Les bienfaits des croquettes riches en protéines pour la santé des chatons
Sommaire4 sections
Sur un paquet de croquettes pour chaton, la mention « riche en protéines » ne veut rien dire tant qu'on n'a pas retourné le sac. Les seuls éléments qui tranchent sont le pourcentage de protéine brute, la nature des ingrédients cités en tête de liste et la présence de taurine. Voici comment lire cette étiquette en trente secondes en magasin.
Pourquoi le chat ne peut pas baisser sa ration de protéines
Le chat est un carnivore strict, au sens physiologique du terme. Son foie dégrade les acides aminés en continu, à un rythme qu'il ne sait pas ralentir quand l'apport diminue. Un chien s'adapte à une ration plus pauvre en protéines ; un chat puise alors dans son propre muscle. Chez un chaton qui multiplie son poids de naissance par vingt en six mois, le déficit se paie vite : croissance ralentie, masse musculaire pauvre, défenses immunitaires en berne.
Cette particularité explique une règle absolue : les croquettes pour chien ne conviennent jamais à un chat, même dépannage de quelques semaines. Elles sont moins protéiques et surtout pas supplémentées en taurine.
Lire une étiquette sans se faire avoir
Deux pièges reviennent. Le premier est la comparaison entre une pâtée et des croquettes : la pâtée contient environ 80 % d'eau, donc ses 10 % de protéine brute affichés valent bien plus une fois l'eau retirée. Pour comparer, il faut ramener les deux à la matière sèche. Le second piège, ce sont les ingrédients découpés en plusieurs lignes, farine de maïs, gluten de maïs, semoule de maïs, chacune plus bas dans la liste que le poulet, alors que leur total le dépasse.
Regardez aussi les cendres brutes, qui reflètent la part minérale, et la mention d'un profil conforme aux recommandations FEDIAF pour la croissance. Cette ligne indique que l'aliment est complet pour un chaton, et pas seulement complémentaire.
Combien, quand, jusqu'à quel âge
Le chaton mange peu à la fois et souvent : quatre à cinq repas par jour entre deux et quatre mois, trois ensuite, deux à partir de six mois si vous ne laissez pas en libre-service. Les quantités figurent sur le paquet en fonction du poids et de l'âge, mais ces tableaux sont des moyennes. L'indicateur qui compte, c'est la courbe de poids et l'état corporel : côtes palpables sous une fine couche, taille marquée vue du dessus.
L'aliment croissance se poursuit en général jusqu'à 12 mois, parfois 15 à 18 mois chez les races à développement lent comme le maine coon ou le norvégien. La bascule vers un aliment adulte se fait progressivement, sur une semaine, en augmentant chaque jour la part du nouveau.
Trop de protéines, est-ce un risque ?
La crainte d'abîmer les reins avec une alimentation riche revient souvent. Chez un chaton en bonne santé, elle n'est pas fondée : aucune donnée ne montre qu'un apport protéique élevé endommage un rein sain. La question se pose différemment chez un chat déjà atteint d'une maladie rénale, où la ration se règle au cas par cas avec le vétérinaire, sur la base d'analyses.
Le vrai excès, chez le jeune chat, est calorique. Un chaton stérilisé vers cinq ou six mois voit ses besoins énergétiques chuter de 20 à 30 % en quelques semaines, alors que son appétit, lui, ne baisse pas. C'est là que se joue le surpoids adulte, dans la plupart des cas, et c'est le moment de passer à une formule adaptée et de peser la ration au lieu de remplir la gamelle à l'œil.
Au bout du compte, une bonne croquette pour chaton se reconnaît davantage à sa liste d'ingrédients qu'à son prix ou à son argumentaire. Un aliment complet pour la croissance, riche en protéines animales identifiées, supplémenté en taurine, distribué en plusieurs repas et ajusté au poids réel : le reste relève du marketing.
Résumer cet article avec :
Partager :
