s'adapter à l'odeur de l'autre. Vous pouvez par exemple passer un chiffon doux sur votre chat et ensuite le proposer à votre chien.
Sommaire3 sections
  1. 01La première semaine se passe sans se voir
  2. 02La rencontre visuelle, laisse détendue et fuite ouverte
  3. 03Une maison en hauteur, des gamelles séparées

Un chat et un chien qui s'ignorent poliment au bout de trois semaines, c'est déjà une réussite. L'amitié vient parfois après, souvent jamais, et ce qu'on organise pendant les quinze premiers jours décide de tout le reste.

L'erreur, quand on fait entrer un chien chez un chat ou l'inverse, c'est de croire qu'on gère une rencontre. On gère une occupation de territoire. Le chat résident ne se demande pas si le nouveau venu est sympathique, il se demande si son couloir vers la litière reste sûr.

La première semaine se passe sans se voir

Le nouveau venu vit dans une pièce fermée, avec sa gamelle, son couchage et, s'il s'agit du chat, sa litière. On échange les odeurs avant les regards : une couverture du chien posée chez le chat, un tissu frotté sur les joues du chat glissé sous le panier du chien. Au bout de deux ou trois jours, les deux mangent chacun de leur côté de la porte, à un mètre, puis à cinquante centimètres. Si l'un arrête de manger, on recule d'un cran. Cette étape ennuie tout le monde, et c'est pour ça qu'elle est bâclée neuf fois sur dix.

La rencontre visuelle, laisse détendue et fuite ouverte

Sortez le chien une demi-heure avant, puis faites-le manger : ventre plein et pattes fatiguées, il regarde un chat avec beaucoup moins d'intensité. Tenez-le en laisse sans la tirer. La porte reste entrebâillée ou barrée par une barrière bébé, pour que le chat parte quand il veut : la fuite disponible est ce qui empêche l'attaque. Trois minutes suffisent la première fois, et on récompense le chien qui détourne le regard, pas celui qui fixe. Chez le chat, ce qu'on guette n'est pas l'approche mais le relâchement : oreilles en avant, queue qui dégonfle, retour à la toilette. Ce sont deux espèces qui ne jouent pas de la même façon, et ce décalage de codes provoque plus de bagarres que l'agressivité.

Une maison en hauteur, des gamelles séparées

Un chat en sécurité est un chat qui peut grimper : étagères murales, dessus d'armoire, arbre à chat, de quoi traverser les pièces sans poser une patte là où le chien circule. La litière va hors de portée du chien, jamais dans un recoin sans seconde sortie. Les gamelles se séparent aussi, celle du chat en hauteur : la croquette pour chien manque de taurine pour un chat. Côté chien, le tempérament pèse plus que le gabarit, et un lévrier de trente kilos pose souvent plus de problèmes qu'un molosse placide. Si l'animal n'est pas encore choisi, regardez les tempéraments des races avant l'adoption plutôt qu'après.

  • Hors de votre présence, les deux restent séparés plusieurs semaines : un coup de griffe dans un œil part en urgence vétérinaire. Une assurance santé pour animaux amortit ce genre d'imprévu.
  • Ne grondez jamais le chat pour un feulement : c'est un avertissement, mieux vaut qu'il l'utilise que de passer directement à la griffe.
  • Si l'un maigrit, se cache toute la journée ou urine hors litière plusieurs jours de suite, prenez rendez-vous chez le vétérinaire : le stress chronique déclenche des cystites chez le chat.

Des ressources séparées, une fuite toujours possible, des présentations assez lentes pour être ennuyeuses : le reste appartient aux deux animaux. Certains finiront par dormir l'un contre l'autre, et cette première rencontre entre chat et chien restera un bon souvenir. D'autres se croiseront dix ans dans le couloir sans se toucher. Les deux sont des réussites, et vouloir davantage se fait au détriment du plus discret.

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