Débutants en équitation ? Voici les 10 races de chevaux incontournables !

Les 6 races de chevaux idéales pour les débutants en équitation
Sommaire3 sections
  1. 01Les six races qu'on croise le plus en club
  2. 02Quatre races qui complètent la liste
  3. 03Vos dix premières séances, ce qui compte

Pour un débutant, l'âge et le dressage du cheval comptent trois fois plus que sa race. Un hongre de quinze ans monté par cinquante cavaliers avant vous fera un bien meilleur professeur qu'un jeune Quarter Horse de quatre ans à peine débourré, même si le second coche toutes les cases du catalogue.

Cela dit, les races citées plus bas ne le sont pas par hasard. Elles partagent des traits qui pardonnent les erreurs de main et de jambe : un tempérament posé, une bonne récupération, une taille qui ne rend pas la montée en selle acrobatique, et une réactivité mesurée. Voici les dix qu'on retrouve dans les clubs, avec ce que chacune apporte réellement et ce qu'on ne vous dit pas toujours.

Les six races qu'on croise le plus en club

Le Quarter Horse américain

Il tire son nom des courses sur un quart de mile, distance sur laquelle il reste imbattable, avec des pointes autour de 70 km/h sur 400 mètres. Entre 1,45 m et 1,63 m, très musclé de l'arrière-main, la tête courte et l'oeil calme.

Quarter Horse alezan musclé de profil, tête courte et oeil calme

Ce qui le rend intéressant pour un débutant, c'est moins son gabarit que son entraînement d'origine : un cheval de travail au bétail doit rester froid pendant des heures et repartir au quart de tour. Résultat, un galop confortable et un mental peu émotif. Le revers, c'est qu'un Quarter bien dressé au western répond à des aides très légères et se vexe d'une main dure. Il n'est pas dur de bouche, il est fin de bouche, ce n'est pas la même chose.

Le Cob irlandais, ou Gypsy Cob

Reconnaissable à ses fanons, ces longs poils qui recouvrent les paturons, et à sa robe souvent pie noir et blanc. Autour de 1,35 m à 1,60 m, largement charpenté. Il a été façonné par les voyageurs irlandais et britanniques pour tracter une roulotte toute la journée puis se laisser approcher par les enfants le soir.

C'est exactement ce qui en fait un bon cheval d'apprentissage : un cheval imperturbable, qui ne fait pas un écart parce qu'un sac plastique traverse la carrière. En contrepartie, les fanons demandent un entretien sérieux, sous peine de gale de boue et de dermatites l'hiver. Comptez un brossage et un séchage attentifs après chaque sortie humide.

Le Haflinger

Robe alezane dorée, crinière et queue lavées, entre 1,38 m et 1,52 m. Il vient du village de Hafling, dans le Tyrol du Sud : une région autrichienne à l'époque de la création de la race en 1874, italienne depuis 1919. La mention « originaire d'Autriche », très répandue, mérite au moins cette précision géographique.

Cheval de bât et de travail en montagne, il a une endurance rare pour son format et un pied très sûr en terrain accidenté. Point de vigilance : il grossit en regardant l'herbe. Un Haflinger de loisir laissé au pré toute l'année sans travail est un candidat sérieux au surpoids et à la fourbure.

Le Paint Horse

Même moule que le Quarter Horse, dont il partage l'essentiel du sang, avec en plus une robe pie exigée par le stud-book. L'American Paint Horse Association l'a organisé comme race en 1965 seulement, à partir de sujets de type stock horse écartés des registres pour cause de taches. L'origine par « croisement entre chevaux espagnols et chevaux sauvages », souvent avancée, décrit l'ancêtre lointain du cheval pie américain, pas la race enregistrée d'aujourd'hui.

Jusqu'à 1,65 m, polyvalent, doux, très demandé en équitation de loisir. Attention à un point technique : les lignées porteuses du gène overo peuvent transmettre le syndrome du poulain blanc létal. Cela ne concerne pas le cavalier débutant qui monte en club, mais quiconque envisage un jour de faire reproduire sa jument.

Le Connemara

Le poney irlandais par excellence, de 1,28 m à 1,48 m, souvent gris, parfois bai ou noir. Il porte sans peine un adulte de taille moyenne, ce qui est rare à ce format. Sa réputation en saut d'obstacles est solide et méritée, en particulier chez les jeunes cavaliers en compétition. Le titre de « meilleur poney de saut au monde » relève en revanche du slogan de club d'élevage : il n'existe pas de classement qui l'établisse.

Son inconvénient est le miroir de sa qualité : c'est un poney vif, franc, qui a de l'initiative. Excellent pour un débutant qui progresse vite, moins reposant pour un cavalier très anxieux.

L'Appaloosa

Sa robe tachetée vient du complexe génétique Leopard, et son nom de la rivière Palouse, dans le nord-ouest des États-Unis, où les Nez-Percés l'ont sélectionné jusqu'à la fin du XIXe siècle. Jusqu'à 1,60 m, mental posé, très utilisé en randonnée et en western.

Appaloosa à robe blanche mouchetée de taches sombres, dans une carrière

Il faut corriger ici une légende tenace : l'Appaloosa n'aurait pas une vision nocturne supérieure aux autres chevaux. C'est l'inverse. Le gène LP responsable des taches est associé, à l'état homozygote, à une cécité nocturne congénitale stationnaire, et la race présente un risque d'uvéite récidivante nettement plus élevé que la moyenne équine. Un Appaloosa qui hésite à l'entrée d'un van sombre ou dans une allée mal éclairée n'est pas capricieux.

Quatre races qui complètent la liste

  1. Le poney Shetland. Originaire des îles Shetland, au nord de l'Écosse, il mesure rarement plus de 1,07 m. Increvable, il tire jusqu'à deux fois son poids et supporte des hivers que peu d'équidés endurent. Sa réputation d'ange est cependant très surfaite : c'est un poney intelligent, têtu, qui teste systématiquement un enfant hésitant. Il forme d'excellents petits cavaliers, précisément parce qu'il ne fait pas de cadeau.
  2. Le poney New Forest. Issu de la forêt du même nom, dans le Hampshire, où des troupeaux vivent encore en semi-liberté au milieu de la circulation routière. Cette exposition permanente au bruit et aux voitures a produit un poney remarquablement peu émotif. De 1,28 m à 1,48 m, il monte aussi bien un enfant qu'un adulte léger, en dressage comme en obstacle.
  3. Le Cob normand. Cheval de trait léger français, entre 1,58 m et 1,68 m, issu du bidet normand et sélectionné pour l'attelage. Puissant, calme, très à l'aise en randonnée et en extérieur. Son gabarit rassure les cavaliers adultes qui redoutent de se sentir à l'étroit sur un poney.
  4. Le poney Dartmoor. Du sud-ouest de l'Angleterre, 1,20 m à 1,27 m, avec des allures allongées et confortables pour son format. Une race sélectionnée pendant des générations pour porter des enfants sur la lande, ce qui se lit dans son caractère. Ses effectifs sont surveillés au Royaume-Uni, la race étant classée comme vulnérable.

Deux mentions honorables sortent de ce cadre. Le Fjord norvégien, avec sa crinière bicolore taillée en brosse, coche à peu près tous les critères du bon cheval de débutant. Et le cheval islandais, rustique et doté de son fameux tölt, offre une allure supplémentaire d'un confort déroutant, mais son énergie surprend souvent les cavaliers qui le prennent pour un poney tranquille. Ces chevaux du Nord partagent d'ailleurs les adaptations qu'on retrouve chez les animaux capables de survivre au froid extrême : double toison, métabolisme économe, tolérance au vent.

Vos dix premières séances, ce qui compte

Le matériel d'abord, parce que c'est le seul poste non négociable. Un casque à la norme en vigueur, ajusté et jamais tombé au sol depuis un cheval, se remplace après un choc même sans dommage visible. Des bottes ou boots avec un talon d'au moins un centimètre, pour que le pied ne traverse pas l'étrier. Un gilet de protection dorsale en extérieur et à l'obstacle. Des gants, pour ne pas lâcher une rêne mouillée.

Ensuite, la façon de monter. Regardez entre les oreilles et loin devant, pas vos mains : le cheval suit votre regard plus fidèlement que vos jambes. Talons plus bas que les pointes de pieds, épaules relâchées, bassin qui accompagne. Respirez, vraiment : la moitié des débutants bloquent leur souffle au trot enlevé, se raidissent, et transmettent cette raideur au dos du cheval.

Le dernier conseil est celui qu'on suit le moins. Passez du temps au sol : panser, curer les pieds, tenir en main, observer le troupeau au pré. Un cavalier qui sait lire une oreille couchée, un oeil cerclé de blanc ou un antérieur au repos évite les trois quarts des incidents avant qu'ils commencent. Ce travail-là ne se voit pas sur une vidéo, et c'est pourtant lui qui sépare celui qui monte de celui qui est monté.

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