Tout savoir sur le poids du Labrador à l'âge adulte
Sommaire5 sections
Un labrador mâle adulte se situe entre 29 et 36 kg, une femelle entre 25 et 32 kg. Sept kilos d'écart à l'intérieur d'un même sexe : c'est dire si le chiffre seul ne suffit pas à savoir si votre chien est au bon poids ou s'il a déjà quatre kilos de trop.
Une race génétiquement programmée pour avoir faim
Le labrador n'est pas gourmand par tempérament, il l'est par génétique. Une équipe de l'université de Cambridge a identifié en 2016 une délétion du gène POMC présente chez environ un labrador sur quatre, et beaucoup plus fréquente encore chez les chiens guides issus de la race. Les porteurs de cette mutation ressentent moins bien la satiété et pèsent en moyenne deux kilos de plus que les autres.
Ce n'est pas une excuse, c'est une donnée de départ. Un labrador qui réclame après avoir mangé n'a pas faim au sens où vous l'entendez, et céder revient à nourrir un système de régulation défaillant. La quantité se décide à la cuisine, une fois pour toutes, pas devant le regard du chien.
La balance ment, la main ne ment pas
Un labrador bien musclé de 35 kg et un labrador empâté de 35 kg affichent le même chiffre et ne sont pas dans le même état. C'est pour cela que les vétérinaires raisonnent en score corporel, sur une échelle de 1 à 9 où 4 et 5 sont les valeurs recherchées. L'examen prend trente secondes et se fait chez vous.
- Passez les mains à plat sur les flancs : les côtes doivent se sentir sous une fine couche, sans qu'il faille appuyer.
- Regardez le chien de dessus, debout : une taille doit se creuser derrière les dernières côtes.
- Regardez-le de profil : la ligne du ventre doit remonter vers l'arrière-train, pas filer droit comme une planche.
Trois critères sur trois, le chien est au bon poids quel que soit le nombre affiché. Zéro sur trois, il est en surpoids même s'il reste dans la fourchette du standard. Le dépôt de gras à la base de la queue et sur le dessus des lombes est souvent le premier signe visible.
La stérilisation change la donne du jour au lendemain
Après une castration ou une ovariectomie, les besoins énergétiques d'un labrador baissent d'environ 20 à 30 %, et cette baisse est immédiate alors que l'appétit, lui, ne bouge pas. Un chien nourri exactement comme la veille prend du poids en quelques semaines sans que rien n'ait changé dans sa vie apparente.
La réponse ne consiste pas à réduire le volume de moitié, ce qui laisserait le chien affamé, mais à passer sur un aliment moins dense en calories et plus riche en fibres, en recalculant la ration avec le vétérinaire au moment de l'intervention. Une pesée tous les quinze jours pendant les trois mois qui suivent suffit à voir venir la dérive.
Ce que coûtent quatre kilos de trop
Le labrador cumule deux prédispositions qui s'aggravent l'une l'autre : la dysplasie de la hanche et du coude, et la rupture du ligament croisé. Dans les deux cas, chaque kilo excédentaire augmente la charge sur une articulation déjà fragile. S'ajoutent le risque de diabète sucré, une moins bonne tolérance à la chaleur et des anesthésies plus délicates.
Faire maigrir un labrador se fait lentement : 1 à 2 % du poids par semaine, soit 300 à 700 g pour un chien de 35 kg. Un amaigrissement plus rapide fond du muscle. Et une perte de poids que vous n'avez pas décidée, elle, n'a rien d'une bonne nouvelle : elle se signale au vétérinaire, qui cherchera pourquoi.
Le suivi qui tient sur un carnet
Une pesée par mois chez l'adulte, notée avec la date, suffit. La plupart des cliniques laissent leur balance accessible en salle d'attente et acceptent qu'on passe peser sans rendez-vous. Ce qui intéresse le vétérinaire n'est pas le poids du jour mais la courbe : une dérive de 2 kg étalée sur un an ne se voit pas à l'oeil, elle se lit immédiatement sur une colonne de chiffres.
Résumer cet article avec :
Partager :
