Les bienfaits et les précautions à prendre lors du toilettage de votre chat

découvrez les bienfaits du toilettage de votre chat et les précautions à prendre pour en prendre soin. suivez nos conseils pour assurer le bien-être de votre compagnon félin.
Sommaire5 sections
  1. 01Le brossage est un examen, pas un soin esthétique
  2. 02Ce que le comportement de toilette raconte
  3. 03Le bain reste l'exception
  4. 04Les produits : ce qui va dans la bassine et ce qui n'y va pas
  5. 05Les zones qu'on oublie

Un chat consacre entre deux et quatre heures par jour à sa toilette. Le jour où il arrête, ou au contraire le jour où il se lèche une zone jusqu'à la dégarnir, il vous dit quelque chose sur sa santé. Le toilettage que vous lui apportez sert d'abord à cela : passer les mains partout chaque semaine et repérer ce que le poil cache.

Le brossage est un examen, pas un soin esthétique

Chat au poil long brossé sur les genoux de sa propriétaire

Cinq minutes de brosse par jour chez un persan, deux fois par semaine chez un européen à poil court : la durée compte moins que la régularité. Pendant ce temps, vos doigts circulent sur le dos, les flancs, la base de la queue, le ventre et les aisselles. Vous sentez une boule sous la peau bien avant de la voir, vous repérez une croûte, un point noir de puce, une zone chaude.

Le bénéfice mécanique existe aussi. Un chat avale les poils morts en se léchant, et ces poils forment dans l'estomac des amas qu'il régurgite, ou pas. Chez un chat à poil long, un trichobézoard peut finir par gêner le transit. Chaque poignée de poils retirée à la brosse est une poignée qui ne part pas dans le tube digestif. Pendant les mues de printemps et d'automne, doublez le rythme.

Ce que le comportement de toilette raconte

Un chat qui se néglige a souvent une bonne raison. La douleur arrive en tête : arthrose chez un chat de plus de dix ans, qui ne peut plus se tordre pour atteindre le bas du dos et la base de la queue, ou douleur buccale qui rend le léchage désagréable. Un poil gras, en mèches, sur la ligne du dos d'un chat âgé, ce n'est pas de la paresse. L'abattement, la fièvre et l'obésité produisent le même effet.

Le léchage excessif raconte l'inverse. Une plaque sans poils sur le ventre ou l'intérieur des cuisses, la peau intacte en dessous, évoque souvent une alopécie de léchage : allergie aux piqûres de puces, dermatite atopique, parfois anxiété. Cela se traite, mais il faut identifier la cause, et ce diagnostic appartient au vétérinaire.

Le bain reste l'exception

La majorité des chats ne prendront jamais de bain de leur vie, et ils s'en portent très bien. Quatre situations le justifient vraiment : une substance dangereuse ou collante sur le pelage (huile, peinture, goudron), un chat recueilli dans un état d'incurie, un chat qui ne peut plus se toiletter seul, ou une prescription vétérinaire, par exemple un shampoing antifongique contre la teigne.

Hors de ces cas, un gant humide tiède passé dans le sens du poil retire la poussière et rafraîchit sans stresser personne. Pour une salissure localisée sur une patte, une compresse et de l'eau claire font l'affaire.

Les produits : ce qui va dans la bassine et ce qui n'y va pas

Un shampoing pour chat, et rien d'autre. Les shampoings humains sont trop acides pour une peau féline et trop chargés en parfums. Les shampoings pour chien sont une mauvaise idée pour une raison bien plus sérieuse : beaucoup contiennent de la perméthrine ou une autre pyréthrinoïde, molécules que le chat ne sait pas métaboliser. Une exposition provoque tremblements, salivation et convulsions, et constitue une urgence vétérinaire.

Les zones qu'on oublie

Les oreilles se regardent, elles ne se curent pas. Un pavillon propre et rose, sans odeur, ne demande rien. Un dépôt brun foncé, sec, granuleux comme du marc de café, accompagné de grattage et de secouements de tête, évoque une gale des oreilles due à un acarien, Otodectes cynotis. Elle se traite très bien, mais avec un produit prescrit après examen à l'otoscope. Pas de coton-tige dans le conduit, jamais.

Les yeux se nettoient avec une compresse imbibée de sérum physiologique, une compresse par œil, du coin interne vers l'extérieur. Chez les races à face plate, les larmoiements sont quotidiens et laissent des traces brunes qu'il faut retirer avant qu'elles ne macèrent. Un écoulement purulent, un œil fermé ou une troisième paupière visible sortent du cadre du toilettage.

Les griffes se coupent chez le chat d'intérieur et chez le chat âgé, dont les griffes s'épaississent et peuvent pousser jusqu'à rentrer dans le coussinet. On ne taille que la pointe transparente, en restant bien à distance de la partie rose, qui est vascularisée. Une séance toutes les trois à quatre semaines suffit, et un griffoir vertical solide règle une bonne part du problème.

Un dernier point, souvent négligé : la qualité du pelage se joue autant dans la gamelle que sous la brosse. Un apport correct en protéines animales et en acides gras oméga 3 se voit sur la robe en six à huit semaines, le temps d'un cycle de pousse. Si le poil reste terne malgré un brossage régulier et une bonne alimentation, c'est un signe général, et il mérite qu'on en parle en consultation.

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