Les meilleures méthodes pour prendre soin de l'hygiène oculaire de votre chiot

découvrez les meilleures méthodes pour prendre soin de l'hygiène oculaire de votre chiot et assurez-lui un bien-être optimal. des conseils pratiques pour des yeux en bonne santé !
Sommaire5 sections
  1. 01Ce qui est normal, et ce qui ne l'est pas
  2. 02Le geste, dans le bon sens
  3. 03Les chiots à face plate jouent dans une autre catégorie
  4. 04Ce que l'hygiène ne prévient pas
  5. 05Un chiot qui ne se laisse pas faire

Un chiot qui a un peu de croûte brune au coin de l'œil au réveil, c'est banal. Un chiot qui garde un œil à demi fermé une demi-journée, c'est un rendez vous vétérinaire. Toute l'hygiène oculaire du chiot tient dans cette distinction : un geste d'entretien de trente secondes, et une liste courte de signes qui font sortir du cadre de l'entretien.

Gros plan sur les yeux d un jeune chiot au museau clair

Les larmes d'un chiot font le travail toutes seules : elles lubrifient la cornée, emportent les poussières et s'évacuent par de petits canaux vers le nez. L'entretien consiste à retirer ce qui s'accumule à l'extérieur, dans l'angle interne et sur le poil, quand la production dépasse l'évacuation. Rien de plus. On ne nettoie pas l'œil lui même, on nettoie son pourtour.

Ce qui est normal, et ce qui ne l'est pas

Une sécrétion claire à légèrement brunâtre, présente au réveil, aux deux coins internes, sur un chiot qui ouvre bien les yeux et court partout : rien à signaler. La couleur rouille de ces traces vient de la porphyrine contenue dans les larmes, qui brunit à l'air. Chez un bichon ou un caniche blanc, elle laisse ces fameuses coulées sous les yeux, disgracieuses mais sans gravité en elles mêmes.

Ce qui doit vous arrêter est plus précis : un œil qu'on ferme à moitié, un chiot qui se frotte la face contre le tapis ou avec la patte, une sécrétion jaune ou verte, un blanc de l'œil rouge vif, une cornée qui perd sa transparence ou son brillant, une pupille de taille différente de l'autre, une gêne nette à la lumière.

Le geste, dans le bon sens

Lavez vous les mains. Imbibez une compresse de gaze stérile de sérum physiologique en dosette à usage unique, à température ambiante. Maintenez la tête du chiot d'une main, sans lui bloquer le museau, et posez la compresse quelques secondes sur les croûtes pour les ramollir au lieu de les arracher.

Essuyez ensuite de l'angle interne, celui qui est près du nez, vers l'extérieur. Ce sens compte : il éloigne les débris de l'œil au lieu de les ramener vers lui. Une compresse par œil, jamais la même des deux côtés, pour ne pas transporter une infection d'un œil à l'autre. Terminez en séchant le poil du dessous, car l'humidité qui stagne entretient les rougeurs cutanées.

Laissez de côté le coton hydrophile, qui perd des fibres dans l'œil, les lingettes parfumées, le mouchoir en papier et l'eau du robinet. La dosette de sérum physiologique coûte quelques euros la boîte en pharmacie et s'utilise en une fois, puis se jette : une dosette rouverte le lendemain n'est plus stérile.

Les chiots à face plate jouent dans une autre catégorie

Chez un carlin ou un bouledogue, l'œil est plus saillant, les paupières ferment parfois mal et le pli au dessus du nez frotte la cornée. Résultat, ces chiots se blessent l'œil plus facilement et cicatrisent moins bien. Le nettoyage du pli, séché soigneusement après, fait partie de la routine au même titre que les yeux.

Une paupière qui roule vers l'intérieur, avec les cils qui balaient la cornée, s'appelle un entropion. Cela se voit dès les premiers mois chez le shar pei, le chow chow, le bouledogue, et cela se corrige chirurgicalement. Cela n'a rien d'une fatalité, et cela ne relève pas de l'hygiène : un chiot qui larmoie en permanence d'un œil depuis qu'il est arrivé chez vous doit être examiné, plutôt que nettoyé trois fois par jour.

Ce que l'hygiène ne prévient pas

Une précision utile, parce que beaucoup d'articles laissent entendre le contraire : nettoyer les yeux ne protège ni de la cataracte, ni du glaucome, ni de la luxation du cristallin, ni des maladies héréditaires de la rétine. Ces affections tiennent à la génétique, à l'âge ou à une maladie générale comme le diabète. Le nettoyage réduit les conjonctivites d'irritation et les macérations, rien de plus. Le vrai levier, chez un chiot de race prédisposée, se trouve du côté de l'élevage et des dépistages oculaires pratiqués sur les reproducteurs.

Un chiot qui ne se laisse pas faire

Personne n'aime qu'on lui approche la main des yeux. Travaillez la manipulation en dehors des moments de soin : quelques secondes, une friandise, on arrête avant que le chiot proteste. Deux séances de trente secondes par jour pendant une semaine valent mieux qu'une contention de cinq minutes. Approchez la main par le côté et non de face, à hauteur du museau, et faites la première fois à deux si nécessaire, l'un tenant le chiot contre lui, l'autre nettoyant.

Si malgré tout le chiot se débat violemment dès qu'on effleure une paupière, c'est souvent que ça fait mal. Dans ce cas, on arrête d'insister et on fait regarder l'œil.

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