Attention ! Une maladie mortelle frappe les chats à Rennes - Protégez-les !
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Fin août 2023, la SPA de Rennes a fermé sa chatterie une dizaine de jours après une forte suspicion de typhus. Le virus en cause ne se contente pas de passer d'un chat à l'autre : il tient des mois sur un sol, une gamelle ou une semelle de chaussure, et c'est ce qui rend l'épisode instructif pour n'importe quel propriétaire.
Ce qui s'est passé à la chatterie rennaise
L'association a annoncé la nouvelle sur ses réseaux sociaux avant de suspendre les visites, avec une réouverture annoncée pour le lundi 4 septembre 2023. Pendant la fermeture, aucune adoption n'était possible. Les chats symptomatiques ont été isolés, les autres surveillés de près, et les locaux désinfectés de fond en comble.
Une fermeture de dix jours dans un refuge, ce n'est pas de la précaution excessive. Une chatterie, c'est une trentaine d'animaux qui partagent des couloirs, des bacs et du personnel. Il suffit d'une paire de sabots mal désinfectée entre deux boxes pour transporter le virus.
Un parvovirus, pas un microbe fragile
Le typhus s'appelle aussi panleucopénie féline. Le responsable est un parvovirus, cousin de celui qui provoque la parvovirose du chien, et il touche le chat domestique et ses questions de santé les plus courantes. La transmission passe par les selles, les sécrétions, les gamelles, les litières, les mains et les vêtements. Pas besoin de contact direct entre deux chats.
L'incubation dure en général de deux à dix jours. Ensuite, la forme dicte le pronostic : subaiguë, aiguë ou suraiguë, cette dernière étant celle qui laisse le moins de marge.
Les signes qu'on observe le plus souvent :
- fièvre, puis chute de température quand l'état se dégrade
- perte totale d'appétit, souvent brutale
- vomissements répétés
- diarrhée, parfois sanglante
- déshydratation rapide, la peau du garrot qui ne revient plus en place
- abattement, le chat qui reste prostré au-dessus de sa gamelle d'eau sans boire
Vacciner : ce que le vaccin fait et ce qu'il ne fait pas
Il n'existe pas de traitement qui élimine le virus. Ce qu'un vétérinaire met en place, c'est un soutien : perfusion contre la déshydratation, contrôle des vomissements, prévention des surinfections. Le reste dépend de l'âge, de l'état général et de la rapidité de la prise en charge.
La vaccination reste donc la seule vraie parade. Elle est très efficace, ce qui n'est pas la même chose qu'une garantie absolue : un chat correctement vacciné a de bonnes chances d'échapper à la forme grave, et il peut malgré tout ramener du virus sur son pelage ou ses pattes dans un foyer où vit un chaton non protégé. Le texte d'origine parlait d'une « protection complète », la formule est trop belle.
Le calendrier habituel, à caler avec votre vétérinaire selon le mode de vie du chat :
- vers six semaines : vermifugation, pour que la primo-vaccination se fasse sur un chaton en état de répondre
- à deux mois : première injection typhus, coryza, chlamydiose
- à trois mois : rappel de ces mêmes valences
- à partir de trois mois : leucose, avec un rappel un mois plus tard, surtout si le chat sort
- à partir de douze semaines : rage, obligatoire pour voyager hors de France et dans certains départements
- ensuite : rappels selon le protocole de votre vétérinaire, annuels pour certaines valences, espacés pour d'autres
Si vous adoptez, ou si vous ramenez un chat à la maison
Un chat qui arrive chez vous, qu'il vienne d'un refuge, d'une portée de voisins ou de la rue, se garde à l'écart des résidents pendant une à deux semaines. Une pièce, ses propres gamelles, sa propre litière, et on s'en occupe en dernier dans la journée. Cette quarantaine règle aussi le coryza, la teigne et les parasites digestifs, qui voyagent tous par les mêmes chemins.
Si un chat est mort du typhus chez vous, attendez plusieurs mois avant d'en accueillir un autre, ou n'accueillez qu'un adulte vacciné depuis longtemps. Le virus est encore là. C'est aussi vrai pour les objets qui suivent le chat en déplacement : caisse de transport, couverture, jouets, qui passent au lavage chaud ou à la poubelle.
Aider un refuge en pleine épidémie
Une chatterie fermée continue de payer les soins et perd ses adoptions. Le don fléché sur les frais vétérinaires est ce qui sert le plus vite. Adopter après la réouverture aide aussi, parce que le refuge a besoin de place. Et relayer l'information sans dramatiser évite le réflexe inverse, celui du propriétaire qui décide que les refuges sont sales et abandonne l'idée d'adopter.
Un chat de refuge n'est pas plus fragile qu'un autre. Il a juste vécu en collectivité, comme un enfant en crèche. La différence se joue sur le vaccin et sur les quelques jours de transition à la maison, y compris pour un adulte au caractère déjà formé, avec ses habitudes et ses réactions bien à lui.
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