Découvrez 5 faits étonnants sur l'hippopotame pygmée

découvrez 5 faits étonnants sur l'hippopotame pygmée, un animal fascinant vivant dans les forêts tropicales d'afrique centrale.
Sommaire5 sections
  1. 01Un cousin, pas une miniature
  2. 02Presque tous au Liberia
  3. 03La nuit, seul, à manger des feuilles
  4. 04Une crème solaire fabriquée par la peau
  5. 05Ce que les zoos changent, et ce qu'ils ne changent pas

L'hippopotame pygmée vit en forêt, seul et de nuit, très loin du mode de vie aquatique et grégaire de son cousin commun. Il en reste probablement moins de 2 500 adultes à l'état sauvage, presque tous dans un seul pays. Cinq faits pour comprendre l'animal.

Un cousin, pas une miniature

Choeropsis liberiensis et l'hippopotame commun ont divergé il y a plusieurs millions d'années, et la différence ne tient pas qu'à la taille. L'adulte pygmée mesure 75 à 100 centimètres au garrot pour 180 à 275 kilos, dix fois moins qu'un hippopotame commun mâle. Ses yeux sont placés sur le côté du crâne et non sur le dessus, ses pattes sont plus longues, ses doigts moins palmés. Tout ce qui, chez le commun, sert à passer la journée immergé a été rabattu ici au profit de la marche en sous-bois.

Presque tous au Liberia

Un hippopotame pygmée debout au bord d'un point d'eau, entouré de végétation

L'aire de répartition tient dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest : Liberia, Sierra Leone, Guinée et Côte d'Ivoire. Le Liberia en abrite la grande majorité, notamment autour de la forêt de Sapo. Une population isolée du delta du Niger, décrite au début du XXe siècle, n'a plus été observée depuis les années 1940 et passe pour éteinte. Le problème tient moins au nombre qu'à la concentration : un animal dont presque tous les représentants vivent dans un même massif dépend de ce qui arrive à ce massif, exploitation du bois, mines, culture sur brûlis, guerres civiles.

La nuit, seul, à manger des feuilles

Il est herbivore, comme l'éléphant ou le buffle : rien d'exceptionnel là-dedans. Ce qui le distingue, c'est le menu et l'horaire. Feuilles de sous-bois, fougères, pousses tendres, fruits tombés, cherchés entre le crépuscule et l'aube ; le jour, il reste couché dans un fourré ou une berge creusée par d'autres. Il emprunte des tunnels de végétation qu'il entretient à force de les parcourir. Contrairement au commun, qui vit en groupes bruyants, il est solitaire.

Une crème solaire fabriquée par la peau

La sécrétion rougeâtre qu'on appelle sueur de sang n'a rien de sanglant. Des chimistes japonais en ont isolé les pigments en 2004 chez l'hippopotame commun : l'acide hipposudorique, rouge, et l'acide norhipposudorique, orange. Le premier absorbe les ultraviolets, les deux freinent la croissance de certaines bactéries. Pour un animal à peau nue qui se traîne dans la boue, c'est un pansement permanent. Chez le pygmée, la sécrétion existe aussi, plus discrète, et donne à la peau cet aspect huilé qu'on remarque en zoo.

Ce que les zoos changent, et ce qu'ils ne changent pas

Environ 350 hippopotames pygmées vivent en parc zoologique, dans un programme d'élevage international coordonné qui suit les filiations pour éviter la consanguinité. La reproduction en captivité fonctionne plutôt bien, et le petit hippopotame femelle né en Thaïlande en 2024 a rappelé au monde entier qu'une espèce en danger existe. Reste que l'élevage ne remplace pas une forêt : aucune réintroduction n'a jamais été menée à grande échelle, et la survie de l'espèce se jouera dans les bassins versants du Liberia et de Côte d'Ivoire, pas dans les enclos.

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