Est-il sécuritaire d'utiliser du shampoing pour humain pour laver un chien ?

découvrez si l'utilisation de shampoing pour humain est sécuritaire pour laver votre chien. conseils et précautions à connaître pour le bien-être de votre compagnon à quatre pattes.
Sommaire4 sections
  1. 01Pourquoi un shampoing humain ne convient pas
  2. 02Ce qu'il faut faire si c'est déjà fait
  3. 03Les faux naturels : savon de Marseille, savon d'Alep, argile
  4. 04Un shampoing canin, et lequel

Vous avez déjà lavé votre chien avec votre propre shampoing et vous vous demandez ce qu'il risque. Pour un chien adulte en bonne santé, une fois, la réponse est rassurante : de la peau sèche et des démangeaisons pendant deux à trois jours, le temps que le film lipidique se reconstitue. C'est l'habitude qui pose problème, et certains substituts présentés comme naturels sont pires que le shampoing lui-même.

Pourquoi un shampoing humain ne convient pas

Chien assis sous la douche pendant que ses poils sont savonnés

Le cuir chevelu humain est acide, autour de 5,5 de pH, et son épiderme compte une dizaine de couches de cellules cornées. La peau du chien tourne plutôt autour de 7 et n'en compte que trois à cinq. Elle est donc plus fine, plus perméable, et tamponne moins bien un produit trop acide. Les shampoings de grande consommation sont en plus chargés en parfums, en colorants et en tensioactifs sulfatés dosés pour des cheveux gras humains.

Ce qui se passe après le bain est assez prévisible. Le film hydrolipidique part avec la mousse, les glandes sébacées réagissent en produisant davantage, et le chien se gratte. Chez un animal déjà atopique ou sujet aux otites, ce déséquilibre peut réveiller une dermatite qui dormait. Chez un chiot, dont la barrière cutanée est encore immature, l'effet est plus marqué et plus long.

Ce qu'il faut faire si c'est déjà fait

Pas de panique, et surtout pas de second lavage pour corriger le premier. Rincez à l'eau claire tiède si le chien est encore mouillé, séchez soigneusement, notamment entre les coussinets et dans les plis. Puis observez pendant quarante-huit heures. Un grattage léger qui s'estompe, des pellicules fines, un poil un peu terne : cela rentre dans l'ordre tout seul, et un brossage quotidien redistribue le sébum plus vite.

Les faux naturels : savon de Marseille, savon d'Alep, argile

Beaucoup d'articles recommandent le savon de Marseille ou le savon d'Alep en expliquant qu'ils respectent le pH du chiot. C'est faux, et cette phrase circule d'un site à l'autre sans que personne ne vérifie. Un savon obtenu par saponification est alcalin par construction, avec un pH compris entre 9 et 10. Il décape donc plus qu'un shampoing humain, pas moins. Le savon d'Alep, plus riche en huile d'olive et en laurier, est un peu plus doux au toucher mais reste sur la même plage de pH.

L'argile blanche en pâte, elle, a une vraie utilité limitée : elle absorbe le gras et se rince à l'eau claire, ce qui dépanne pour un nettoyage localisé. Elle ne remplace pas un lavage complet, et elle laisse un résidu poudreux dans le sous-poil des races à double fourrure. Quant au bicarbonate de soude ou au vinaigre dilué, ils masquent une odeur, ils ne nettoient pas.

Un shampoing canin, et lequel

Un flacon correct coûte entre cinq et quinze euros et dure plusieurs mois. En animalerie ou chez le vétérinaire, on trouve des gammes adaptées au problème plutôt qu'à la race : avoine colloïdale pour les peaux sensibles, chlorhexidine pour les peaux à surinfections, formules dégraissantes pour les pelages gras type cocker ou basset. Les shampoings médicamenteux, eux, se prescrivent : le temps de pose et la fréquence font partie du traitement.

Une odeur forte qui revient quelques jours après le bain n'est d'ailleurs pas un problème de propreté. Elle signale souvent une séborrhée, une infection des plis, des oreilles encrassées ou des glandes anales pleines. Là, aucun flacon ne réglera la question : c'est un examen clinique qu'il faut.

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