Comment prendre soin de votre chat pour qu'il reste jeune et en bonne santé : 8 conseils indispensables
Sommaire8 sections
- 011. Le calendrier réel des visites
- 022. Ce qui doit vous faire décrocher le téléphone
- 033. Le poids, avant qu'il ne soit un problème
- 044. Nourrir sans jouer à l'apprenti chimiste
- 055. Les toxiques qui traînent chez vous
- 066. Dedans, dehors, et le compromis
- 077. Le jeu, y compris à 15 ans
- 088. La stérilisation, pour les bonnes raisons
Un chat devient senior vers 11 ans et mature dès 7 ans, bien avant que ça se voie. Comme il masque la douleur par instinct, le gros du travail se fait à la maison, en observant trois ou quatre choses précises, et pas une fois par an chez le vétérinaire.
1. Le calendrier réel des visites
La classification retenue par les vétérinaires félins découpe la vie du chat en tranches : junior jusqu'à 6 ans, mature de 7 à 10 ans, senior de 11 à 14 ans, gériatrique au-delà. Un bilan annuel suffit tant que tout va bien ; à partir de 11 ans, deux visites par an valent mieux, parce que les maladies chroniques du chat âgé évoluent en quelques mois.
Une consultation de chat âgé bien menée dépasse la palpation et le vaccin : pesée notée au dossier pour suivre la courbe, examen de la bouche, auscultation, palpation des reins et de la thyroïde, contrôle des yeux et des oreilles. S'y ajoutent souvent une prise de sang avec dosage rénal et thyroïdien, une analyse d'urine et une mesure de la pression artérielle, car l'hypertension du chat âgé ne donne aucun signe jusqu'au jour où l'animal perd la vue.
2. Ce qui doit vous faire décrocher le téléphone
Le chat ne boite pas quand il a mal aux articulations : il arrête de sauter sur le plan de travail. Il ne gémit pas : il dort ailleurs, se laisse moins toucher, se toilette moins bien, et son poil devient terne sur le dos là où il n'arrive plus à se retourner. Ces signaux passent pour de la vieillesse alors qu'ils décrivent une arthrose, qui se soulage.
Trois observations concrètes valent mieux qu'un examen visuel. Pesez-le une fois par mois sur un pèse-personne, vous dans la balance puis vous avec le chat : une perte de 300 grammes sur un chat de 4 kilos, c'est déjà 7 % du poids et cela justifie un appel. Mesurez ce qu'il boit en remplissant sa gamelle avec un verre gradué : un chat qui se met à boire beaucoup plus qu'avant signale souvent un rein, une thyroïde ou un diabète. Surveillez la litière : un mâle qui va et vient sans rien produire est une urgence absolue, l'obstruction urinaire tue en un jour ou deux.
3. Le poids, avant qu'il ne soit un problème
Sur un chat de 4 kilos, un seul kilo de trop représente 25 % de surpoids : l'équivalent d'une vingtaine de kilos chez un adulte humain. Le surplus abîme les articulations, complique toute anesthésie et multiplie le risque de diabète. Le repère utile n'est pas la balance mais les doigts : vous devez sentir les côtes sous une fine couche de gras, sans appuyer, et voir une taille marquée vu du dessus. Si vous ne les sentez plus, il y a du travail.
Un amaigrissement se conduit lentement et avec le vétérinaire. Un chat obèse qu'on prive brutalement peut développer une atteinte du foie en quelques jours, ce qui met sa vie en jeu. Sur ce sujet, l'improvisation coûte cher.
4. Nourrir sans jouer à l'apprenti chimiste
Le chat est carnivore strict : protéines animales, taurine, eau. Les rations ménagères improvisées manquent presque toujours de calcium et de taurine, avec des conséquences sévères à moyen terme. Pour cuisiner pour lui, faites établir la recette par un vétérinaire nutritionniste plutôt que de suivre un forum.
La pâtée apporte de l'eau, ce qui aide un chat qui boit peu, et une baisse d'appétit s'y repère tout de suite : la gamelle est vidée ou elle ne l'est pas. Les friandises comptent dans la ration : quelques croquettes de récompense sur la journée suffisent à faire dérailler un régime. Un aliment adapté à l'âge se change progressivement, sur une semaine, sinon vous récoltez une diarrhée et un chat qui boude sa gamelle.
5. Les toxiques qui traînent chez vous
Dire que tous les produits ménagers sont mortels ne sert à rien. Mieux vaut connaître la courte liste de ce qui tue vraiment un chat. Le lys, en premier : toutes les parties de la plante, y compris le pollen sur le pelage et l'eau du vase, provoquent une insuffisance rénale aiguë, et un bouquet offert est une cause de mortalité parfaitement évitable. L'antigel, au goût sucré, est fatal en très petite quantité. Le paracétamol est un poison pour le chat, qui ne sait pas le métaboliser : aucun médicament humain ne se donne à un chat, jamais, sans prescription vétérinaire. Les antiparasitaires pour chien à base de perméthrine provoquent des convulsions chez le chat. S'y ajoutent le chocolat, l'oignon et l'ail, le raisin et le raisin sec.
En cas d'ingestion suspectée, on n'attend pas les symptômes et on ne fait pas vomir de sa propre initiative : on appelle le vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, en gardant l'emballage sous la main.
6. Dedans, dehors, et le compromis
Un chat d'intérieur vit nettement plus longtemps qu'un chat qui sort librement : voitures, bagarres, maladies transmises entre chats, intoxications. L'écart se creuse avec l'âge, parce qu'un chat de 14 ans entend moins bien et récupère plus lentement d'une chute. Vivre dedans ne suffit pourtant pas, un chat enfermé sans rien à faire grossit et s'ennuie. Un balcon sécurisé par un filet, un enclos grillagé, ou simplement un poste d'observation en hauteur devant une fenêtre règlent une bonne part du problème.
7. Le jeu, y compris à 15 ans
Deux séances de dix minutes par jour avec une canne à plumes entretiennent la masse musculaire et occupent la tête. Un chat âgé chasse encore, plus lentement : baissez la hauteur des sauts plutôt que de renoncer. Distribuer une partie de la ration dans un jouet distributeur ralentit le repas et remplace la chasse. Prévoyez des marches vers ses points hauts favoris, une arthrose rend un canapé difficile à atteindre.
8. La stérilisation, pour les bonnes raisons
Chez la femelle, la stérilisation supprime le risque d'infection de l'utérus et de tumeur ovarienne, et réduit fortement le risque de tumeur mammaire quand elle est pratiquée jeune. Elle ne prévient en revanche pas les maladies urinaires, contrairement à ce qu'on lit souvent. Chez le mâle, la castration fait disparaître les tumeurs testiculaires et, surtout, l'errance : moins de fugues, moins de bagarres, donc moins de morsures et moins de transmission du FIV et du FeLV. Un point à anticiper : les besoins énergétiques baissent d'environ 30 % après l'opération, et un chat stérilisé qu'on nourrit comme avant grossit en quelques mois. La ration se réajuste dès la sortie de la clinique.
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