Est-il possible d'utiliser du shampoing pour chat pour laver un chien ?

découvrez s'il est approprié d'utiliser du shampoing pour chat afin de laver votre chien et trouvez des conseils pratiques pour prendre soin de la toilette de votre animal de compagnie.
Sommaire5 sections
  1. 01Le pH : un argument vrai, mais pas pour la raison qu'on répète
  2. 02Le vrai danger est dans l'autre sens
  3. 03Les faux dépannages à écarter
  4. 04Choisir un flacon qui correspond à votre chien
  5. 05Le bain, geste par geste

Laver un chien avec le shampoing du chat n'est pas un accident grave : dans le pire des cas, le pelage rince mal et la peau tiraille pendant deux jours. C'est l'échange inverse qui tue, parce qu'un antiparasitaire canin à base de perméthrine peut être mortel pour un chat. Cette asymétrie est la seule chose à retenir avant de sortir un flacon de la salle de bains.

Chien mouillé et couvert de mousse dans une baignoire pendant son bain

La question revient souvent le dimanche soir, quand le chien rentre du chemin couvert de boue et qu'il ne reste dans le placard qu'un flacon acheté pour le chat. La réponse courte : oui, une fois, ça passe. La réponse longue mérite qu'on regarde ce qu'il y a dans les deux flacons, parce que tous les shampoings pour chat ne se valent pas et que l'un d'eux mérite une vraie prudence.

Le pH : un argument vrai, mais pas pour la raison qu'on répète

On lit partout que la peau du chat est acide et celle du chien neutre. La réalité est moins tranchée : les mesures publiées donnent des valeurs assez proches pour les deux espèces, autour de 7 à 7,5, avec une dispersion importante d'un individu à l'autre et selon la zone du corps. La vraie différence n'est pas là. Elle est dans l'épaisseur de l'épiderme, environ trois à cinq couches de cellules chez le chien et le chat contre une dizaine et plus chez l'humain, et dans la composition du film lipidique.

Ce qui distingue un shampoing félin d'un shampoing canin, concrètement, c'est plutôt la douceur des tensioactifs et l'absence d'ingrédients que le chat avalerait en se léchant. Un produit conçu pour un animal qui passe deux heures par jour à se toiletter est forcément plus prudent. Utilisé sur un chien, il nettoiera donc moins bien un pelage gras, sans le mettre en danger.

Le vrai danger est dans l'autre sens

De nombreux shampoings et pipettes antiparasitaires pour chien contiennent de la perméthrine ou une autre pyréthrinoïde de synthèse. Le chien la dégrade sans problème. Le chat, non : il lui manque la voie enzymatique de glucuronoconjugaison, et la molécule s'accumule. Les signes apparaissent en quelques heures : tremblements, contractions musculaires, salivation abondante, marche titubante, puis convulsions. Les centres antipoison vétérinaires traitent ce type d'appel toute l'année, souvent après une application faite avec les meilleures intentions.

Les faux dépannages à écarter

Le shampoing pour bébé revient toujours dans les listes de substituts. Il est doux, c'est vrai, mais il a été formulé pour un cuir chevelu humain et il ne décolle pas le sébum d'un pelage de chien. Résultat : un chien qui sent encore le chien après le bain, et l'envie de recommencer trop tôt.

Le liquide vaisselle mérite une nuance. Il dégraisse violemment, dessèche la peau et ne doit pas devenir une habitude. Mais c'est exactement l'outil qu'on utilise en urgence quand un animal s'est enduit de mazout, de goudron ou d'un produit huileux. Dans ce cas précis, il rend service, une fois, avant un passage chez le vétérinaire. Le savon de Marseille, lui, est très alcalin ; il agresse le film hydrolipidique et n'a aucune raison de servir sur un chien qui a simplement pris la boue.

Choisir un flacon qui correspond à votre chien

Le rayon est plus lisible qu'il n'en a l'air si on part de la peau plutôt que du poil. Une peau qui pèle et gratte appelle un produit à l'avoine colloïdale ou à la chlorhexidine, et souvent l'avis du vétérinaire, car un prurit chronique n'est pas un problème de shampoing. Un pelage blanc qui jaunit, un cocker aux oreilles grasses, un berger à double couche pendant la mue : chacun a sa formule. Les shampoings sans rinçage, en mousse ou en spray, dépannent bien les chiens qui paniquent dans la baignoire.

Le bain, geste par geste

Brossez avant de mouiller : un nœud sec devient un feutre indémêlable une fois humide. Placez un tapis antidérapant au fond du bac, beaucoup de chiens détestent moins l'eau que le glissement. Mouillez les pattes arrière en premier, puis remontez lentement vers les épaules. Diluez le shampoing dans un peu d'eau avant de l'appliquer, il se répartit mieux et se rince plus vite. Rincez plus longtemps que vous ne le pensez nécessaire : un résidu de produit dans le sous-poil est la première cause de démangeaisons après le bain.

Pour le séchage, la serviette éponge fait le gros du travail. Un séchoir réglé sur tiède, tenu à distance et jamais braqué sur les oreilles, termine le travail chez les races à poil dense. Laissez le chien au chaud jusqu'à ce qu'il soit complètement sec, surtout en hiver et surtout pour un chien âgé.

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