N'oubliez pas le 26 août, une date cruciale pour nos amis canins !

N'oubliez pas le 26 août, une date cruciale pour nos amis canins !
Sommaire3 sections
  1. 01Une date américaine devenue mondiale par capillarité
  2. 02Ce que le chien perçoit et que nous ne percevons pas
  3. 03Quatre chiens dont l'histoire tient debout

Le 26 août n'est ni une journée officielle de l'ONU ni une initiative d'une grande ONG : c'est la date à laquelle une Américaine, Colleen Paige, a adopté son premier chien à l'âge de dix ans, et qu'elle a transformée en 2004 en National Dog Day. L'origine est modeste, ce que la journée dit des abandons l'est beaucoup moins.

Autant régler tout de suite une confusion très recopiée sur le web francophone. Le Fonds international pour la protection des animaux, l'IFAW, fondé en 1969 par Brian Davies, existe bel et bien et fait un travail sérieux, notamment sur les populations de chiens errants. Mais il n'est pas à l'origine du 26 août. Attribuer la date à une organisation prestigieuse fait plus sérieux qu'une adoption de chien en 1968 dans une famille américaine, et c'est justement pour ça que l'erreur circule.

Une date américaine devenue mondiale par capillarité

Colleen Paige, comportementaliste et auteure spécialisée dans le monde animal, a lancé plusieurs journées de ce type, dont la Journée internationale du chat le 8 août. Le calendrier animalier d'août est donc largement son oeuvre, relayé ensuite par les refuges, les marques d'aliments et les réseaux sociaux, jusqu'à devenir une évidence dont plus personne ne cherche la source.

Le mois n'est pas choisi au hasard. Août est le pic annuel des abandons en France, et une journée du chien placée à ce moment-là a du sens. Après la journée du chat le 8 août et celle du lion le 10 août, c'est donc au tour du chien.

Dire cela ne minimise rien. Les refuges saturent chaque juillet, les adoptions ralentissent l'été et les listes d'attente s'allongent. Mais un chiffre invérifiable finit toujours par se retourner contre la cause qu'il sert : le jour où quelqu'un le conteste, c'est tout le discours qui devient suspect.

Ce que le chien perçoit et que nous ne percevons pas

L'odorat reste sa faculté la plus spectaculaire. Un chien porte environ 220 millions de récepteurs olfactifs, contre 5 à 6 millions chez nous, et la zone de son cerveau consacrée à l'odeur est proportionnellement bien plus étendue. Le rapport souvent cité de 10 000 à 100 000 fois est une image commode : la sensibilité varie énormément selon la molécule testée et selon la race.

C'est cette machinerie qui permet la détection d'explosifs, la recherche de personnes ensevelies, et depuis quelques années le repérage de composés volatils associés à certains cancers ou crises d'épilepsie. Ces travaux sont encourageants et toujours en cours d'évaluation : un chien ne pose pas de diagnostic, il oriente un dépistage.

Quatre chiens dont l'histoire tient debout

La journée est aussi l'occasion de revenir sur des animaux devenus des repères historiques, à condition de raconter les faits tels qu'ils se sont produits.

Laïka, novembre 1957

Chienne errante ramassée dans les rues de Moscou, embarquée à bord de Spoutnik 2 le 3 novembre 1957, premier être vivant en orbite. La version officielle soviétique parla longtemps de plusieurs jours de vol suivis d'une euthanasie programmée. En 2002, le scientifique Dimitri Malachenkov a révélé qu'elle était morte de surchauffe et de stress dans les heures suivant le décollage, la régulation thermique de la capsule ayant lâché. Un monument lui a été élevé à Moscou en 2008.

Balto et Togo, hiver 1925

Une épidémie de diphtérie menace Nome, en Alaska, coupée du monde par les glaces. Vingt attelages se relaient sur près de 1 085 kilomètres pour convoyer le sérum. Balto, meneur du dernier relais, entre dans Nome et récolte la gloire, plus une statue à Central Park dès 1925. Le chien qui a couvert la portion la plus longue et la plus périlleuse, environ 420 kilomètres dont une traversée de banquise, s'appelait Togo. L'injustice est restée.

Snuppy, avril 2005

Premier chien cloné, un lévrier afghan né à l'université nationale de Séoul. Il aura fallu plus de mille embryons transférés à 123 chiennes porteuses pour obtenir deux naissances, dont une seule survivante à long terme. Snuppy a vécu dix ans. Le rendement de l'époque explique à lui seul pourquoi le clonage de compagnie reste une pratique coûteuse et discutée.

Diesel, novembre 2015

Malinois de sept ans du RAID, engagée en reconnaissance lors de l'assaut de Saint-Denis le 18 novembre 2015, dans le sillage des attentats du 13 novembre. Elle a été tuée sous les tirs. Sa mort a déclenché en France un débat qui ne s'est jamais vraiment refermé sur le statut et la protection des chiens d'intervention.

Les crêpes, le gâteau d'anniversaire et la part de tarte relèvent de la même logique. Rien de toxique dans une pâte à crêpes ordinaire, mais du sucre, du beurre et du lait qu'un système digestif canin gère mal, avec au mieux une diarrhée et au pire une pancréatite chez un chien prédisposé. Le plaisir est pour nous, la digestion est pour lui.

Le calcul vaut aussi pour les vieux compagnons, dont les besoins changent nettement à partir de sept ou huit ans selon le gabarit : nos conseils sur l'accompagnement du chien âgé au quotidien détaillent ce qui doit être ajusté. Et si les animaux capables de survivre au froid extrême du Grand Nord vous intriguent, les chiens de traîneau de 1925 y ont toute leur place.

5 pubs créatives pour la journée mondiale du chien

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