Les étapes pour bien nourrir un chiot de 2 mois

découvrez les étapes essentielles pour bien nourrir un chiot de 2 mois et assurer son bien-être. conseils et recommandations pour une alimentation adaptée et équilibrée.
Sommaire6 sections
  1. 01Deux mois, c'est un chiot qui vient de finir son sevrage
  2. 02La transition alimentaire : sept à dix jours, pas un de moins
  3. 03Croquettes ou ration ménagère : la vraie question n'est pas le prix
  4. 04Quelle quantité, et comment le savoir
  5. 05Les aliments qu'on ne donne pas, même en petite quantité
  6. 06Les friandises, c'est de l'éducation, pas de la nourriture

Les quinze premiers jours d'un chiot de deux mois à la maison se jouent sur une règle simple : ne rien changer. Même aliment que chez l'éleveur, même nombre de repas, même heure. La plupart des diarrhées de la première semaine viennent d'un sac de croquettes acheté la veille de l'arrivée, avec les meilleures intentions du monde.

Deux mois, c'est un chiot qui vient de finir son sevrage

Les étapes pour bien nourrir un chiot de 2 mois

En France, un chiot ne peut pas être cédé avant huit semaines. Ce délai n'est pas administratif : il correspond au moment où le passage au solide est terminé et où l'immunité transmise par la mère commence à baisser. Autrement dit, le chiot que vous récupérez sort tout juste d'une période où son système digestif a déjà encaissé un changement majeur. Lui en imposer un deuxième dans la foulée, en plus du déménagement, de la voiture et des nouvelles odeurs, c'est beaucoup pour un animal de trois kilos.

Son estomac est minuscule et ses besoins énergétiques rapportés au poids sont deux fois ceux d'un adulte. D'où le fractionnement des repas, et d'où aussi la fragilité : un chiot qui ne mange pas pendant vingt-quatre heures n'est pas un chiot capricieux, c'est un chiot qu'on montre au vétérinaire.

La transition alimentaire : sept à dix jours, pas un de moins

Demandez à l'éleveur ou au refuge la marque exacte et la référence de l'aliment, et repartez avec deux semaines de stock si c'est possible. Si vous voulez changer ensuite, faites-le une fois le chiot posé, propre la nuit et mangeant normalement, jamais avant.

Le principe de la transition tient en une progression. Vous remplacez environ un quart de l'ancien aliment par le nouveau pendant deux à trois jours, puis la moitié, puis les trois quarts, et le nouveau seul vers le septième ou le dixième jour. À la moindre selle molle, on revient à l'étape précédente et on y reste deux jours de plus. Un chiot de grande race ou au tube digestif sensible mérite la version lente.

Croquettes ou ration ménagère : la vraie question n'est pas le prix

Un aliment industriel complet pour chiot porte une mention « aliment complet » et un profil calibré pour la croissance. C'est la solution la plus sûre pour quelqu'un qui débute, et il n'y a aucune honte à ça. Vérifiez surtout deux points sur le paquet : qu'il soit destiné aux chiots et non à tous les âges, et qu'il corresponde au format adulte attendu, les gammes grande race étant moins denses en énergie et plus contrôlées en calcium.

La ration ménagère est possible, mais elle se calcule. Un chiot en croissance a besoin d'un rapport phosphocalcique tenu au gramme près, et une recette trouvée en ligne se trompe presque toujours dessus. Les conséquences ne se voient pas tout de suite : elles apparaissent vers six à douze mois, sous forme de boiteries et d'anomalies du squelette, surtout chez les chiens qui dépasseront 25 kg. Si vous voulez cuisiner pour votre chien, faites établir la ration par un vétérinaire, si possible spécialisé en nutrition, et faites-la revoir à chaque étape de croissance.

Quelle quantité, et comment le savoir

Les tableaux au dos du paquet donnent une ration selon le poids actuel et le poids adulte estimé. C'est un point de départ, pas un verdict : deux chiots de même poids peuvent avoir des besoins qui varient d'un tiers. Pesez la ration à la balance de cuisine, jamais au verre, et divisez-la en quatre.

Le vrai instrument de contrôle, c'est la pesée hebdomadaire, notée sur un carnet ou dans le téléphone, le même jour et avant le premier repas. Une courbe qui monte régulièrement est bonne. Une courbe qui s'aplatit ou qui grimpe trop vite se corrige avec le vétérinaire lors des visites de vaccination, qui tombent justement dans cette période. Palpez aussi les côtes : on doit les sentir sous une fine couche, sans les voir.

Les aliments qu'on ne donne pas, même en petite quantité

Certains produits de nos assiettes sont toxiques pour le chien, et la liste ne se négocie pas.

  • Le chocolat, d'autant plus dangereux qu'il est noir et riche en cacao.
  • L'oignon, l'ail, l'échalote et la ciboule, crus, cuits ou en poudre, qui détruisent les globules rouges.
  • Le raisin frais et sec, y compris dans un gâteau, dont une petite quantité suffit à endommager les reins chez certains chiens.
  • Le xylitol, présent dans les chewing-gums, certaines pâtisseries allégées et quelques dentifrices.
  • Les os cuits, qui se brisent en esquilles, et l'alcool sous toutes ses formes.

Le lait de vache mérite une mention à part. Il n'est pas toxique, mais un chiot sevré digère mal son lactose et ce bol donné par gentillesse finit souvent en diarrhée. Si une ingestion d'un des produits ci-dessus est possible, appelez immédiatement votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, sans attendre le moindre symptôme et sans tenter de faire vomir l'animal vous-même.

Les friandises, c'est de l'éducation, pas de la nourriture

Un chiot de deux mois apprend vite et la récompense alimentaire marche très bien. Le piège est arithmétique : quelques biscuits par jour peuvent représenter un cinquième de son apport quotidien. La parade est connue des éducateurs et elle ne coûte rien. Prélevez les récompenses de la journée sur la ration de croquettes, mise de côté dans une petite boîte le matin, et utilisez-la au fil des séances. Le chiot travaille, la balance reste juste.

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