Tout ce que vous devez savoir sur le Cocker Spaniel Anglais : Caractéristiques, soins et éducation
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Le Cocker Spaniel Anglais est un chien de chasse installé en appartement, et c'est de là que viennent ses deux dossiers récurrents : des oreilles qui s'infectent et un nez qui s'ennuie. Qui accepte de nettoyer ces oreilles chaque semaine et de donner du travail à ce nez tous les jours obtient un compagnon d'une gaieté rare. Les autres découvrent la facture du vétérinaire et un chien qui vide les poubelles.
Un chien de terrain de 13 kilos
Le standard fixe les mâles entre 39 et 41 cm au garrot, les femelles entre 38 et 39, pour un poids de 12,5 à 14,5 kg. Sous le poil, c'est un chien compact et musclé, construit pour fouiller les ronciers une journée entière. Le nom vient de la bécasse, la woodcock, que la race levait dans les taillis anglais au XIXe siècle.
La robe se décline en unicolore (noir, fauve, chocolat), en bicolore, en tricolore et en rouan. Ce détail a son intérêt pratique : le poil soyeux et ondulé des cockers unicolores, notamment les noirs de lignée d'exposition, pousse plus vite et feutre davantage que celui des rouans. Deux chiens de la même race peuvent demander un budget toilettage du simple au double.
Les oreilles décident de tout
Le pavillon du cocker est long, lourd, couvert de poil, et il ferme le conduit auditif comme un couvercle. L'air n'y circule pas, l'humidité reste, et le conduit devient un milieu de culture. Les otites externes comptent parmi les premiers motifs de consultation de la race, loin devant le reste.
Le rituel qui limite les dégâts tient en trois minutes. On soulève le pavillon, on regarde la peau du conduit : elle doit être rose pâle, sans dépôt brun ni odeur. On instille un nettoyant auriculaire vétérinaire, on masse la base de l'oreille pendant dix secondes, on laisse le chien secouer la tête, on essuie le pavillon avec une compresse. Jamais de coton-tige dans le conduit, jamais d'eau, jamais de vinaigre sur une oreille déjà rouge.
Un geste simple change beaucoup de choses pendant les repas : une gamelle étroite et haute, ou un bandeau souple qui relève les oreilles, évite qu'elles trempent dans la pâtée deux fois par jour.
Le nez avant les pattes
On répète qu'un cocker a besoin d'une heure d'exercice par jour. C'est vrai, mais incomplet : une heure de trottinement au bout d'une laisse fatigue moins ce chien que vingt minutes de recherche olfactive. Il a été sélectionné pour quêter, et son cerveau réclame ce travail.
- Jeter dix croquettes dans l'herbe haute et laisser chercher : dix minutes, et le chien redescend.
- Cacher un jouet dans l'appartement pendant qu'il attend dans une autre pièce.
- Remplacer une gamelle sur deux par un tapis de fouille ou un jouet distributeur.
- Une longe de 10 mètres en forêt, plutôt qu'une laisse d'un mètre sur le trottoir.
Un cocker privé de ce travail ne se calme pas, il devient inventif. Aboiement de fenêtre, vol alimentaire, destruction ciblée pendant les absences : beaucoup de ces motifs de consultation comportementale se règlent en donnant au chien quelque chose à chercher.
Le rappel se travaille avant huit mois
Le cocker apprend vite et veut plaire, ce qui rend l'éducation de base facile. Le point dur arrive vers huit ou dix mois, quand l'instinct de quête prend le dessus et que le chien cesse d'entendre son nom dès qu'une piste l'intéresse. Le rappel se construit avant cette période, avec une récompense qui vaut plus que la piste : de la viande, pas une croquette.
La sensibilité de la race supporte mal les méthodes dures. Un cocker corrigé sèchement se ferme, se cache ou grogne. Le renforcement positif n'est pas ici une préférence idéologique, c'est ce qui fonctionne sur ce tempérament. L'apprentissage de la solitude suit la même logique, par absences très courtes et répétées, avant que l'anxiété ne s'installe.
Le poids et les yeux, deux surveillances de fond
Le cocker prend du poids facilement, et quelques centaines de grammes sur un chien de 13 kg pèsent lourd sur ses articulations. Le repère utile est tactile : on doit sentir les côtes sous une fine couche de gras, sans les voir. Si on ne les sent plus, la ration diminue, sur avis vétérinaire plutôt qu'à l'estime.
La race est prédisposée à plusieurs affections oculaires héréditaires, dont l'atrophie progressive de la rétine et la cataracte, ainsi qu'à certaines maladies auto-immunes. Un éleveur sérieux fournit les résultats des tests des parents et accepte de parler de ce qui est sorti dans sa lignée. Celui qui répond que ses chiens n'ont jamais rien eu n'a probablement rien testé.
Reste la nuance entre lignées, souvent passée sous silence. Les cockers de travail, plus secs, moins poilus, plus rapides, n'ont pas les mêmes besoins qu'un cocker d'exposition. Si le chiot vient d'un élevage de chasse, prévoyez le double d'activité et la moitié du toilettage.
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