Conseils pour venir en aide aux chiens et chats errants durant la saison hivernale

découvrez des conseils pour porter secours aux chiens et chats errants durant l'hiver et leur offrir une aide bienveillante.
Sommaire4 sections
  1. 01L'abri : la boîte en plastique bat le carton, et de loin
  2. 02Nourrir et abreuver : l'eau est le vrai problème
  3. 03Signaler un animal errant : c'est la mairie, et personne d'autre
  4. 04Les chats libres : un statut légal, pas une tolérance

Un chat errant qui ne passe pas l'hiver meurt rarement de froid sec : il meurt d'humidité, d'eau gelée et de calories manquantes. Trois gestes changent vraiment quelque chose, et un quatrième ne vous appartient pas, il relève de la mairie.

Conseils pour venir en aide aux chiens et chats errants durant la saison hivernale

Un chat adulte en bonne santé, avec un pelage sec et un abri coupe-vent, supporte des nuits à moins 5 degrés. Le même chat trempé par une pluie de novembre à 4 degrés est en hypothermie en quelques heures. Le thermomètre compte moins que le vent et l'eau, et c'est la nuance que ratent la plupart des conseils saisonniers. Un chiot, un animal maigre, âgé ou à poil ras bascule encore plus vite.

L'abri : la boîte en plastique bat le carton, et de loin

On lit souvent qu'un carton garni de couvertures fait l'affaire. Sur le terrain, c'est le contraire. Le carton se gorge d'humidité en une nuit de gel et s'effondre, et une couverture absorbe l'eau du pelage, la garde, puis gèle contre l'animal. Une couverture mouillée refroidit plus vite que rien du tout.

Ce qui fonctionne tient en quatre éléments : une caisse de rangement en plastique à couvercle, un trou d'entrée d'une quinzaine de centimètres, des plaques de polystyrène collées à l'intérieur, et de la paille en vrac. La paille est creuse, elle n'absorbe pas, l'animal se creuse un nid dedans et l'air emprisonné fait le reste. Le foin, lui, moisit, il n'a rien à faire là.

Posez la caisse contre un mur, dans un coin qu'on ne traverse pas : un chat n'entre pas dans une boîte plantée au milieu d'un passage. Et si vous pouvez percer une seconde ouverture, faites-le, un animal qui n'a qu'une sortie hésite à s'engager.

Nourrir et abreuver : l'eau est le vrai problème

La nourriture se gère facilement. Les croquettes restent mangeables par moins 10 degrés, la pâtée se transforme en bloc en une heure. Comptez large sur les quantités : un animal qui dort dehors brûle de l'ordre de 20 à 30 % de calories en plus par grand froid, simplement pour tenir sa température.

L'eau, elle, gèle. Une gamelle métallique prend plus vite qu'une gamelle en plastique épais, et un récipient profond et étroit tient plus longtemps qu'une soucoupe large. Le plus simple reste de passer deux fois par jour avec de l'eau tiède. Surtout, jamais de sel, de sucre ni d'antigel ajoutés pour retarder la prise en glace : ces bricolages circulent encore, ils empoisonnent.

Autre réflexe à abandonner : le bol de lait. Passé le sevrage, la majorité des chats digère mal le lactose et repart avec une diarrhée, c'est-à-dire une déshydratation de plus au milieu de l'hiver.

Signaler un animal errant : c'est la mairie, et personne d'autre

Un chien qui divague ou un animal blessé ne se gère pas entre voisins. La capture et la prise en charge relèvent du maire, qui doit disposer d'une fourrière ou d'une convention avec une structure habilitée, souvent une clinique de garde en dehors des heures ouvrables. Appelez la mairie ou la police municipale, donnez une adresse précise, et n'embarquez pas l'animal chez vous : un chat inconnu mord, et un grand chien qui a peur peut être dangereux.

Une colonie de chats non identifiés vivant en groupe ne relève pas du même régime. Le maire peut les faire capturer pour les faire stériliser et identifier au nom de la commune, puis relâcher là où ils ont été pris. Ce sont les chats dits libres, et leur suivi sanitaire revient à la commune ou à l'association conventionnée.

La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale a clarifié un point qui empoisonnait les relations de voisinage : le nourrissage de ces colonies est autorisé sur les lieux de capture, dans ce cadre. Nourrir sans stériliser, en revanche, ne règle rien. Deux chattes non stérilisées sur un site donnent une colonie ingérable en trois saisons, et l'hiver suivant se solde par des chatons morts sous une voiture.

Reste la part la moins spectaculaire du travail hivernal : passer chaque jour, à la même heure, avec de l'eau qui n'a pas gelé. Ça ne se photographie pas, mais c'est ce qui sépare une colonie qui traverse février d'une colonie qui perd ses plus faibles.

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