Exotic Shorthair : : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation
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L'exotic shorthair est un persan à poil court, et cette phrase contient à la fois son principal attrait et sa principale facture. On récupère le tempérament posé et la tête ronde sans les trois quarts d'heure de brossage quotidien, mais on hérite aussi du nez écrasé et des maladies héréditaires du persan. Voici ce que ça change concrètement, et les questions à poser à un éleveur avant de verser un acompte.
Un persan dont on a retiré le poil, pas les problèmes
Tout le monde pense à Garfield en le voyant, et ce n'est pas un hasard : silhouette trapue sur pattes courtes, grosse tête ronde, joues pleines, face aplatie. Le poil est court mais double, avec un sous-poil dense qui lui donne cette texture de peluche. Le standard admet toutes les couleurs et tous les patrons reconnus chez le persan, du blanc au noir en passant par le bleu, le roux, le chocolat, le lilas et les colourpoints.
Un mâle adulte pèse entre 4 et 6 kilos, une femelle entre 3 et 5. La maturité est lente, le format définitif n'est atteint que vers deux ans, comme chez le persan.
D'où vient la race
La variété est née aux États-Unis dans les années 1950, au départ par accident. Des éleveurs d'american shorthair croisaient leurs chats avec des persans pour améliorer la robe et le type. Les produits, à poil court mais au visage de persan, ont plu, et le british shorthair est venu enrichir la base génétique. La CFA a reconnu l'exotic shorthair comme race distincte en 1966, avec entrée en vigueur en 1967. Elle figure depuis parmi les races de chats les plus inscrites au monde.
Le caractère : un chat de canapé, vraiment
Parler d'indépendance pour cette race serait trompeur. L'exotic shorthair est un chat calme, peu bavard, qui suit ses humains de pièce en pièce et s'installe à côté d'eux plutôt que sur eux. Il joue, mais par sessions courtes, et il accepte plutôt bien l'arrivée d'un autre chat ou d'un chien après une présentation progressive sur deux à trois semaines.
Il supporte assez mal la solitude prolongée et ne saute pas beaucoup : les arbres à chat très hauts l'intéressent moins que les couchages larges en hauteur moyenne. Pour un appartement, c'est une race qui convient, à condition d'accepter qu'un chat qui bouge peu prend du poids vite.
Le nez écrasé : ce qu'il faut regarder chez le chaton
La brachycéphalie n'est pas un détail esthétique, c'est une déformation du crâne qui raccourcit les voies respiratoires et décale les conduits lacrymaux. Les conséquences se voient au quotidien : ronflements, respiration bruyante, larmoiement permanent qui tache le poil sous les yeux, intolérance à la chaleur, et parfois difficulté à attraper les croquettes avec des mâchoires mal alignées.
Le degré varie énormément d'une lignée à l'autre. Un exotic shorthair au nez modérément court, dont les narines sont bien ouvertes et dont le stop reste sous la ligne des paupières inférieures, mènera une vie normale. Un chat au type dit extrême, narines pincées et face totalement plate, respire mal en permanence. C'est le premier critère à regarder dans une portée, avant la couleur.
Les tests que doit fournir l'éleveur
Deux maladies héréditaires viennent directement du persan. La polykystose rénale, ou PKD, se dépiste par test ADN sur les reproducteurs, ce qui permet d'éliminer le gène d'une lignée. La cardiomyopathie hypertrophique se dépiste par échographie cardiaque régulière chez les reproducteurs, et non par un test génétique fiable chez cette race. Demandez les résultats écrits, pas une assurance verbale.
Demandez aussi à voir la mère et les conditions d'élevage, à récupérer le chaton après douze semaines, vacciné, identifié et vermifugé, et à connaître le taux de césariennes de la lignée : c'est un indicateur honnête du degré de déformation crânienne. Un éleveur qui refuse ces questions vous rend service en se disqualifiant tôt.
Alimentation et entretien au quotidien
Le risque numéro un est le surpoids, chez un chat peu actif et gourmand. On pèse la ration, on la fractionne, on évite le libre-service, et on utilise des croquettes de forme adaptée aux mâchoires courtes, plus faciles à saisir. Une pesée mensuelle sur une balance de cuisine suffit à repérer une dérive avant qu'elle ne devienne un problème.
Côté soins, comptez un brossage deux fois par semaine, davantage pendant les mues de printemps et d'automne, et surtout un nettoyage quotidien du pli sous les yeux avec une compresse et du sérum physiologique. C'est cinq minutes, et c'est ce qui évite les dermatites du repli cutané. Les griffes se contrôlent toutes les trois semaines chez un chat qui grimpe peu.
Reste la question des plantes d'intérieur, qui n'a rien de spécifique à la race mais tue chaque année des chats : le lys est mortel pour eux, feuilles, pétales, pollen et eau du vase compris, et une intoxication rénale se joue en quelques heures. Un exotic shorthair vit en intérieur, donc au contact permanent de vos bouquets. Le plus simple est de ne pas en faire entrer.
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