Journée mondiale des animaux : une célébration de nos compagnons à poils, à plumes et à écailles

Journée Mondiale des animaux
Sommaire5 sections
  1. 01Pourquoi le 4 octobre et pas un autre jour
  2. 02Ce que la journée demande, concrètement
  3. 03Le reste du calendrier animalier
  4. 04Cinq gestes qui valent mieux qu'un partage
  5. 05Ce que cette journée ne réglera pas

Le 4 octobre, la Journée mondiale des animaux approche de son centenaire. Son histoire n'est pas celle que répètent la plupart des articles, et sa date doit tout à un moine mort en 1226.

On lit souvent qu'elle serait née d'un congrès viennois en 1929. La réalité est plus modeste et plus intéressante : c'est un éditeur allemand, Heinrich Zimmermann, qui organise la toute première célébration le 24 mars 1925 à Berlin, au Palais des sports. Faute d'audience, il déplace l'événement au 4 octobre à partir de 1929. Il faut attendre le congrès international de protection animale de Florence, en mai 1931, pour que la date soit adoptée à l'échelle internationale. Depuis, la journée s'est démultipliée en dizaines de rendez-vous par espèce, de la journée mondiale du lézard à celle des abeilles.

Pourquoi le 4 octobre et pas un autre jour

Le 4 octobre est la fête de saint François d'Assise, mort dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226. L'Église en a fait le patron des animaux et de l'écologie, titre confirmé par Jean-Paul II en 1979. Zimmermann, lui, n'était pas croyant militant : il cherchait une date déjà associée aux animaux dans l'esprit du public, et celle-là faisait consensus dans toute l'Europe catholique.

« Le monde animal, comme toute la création, est une manifestation de la puissance de Dieu, de sa sagesse et de sa bonté, et comme tel, mérite le respect de l'homme », écrivait François d'Assise. Avec sainte Catherine de Sienne, il est aussi le saint patron de l'Italie.

Ce que la journée demande, concrètement

L'objectif affiché tient en une phrase : améliorer le statut de l'animal dans les politiques publiques et dans les têtes. Derrière, il y a des campagnes très terre à terre, sur l'abandon estival, sur les conditions d'élevage, sur la place laissée à la faune ordinaire dans les villes. Le sujet dépasse largement le chien du salon : la protection de la biodiversité et le sort des animaux sauvages et de leur comportement pèsent bien plus lourd, en nombre d'individus concernés, que celui des animaux de compagnie.

Un mot sur les espèces menacées souvent citées ce jour-là. Le tigre et l'éléphant d'Asie restent classés en danger sur la liste rouge de l'UICN. Le panda géant, lui, est passé de « en danger » à « vulnérable » en 2016 : sa population sauvage remonte, autour de 1 800 individus. Reprendre la liste de 1990 sans la vérifier, c'est effacer trente ans de travail de terrain chinois.

Le reste du calendrier animalier

Le 4 octobre n'est pas la seule date du genre, loin de là. Les principales, celles qui donnent lieu à de vraies campagnes et pas seulement à des publications sur les réseaux :

  • Journée internationale du chat : 8 août à l'international, mais le 8 février en France
  • Journée mondiale des abeilles : 20 mai, instituée par l'ONU en 2017
  • Journée mondiale des tortues : 23 mai
  • Journée mondiale des éléphants : 12 août
  • Journée nationale du chien : 26 août, d'origine américaine
  • Journée mondiale du lion : 10 août

Le chat a donc deux dates, ce qui explique les discussions chaque année sur les réseaux. Les deux sont légitimes, elles n'ont simplement pas la même origine.

Cinq gestes qui valent mieux qu'un partage

Une journée de sensibilisation ne sert à rien si elle s'arrête à un visuel partagé le matin. Voici ce qui a un effet mesurable, et qui prend entre dix minutes et une demi-journée.

  • Vérifier que l'identification de votre animal est à jour dans le fichier national I-CAD, en particulier votre adresse et votre numéro de téléphone. Un chat perdu sur deux n'est jamais rendu faute de coordonnées valides.
  • Donner deux heures à un refuge : promenade des chiens, nettoyage, transport vers une clinique. Les refuges manquent de bras bien plus que de dons ponctuels.
  • Laisser une coupelle d'eau dehors toute l'année, pas seulement en août. Les oiseaux boivent aussi en hiver, quand tout gèle.
  • Décaler la taille des haies hors de la période de nidification, entre mi-mars et fin juillet.
  • Prendre un quart d'heure pour lire ce qu'est vraiment une espèce menacée, plutôt que de recopier une liste. Les plus grands animaux de la planète ne sont pas tous les plus fragiles, et l'inverse est vrai aussi.

Ce que cette journée ne réglera pas

Autant le dire : une date dans le calendrier ne change ni une loi, ni un mode d'élevage. Ce qu'elle fait, et c'est déjà beaucoup, c'est offrir une fenêtre médiatique annuelle aux associations qui n'en ont pas le reste de l'année. Les abandons se concentrent en juin et juillet, pas en octobre. Le vrai test d'une journée mondiale, c'est ce qu'il en reste au mois de mars suivant.

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