Les 3 araignées les plus redoutables à éviter chez soi !

découvrez les trois araignées les plus redoutables à éviter chez soi et apprenez comment vous en prémunir. informations utiles pour prévenir les risques liés à ces créatures et assurer la sécurité de votre foyer.
Sommaire4 sections
  1. 01Phoneutria, l'araignée-banane : dangereuse, mais pas foudroyante
  2. 02Heteropoda maxima : record de taille, zéro danger
  3. 03La mygale, mal nommée et surestimée
  4. 04Les deux seules qui méritent un coup d'œil en France

Aucune des trois araignées les plus redoutées de la planète ne vit dans une maison française. Le classement circule partout, il est faux, et l'araignée qui traverse votre salon ce soir est presque certainement inoffensive.

Commençons par régler la question posée. Phoneutria vit au Brésil, Heteropoda maxima dans une grotte du Laos, les mygales dans les zones tropicales et subtropicales des Amériques, d'Afrique et d'Asie. Aucune ne s'installe spontanément dans un pavillon de Bourgogne. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont rien à nous apprendre : leur réputation repose sur trois malentendus différents, et les démonter aide à regarder les vraies araignées de nos murs sans paniquer.

Grande araignée immobile sur un mur clair, pattes repliées

Phoneutria, l'araignée-banane : dangereuse, mais pas foudroyante

Le genre Phoneutria, appelé aranha armadeira au Brésil parce qu'il se dresse sur ses pattes arrière en position de menace, est effectivement l'un des plus toxiques pour l'homme. Son venin contient des neurotoxines qui bloquent les canaux sodiques. Envergure pattes comprises : jusqu'à 15 centimètres.

La phrase qui traîne partout, « son venin tue en quelques minutes », est fausse. Au Brésil, l'Institut Butantan produit un sérum antivenimeux depuis les années 1920, et sur plusieurs milliers de morsures déclarées chaque année, la grande majorité se traduit par une douleur intense, des sueurs et de la tachycardie, sans mise en jeu du pronostic vital. Les décès sont rares et concernent surtout de jeunes enfants. En Europe, le seul scénario réaliste reste l'individu arrivé dans un carton de bananes importées, et ça se compte en quelques cas par an sur tout le continent.

Heteropoda maxima : record de taille, zéro danger

Décrite en 2001 à partir de spécimens collectés dans une grotte de la province de Khammouane, au Laos, Heteropoda maxima détient le record d'envergure : 30 centimètres d'une patte à l'autre. Le corps, lui, ne dépasse guère 5 centimètres. C'est une Sparassidae, une famille de chasseuses qui ne tissent pas de toile de capture et courent après leurs proies, surtout des insectes et parfois de petits geckos.

Sa dangerosité pour l'homme est nulle en pratique. Elle fuit, elle est cavernicole, elle n'a jamais mordu personne de façon documentée. Elle figure sur ce genre de liste uniquement parce qu'elle est grande, ce qui n'est pas un critère de toxicité. Au passage, son surnom d'araignée crabe prête à confusion : en français, les araignées-crabes désignent habituellement les Thomisidae, ces petites embusquées qui attendent au cœur des fleurs.

La mygale, mal nommée et surestimée

En français, tarentule désigne à l'origine Lycosa tarantula, une araignée-loup du sud de l'Italie dont la morsure passe pour avoir inspiré la tarentelle. Les grosses velues des terrariums sont des mygales, famille des Theraphosidae, environ un millier d'espèces. La plus imposante, Theraphosa blondi, atteint 28 à 30 centimètres d'envergure pour près de 170 grammes.

Leur venin ne présente pas de danger sérieux pour l'homme : la morsure fait mal, surtout par la taille des crochets. Le vrai désagrément vient des poils urticants que les espèces américaines projettent avec leurs pattes arrière quand elles sont dérangées. Ces soies barbelées s'enfoncent dans la peau, provoquent des démangeaisons qui durent plusieurs jours, et peuvent causer une inflammation oculaire sévère si elles atteignent l'œil. Chez un chien curieux qui met le museau contre un terrarium, c'est le scénario le plus probable, bien avant la morsure.

Les deux seules qui méritent un coup d'œil en France

La recluse méditerranéenne (Loxosceles rufescens) est présente sur le pourtour méditerranéen, discrète, dans les caves et les vides sanitaires. Sa morsure peut provoquer une lésion cutanée qui met du temps à cicatriser, mais les cas confirmés en France sont très peu nombreux et la plupart des nécroses attribuées aux araignées se révèlent être autre chose, souvent une infection bactérienne.

Le chiracanthe (Cheiracanthium punctorium), jaune pâle, vit dans les herbes hautes plutôt que dans les maisons. Sa morsure fait mal, comparable à une piqûre de guêpe, et se règle en quelques heures. Pour le reste, sortez l'animal avec un verre et une feuille de papier. C'est la méthode qui marche le mieux, sur toutes les espèces.

Résumer cet article avec :

Partager :