Ceylan : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation

Le chat Ceylan est de taille moyenne avec un corps musclé et élégant. Il a une tête légèrement arrondie avec des yeux en forme d’amande, souvent de couleur jaune ou verte, qui lui donnent une expression vive et attentive. Ses oreilles sont de taille moyenne, bien écartées et légèrement arrondies aux extrémités.
Sommaire5 sections
  1. 01Une race née d'un voyage, et de très peu de chats
  2. 02À quoi il ressemble
  3. 03Le caractère, sans le folklore
  4. 04Santé : une race jeune, donc peu documentée
  5. 05Alimentation, et le mythe de la noix de coco

Le Ceylan est une race de chat que vous ne trouverez quasiment pas en France : quelques centaines d'individus au monde, presque tous en Italie, et une population fondée sur une poignée de chats ramenés du Sri Lanka en 1984. Voilà le point de départ honnête avant de parler de son pelage.

Une race née d'un voyage, et de très peu de chats

Paolo Pellegatta, vétérinaire italien, découvre ces chats au Sri Lanka en 1984, dans les plantations de thé et autour des temples. Il en ramène quelques-uns en Italie pour tenter un élevage. Le Club Amatori del Gatto di Ceylon se crée en 1988, la fédération féline italienne établit un standard, et la race reste depuis confinée à ce berceau.

Le cheptel de départ tenait dans une caisse de transport. Un effectif fondateur aussi réduit veut dire diversité génétique faible, donc une sélection qui doit surveiller la consanguinité de près. La race est reconnue en Italie et par la World Cat Federation, mais elle ne figure ni dans la nomenclature de la FIFe ni dans celle du LOOF, d'où son absence des expositions françaises.

À quoi il ressemble

Petit à moyen, entre 3 et 5 kg pour un adulte, les femelles tournant plutôt autour de 3 kg. Les mentions de Ceylans de 10 kg qui circulent sur certains sites n'ont aucun sens pour un chat de ce format : un chat de 10 kg est un maine coon, ou un chat en surpoids sévère.

Le poil est court, fin, avec très peu de sous-poil, ce qui donne cette impression de peau tiède sous la main plutôt que de fourrure épaisse. La robe suit un motif tiqueté, le ticked tabby : chaque poil porte plusieurs bandes alternées claires et foncées, si bien que l'ensemble paraît uni de loin et moucheté de près. La couleur la plus typique, appelée manila, va du sable au roux doré. Le noir, le bleu, le crème et l'écaille de tortue sont aussi admis par le standard.

Une précision qui revient souvent de travers : ce motif tiqueté rappelle celui du chat des marais, Felis chaus, mais rien n'établit une parenté entre les deux. Comme tous les chats domestiques, le Ceylan descend du chat ganté d'Afrique, Felis lybica, domestiqué au Proche-Orient il y a une dizaine de milliers d'années. Le tiquetage est un motif courant chez le chat domestique, on le retrouve chez l'abyssin et chez beaucoup de chats de gouttière.

Le caractère, sans le folklore

Les descriptions officielles du Ceylan parlent de sa douceur en la reliant à la courtoisie des Sri Lankais. C'est joli et ça ne veut rien dire : le tempérament d'un chat se joue sur sa génétique individuelle, sur la période de socialisation entre trois et sept semaines, et sur ce que vous en faites ensuite.

Ce qui ressort des éleveurs est en revanche cohérent d'un témoignage à l'autre : chat actif, curieux, qui parle peu mais suit son humain de pièce en pièce, et qui supporte mal l'ennui. En appartement, il tient sans problème à condition d'avoir de la hauteur, un arbre à chat ou des étagères libérées, et deux séances de jeu par jour. Un Ceylan sous-stimulé réveille la maison à cinq heures du matin, attaque les chevilles et finit par se lécher le ventre jusqu'à l'alopécie. Ce n'est pas un trait de race, c'est un problème d'environnement.

Santé : une race jeune, donc peu documentée

On lit partout que le Ceylan ne présente aucune maladie génétique connue. C'est exact, et ça mérite d'être lu correctement : aucune anomalie héréditaire n'a été identifiée dans cette race, mais l'effectif est trop petit et trop récent pour qu'un dépistage systématique ait été mené, comme il l'a été sur le maine coon ou le ragdoll pour la cardiomyopathie hypertrophique. Absence de signalement n'est pas preuve d'absence.

Demandez à l'éleveur les tests réalisés sur les parents, notamment le dépistage cardiaque par échographie et les tests PKD. Un éleveur sérieux répond sans se braquer.

Pour le reste, le suivi est celui de n'importe quel chat : visite annuelle, rappels de vaccination, contrôle du poids, surveillance du tartre à partir de trois ou quatre ans. Une perte d'appétit qui dépasse vingt-quatre heures justifie un appel au vétérinaire, quelle que soit la race.

Alimentation, et le mythe de la noix de coco

Le chat est un carnivore strict : il a besoin de protéines animales et de taurine qu'il ne sait pas fabriquer en quantité suffisante. Croquettes, pâtée, ration ménagère ou alimentation crue peuvent convenir si la formule est complète, mais le ménager et le cru demandent une formulation par un vétérinaire nutritionniste sous peine de carences.

Vient ensuite l'histoire de la noix de coco. On la présente régulièrement comme une gourmandise du Ceylan et, plus ennuyeux, comme un vermifuge naturel à donner régulièrement. Cette seconde affirmation est fausse et elle est dangereuse, parce qu'elle peut retarder un vrai traitement. Aucune donnée ne montre qu'un aliment quelconque élimine les vers intestinaux du chat.

La noix de coco ne fait pas partie des aliments toxiques pour le chat, contrairement à l'oignon, à l'ail, au chocolat, au raisin ou au xylitol. Elle reste très grasse et sans intérêt pour un carnivore : quelques copeaux de temps en temps ne feront rien, une habitude quotidienne donnera des selles molles et des calories en trop. Une curiosité de palais, pas un complément alimentaire.

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