Le Spitz allemand : tout ce que vous devez savoir sur cette race de chien

découvrez tout ce que vous devez savoir sur le spitz allemand, une race de chien dynamique et affectueuse. apprenez-en plus sur son caractère, son entretien, et ses besoins pour offrir à votre compagnon une vie épanouie.
Sommaire6 sections
  1. 01Cinq variétés, cinq chiens différents
  2. 02Des chiens de cour avant d'être des chiens de canapé
  3. 03La voix, le vrai sujet
  4. 04Travailler l'aboiement au lieu de le subir
  5. 05Le pelage : une seule interdiction, mais elle est ferme
  6. 06Santé : ce qui se surveille, variété par variété

Sous le nom de Spitz allemand se cachent cinq chiens qui n'ont ni la même taille, ni le même mode de vie : du nain de 2 kg au Wolfsspitz de 20 kg. Le point commun, celui qui fait ou défait la cohabitation, c'est la voix.

Cinq variétés, cinq chiens différents

Spitz allemand orange au pelage dense, oreilles dressées et queue enroulée sur le dos

La Fédération cynologique internationale regroupe ces cinq formats sous un seul standard, le numéro 97, dans le groupe des chiens de type spitz et primitif. Même silhouette à chaque fois : museau de renard, petites oreilles triangulaires dressées, queue enroulée sur le dos, double pelage avec un sous-poil épais. Ce qui change, c'est l'échelle, et avec elle le budget croquettes, la place nécessaire et la fragilité.

Mon avis sur ce point : le Spitz moyen est le plus injustement boudé des cinq. Assez petit pour un appartement, assez costaud pour marcher trois heures un dimanche, moins fragile que le nain, moins volumineux à brosser que le Wolfsspitz. La mode a concentré la demande sur le Poméranien, qui est le format le plus délicat du lot.

Des chiens de cour avant d'être des chiens de canapé

On lit partout que le Spitz descend de chiens de tourbières vieux de huit mille ans. La filiation est répétée depuis le 19e siècle, elle n'a jamais été établie par la génétique moderne. Ce qui est documenté, c'est l'usage : dans les fermes et sur les péniches d'Europe centrale, ces chiens gardaient la cour, signalaient l'intrus et ne quittaient pas leur territoire. On ne les a pas sélectionnés pour chasser ni pour rapporter. On les a sélectionnés pour surveiller et pour prévenir.

D'où le tempérament actuel : attaché à un ou deux humains, méfiant avec les visiteurs, prompt à signaler la moindre variation dans l'environnement. Et d'où, aussi, le problème dont personne ne parle avant l'achat.

La voix, le vrai sujet

Un Spitz aboie. Beaucoup, fort, et pour des motifs qui vous paraîtront absurdes : l'ascenseur du troisième, une porte de voiture, un pas dans la cage d'escalier. Ce n'est pas un défaut d'éducation, c'est la fonction pour laquelle la race existe. La question n'est donc pas de faire taire le chien, mais de décider ce qui mérite un signalement et ce qui n'en mérite pas.

Un chien laissé seul huit heures dans un studio, sans sortie correcte le matin, aboiera d'autant plus qu'il est privé d'occupation et qu'il entend tout l'immeuble. La configuration se retourne vite en conflit de voisinage.

La bonne nouvelle, c'est que ce comportement se travaille mieux que chez la plupart des races : le Spitz apprend vite, il aime les exercices et il lit remarquablement bien les signaux humains. Commencez le jour de l'arrivée, pas le jour de la première plainte.

Travailler l'aboiement au lieu de le subir

  • Apprenez le « stop » en deux temps : laissez-le aboyer deux fois, dites le mot une seule fois, attendez le silence même d'une seconde, récompensez dans ce silence. Récompenser pendant l'aboiement renforce l'aboiement.
  • Supprimez le déclencheur quand c'est possible : un film occultant sur la vitre du bas, un couchage éloigné de la porte d'entrée, un fond sonore doux qui masque les bruits de palier.
  • Entraînez la sonnette à froid, dix fois de suite, jusqu'à ce qu'elle n'annonce plus rien d'intéressant.
  • Fatiguez la tête : deux séances quotidiennes de cinq minutes de tours et d'obéissance, un tapis de fouille, des croquettes cachées dans l'appartement avant votre départ.
  • Bannissez les colliers anti-aboiements, électriques ou à spray. Ils suppriment le symptôme en installant de l'anxiété, et un Spitz anxieux aboie davantage dès qu'on retire l'appareil.

Le pelage : une seule interdiction, mais elle est ferme

Ne tondez jamais un Spitz. Son double pelage isole du chaud comme du froid, et la tonte expose à une alopécie post-tonte : le poil de couverture repousse mal, parfois jamais, laissant un duvet terne. Les toiletteurs sérieux refusent d'ailleurs la demande. Ce qui se fait, en revanche, c'est un rafraîchissement des pieds, du contour de l'anus et des franges des pattes arrière.

  • Brossage deux à trois fois par semaine, quotidien pendant les deux mues annuelles, avec une brosse qui atteint le sous-poil et non seulement la surface.
  • Bains espacés, trois à quatre par an suffisent, suivis d'un séchage complet : un sous-poil laissé humide macère et provoque des points chauds.
  • Surveillez la peau derrière les cuisses et sur le dos, là où l'alopécie X se déclare en premier.

Santé : ce qui se surveille, variété par variété

Le Spitz vit longtemps, de 12 à 16 ans, avec une constitution solide pour un chien de ce format. Les points de vigilance diffèrent selon la taille.

  • Luxation de la rotule, très fréquente chez le nain et le petit : un chien qui saute une foulée sur trois pattes puis repart normalement doit être examiné.
  • Collapsus trachéal chez les petits formats, d'où l'intérêt du harnais plutôt que du collier. Une toux sèche en quinte, dite « en cri d'oie », est le signe à rapporter au vétérinaire.
  • Malformations cardiaques congénitales, dont la persistance du canal artériel, dépistées à l'auscultation des premières visites.
  • Alopécie X, perte de poils symétrique sans démangeaison, qui mérite un bilan hormonal complet plutôt qu'un traitement pris au hasard sur un forum.
  • Tartre et déchaussement précoces sur des mâchoires miniatures, à prévenir par un brossage dentaire régulier.

Aucun de ces points ne se règle à la maison, et les dosages pour un chien de 2 kg n'ont rien à voir avec ceux d'un chien de 20. Les traitements, y compris les antiparasitaires, se choisissent avec le vétérinaire sur la base du poids réel.

Un Spitz bien choisi et occupé est un compagnon gai, démonstratif, franchement intelligent, qui apprend un tour en trois séances et vous suit de pièce en pièce. Mal choisi, trop petit pour le mode de vie ou laissé seul sans travail sur la voix, il devient le chien dont tout l'immeuble parle. La différence se joue dans les six premiers mois.

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